Premiers romans

Apiculteur, infirmière, comédien et hypnotiseur dans la rentrée littéraire d'hiver 2021

Julien Guerville, profession apiculteur - Photo CALMANN-LÉVY

Apiculteur, infirmière, comédien et hypnotiseur dans la rentrée littéraire d'hiver 2021

Près du tiers des primo-romanciers de la rentrée littéraire d'hiver exercent des professions hors du secteur du livre.

Par Alexiane Guchereau,
Créé le 03.01.2021 à 10h00,
Mis à jour le 04.01.2021 à 17h34

Dans le catalogue des éditeurs pour la rentrée littéraire d'hiver figurent 63 premiers romans, un nombre une nouvelle fois en baisse. Mais pour le début de l'année, près d'un tiers de ces titres (20) sont écrits par des auteurs dont la profession n'est pas liée au secteur du livre, de kinésithérapeute à consultant en nouvelles technologies.

Avec 38 primo-romancières, le cru 2021 propose une proportion inédite de femmes (59%), dont une grande partie exerce des professions culturelles comme les comédiennes Sarah Biasini, fille de l'actrice Romy Schneider (La beauté du ciel, Stock) et Madeleine Assas (The Doorman, Actes Sud). Lauréate de plusieurs prix, Sedef Ecer écrit aussi pour la radio, la télévision et le cinéma. Dans son Trésor national (Lattès), elle nous livre la vie d'Hülya, chargée par sa mère, une grande figure du cinéma turc d'écrire un discours funèbre en son honneur qu'elle compte transformer en une pièce jouée au théâtre de la ville d'istanbul.

D'autres sont issues du secteur (para) médical comme l'infirmière Benedicte Soymier, qui signe Le mal-épris chez Calmann-Levy, l'ex-infirmière en entreprise reconvertie dans l'hypnose Fanny Crouy (Tricots, flingues et bras cassés, Editions du Loir), le psychologue Raphaël Alix (Le premier homme du monde, Les avrils) ou encore dans le secteur de la justice comme l'avocate Laure Heinich, qui signe Corps défendus chez Flammarion. Elle se concentre sur Eve, une jeune femme sauvagement violée et assassinée alors qu'elle rentrait d'une soirée en boîte de nuit, dont elle raconte l'histoire par la voix de l'avocate de la famille.

La rentrée compte aussi l'apiculteur méridional Julien Guerville (Amanita, Calmann-Levy), le créateur de mode Emmanuel Chaussade (Elle, la mère, Minuit) ou Anthony Van den Bossche, commissaire indépendant en désign contemporain.

Enfin, les éditeurs ont également été cherchés leurs nouveaux talents chez des personnalités médiatiques comme l'acteur et réalisateur belge Jonathan Zaccai, auteur de Ma femme écrit chez Grasset, le chroniqueur et humoriste Florian Gazan (Ibysse, Cherche-Midi), la directrice de Télérama Fabienne Pascaud, qui signe Rideau noir chez Stock ou encore l'artiste qui travaille l'acier à la forge, Jéremy Bracone, pour Danse avec la foudre chez L'Iconoclaste. Ou encore Shane Haddad, auteure de Toni tout court (P.OL) et de chroniques dans le magazine Caviar sur le football et la culture, nous plonge dans la vie de Toni, qui attend impatiemment le match de l'équipe qu'elle soutient. Dans l'univers du football, essentiellement masculin, la jeune femme trouve sa place.

Ces 63 premiers romans, parmi lesquels on compte aussi ceux de professeurs, libraires, bibliothécaires, étudiants et journalistes, s'inscrivent dans une rentrée littéraire d'hiver plutôt dense, qui compte 493 titres et 1559 essais, documents, enquêtes et témoignages.

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