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Ben Choquet: "Kennes devait se doter d’une direction commerciale et communication"

Ben Choquet

Ben Choquet: "Kennes devait se doter d’une direction commerciale et communication"

Pour poursuivre sa croissance, Kennes renforce ses équipes et accueille, entre autres, un nouveau directeur commercial et communication. Détenteur d’un Master en Sciences de gestion orientation marketing, Ben Choquet travaille dans la communication depuis plus de 15 ans. Il explique quels sont les enjeux de cette nouvelle direction et les ambitions de la maison belge spécialisée dans la BD et la jeunesse.

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Par Alexiane Guchereau,
Créé le 10.07.2020 à 13h15,
Mis à jour le 10.07.2020 à 14h00

Livres Hebdo : Comment êtes-vous arrivé chez Kennes?
 
Ben Choquet : J’ai fait mon entrée dans le monde du livre en 2015, comme auteur, avec un premier roman policier intitulé Vengeances et Mat. Malgré les propositions de maisons d’édition belges et animées par l’envie d’entreprendre, j’ai opté pour l’auto-édition en bénéficiant des conseils de Dimitri Kennes. Rencontrant un certain succès au niveau local et ayant publié, dans la foulée, une suite à ce premier roman, Kennes a flashé sur l’histoire et réédité une intégrale. À partir de ce moment-là, tout s’est enchaîné.
 
LH: Vous êtes déjà en poste ?
 
J’ai officiellement commencé le 25 mai. Néanmoins, soucieux d’en connaître davantage sur le monde de l’édition et Kennes en particulier, j’ai profité de mon préavis pour m’imprégner de ce milieu. À cet effet, j’ai accompagné la tribu Kennes au Festival international de la BD d’Angoulême ainsi qu’à la Foire du Livre de Bruxelles. J’ai ensuite profité du confinement pour revoir la stratégie web de Kennes avant de pouvoir endosser cette nouvelle fonction dans les meilleures conditions.
 
LH : Quels sont vos projets en tant que directeur commercial et de la communication ?
 
Toutes les maisons d’édition ont deux métiers : faire des livres et faire vendre ces livres. Dans cette optique, avec un catalogue sans cesse grandissant, il était indispensable de se doter d’une direction commerciale et communication travaillant avec le géant de la distribution Hachette, ainsi qu’avec nos diffuseurs belge (Dilibel) et français (Delsol). Avec le Covid-19, même si le secteur du livre a souffert et laissera probablement des traces, force est de constater que si l’or est une valeur refuge monétaire sur les marchés boursiers, le livre est la valeur refuge de l’esprit. Dès lors, il ne tient qu’à nous de continuer à entretenir et faire grandir cet attrait auprès des plus jeunes afin qu’il persiste. À nouveau, cela passera par la production d’un catalogue de qualité enrichissant et distrayant qu’il ne tient qu’à nous de faire connaître.
 
LH : Comment comptez-vous développer la notoriété de Kennes envers le grand public et les acteurs professionnels du livre ?
 
Kennes est une jeune maison, mais qui réussit à compter parmi les grandes (6,5 millions de CA en 2019) en moins de dix ans. Si nous avons réussi à atteindre un niveau de vente correct et captiver un chouette public avec des livres de qualité, nous souffrons encore d’un déficit de notoriété. Il est, dès lors, indispensable de développer notre communauté de lecteurs et d’agrandir notre relationnel avec les acteurs professionnels du livre.

LH: Avez-vous déjà des idées de partenariats pour Kennes ?

Différentes pistes sont déjà lancées que ce soit avec les acteurs professionnels du livre, qu’ils soient indépendants ou de grandes enseignes, ainsi qu’avec le monde médiatique ou scolaire. Nous travaillons d’ailleurs sur un partenariat avec enseignons.be autour de nos livres et plus particulièrement avec la collection "Big" puisque celle-ci s’avère être un outil pédagogique de premier ordre. D’autres partenariats sont également en cours avec différents réseaux de vente autour de deux titres BD (Rages et La Mort à lunettes) scénarisés par le regretté Philippe Tome.

D’un point de vue sociétal, il est nécessaire de coopérer avec le monde caritatif. Pour cette raison, un pourcentage des ventes de certains titres (Journal d’un enfant de lune, Héros du Coronavirus, En quarantaine) est reversé, par l’auteur et l’éditeur, à divers organismes belges et/ou français œuvrant pour notre confort et un mieux vivre ensemble. Enfin, Kennes est l’éditeur officiel de la Fédération royale belge de football et des Diables Rouges.
 
Avez-vous d'autres projets pour Kennes ?
 
Nous développons notre catalogue dans la non-fiction et, prochainement, dans le roman policier/thriller. Un travail de fond va être nécessaire afin d’acquérir de la notoriété dans ces genres même si, pour le polar, nous bénéficions déjà d’un auteur réputé outre-Atlantique en la personne de Martin Michaud.
 

Une équipe renforcée en septembre

Ben Choquet annonce qu'une assistante communication renforcera la direction commerciale et communication en septembre. D’autre part, une assistante de direction axée finance ainsi qu’un spécialiste en PAO viendront également renforcer l'équipe composée, actuellement, de 13 personnes dont 7 éditeur(trice)s.

En septembre également, Florence Mixhel, rédactrice licenciée en langues et littératures romanes avec un master en journalisme, rejoindra Kennes, après 12 ans chez Dupuis au sein du Journal de Spirou, où elle fut rédactrice en Chef.
 





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