"Boy Diola" de Yancouba Dieme, chez Flammarion | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 14.07.2019 à 10h00 Un premier roman par jour

"Boy Diola" de Yancouba Dieme, chez Flammarion

Yancouba Diemé publie "Boy Diola" chez Flammarion le 28 août - Photo PASCAL ITO

Pendant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire 2019. Avec Boy Diola, l’auteur raconte le parcours de son père.
 

C’est "au sud de la Corse, à environ six kilomètres de Bonifacio, que se trouve la plage de Paragan" et c(est aussi là que Yancouba Dieme a décidé d’emmener le lecteur dès sa première phrase. Le premier roman de Yancoumba Dieme, Boy Diola (Flammarion, 28 août), raconte la vie du père de l'auteur, Aperaw, lorsqu'il a quitté la misère de son petit village de Casamance pour chercher du travail à Dakar, en 1969. A partir de là, tout s'enchaîne rapidement : l'arrivée au port de Marseille, l'installation en banlieue parisienne, la vie d'ouvrier chez Citroën, le licenciement et la débrouille.
 
L’histoire d’Aperaw est racontée au présent, dans un style assez vivant et dynamique. Mais dans le secret. Sur sa propre histoire, le personnage central du livre se tait. "Lorsque j'ai appris que mon père était arrivé à Marseille en bateau depuis le Sénégal, ce qui était peu banal à l'époque, j'ai voulu qu'il me raconte cet épisode. Il est entré dans une colère noire : Laisse ça où c'était, cela ne regarde personne" explique l’auteur à Jean-Claude Perrier dans un avant-portrait publié dans Livres Hebdo daté du 31 mai
      
Yancouba Dieme est né en 1990 à Villepinte, en banlieue parisienne. Dernier d’une fratrie de neuf enfants, il se décide à écrire un roman sur le parcours de son père lors de son année en Erasmus à Norwick, où il étudie le "creative writing" durant un semestre, entre 2012 et 2013. Il est diplômé du master Creation littéraire de l’université Paris 8. Angliciste, cultivé, vivant pour la première fois dans un appartement de Saint-Ouen avec sa copine bourguignonne,iIl ne renie rien de ses racines, mais veut écrire "pour tout le monde".
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