Une pétition pour sauver la maison de Jean Cocteau | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 12.02.2018 à 14h06 (mis à jour le 12.02.2018 à 15h00) Patrimoine

Une pétition pour sauver la maison de Jean Cocteau

La maison-musée Cocteau à Milly-la-Forêt. - Photo DR / RÉGION ILE DE FRANCE

La Fondation Pierre Bergé a licencié la quasi-totalité des salariés de la maison-musée Jean Cocteau à Milly-la-Forêt. Les expositions ont été annulées. Le bâtiment n'est plus ouvert au public individuel. 

La disparition de Pierre Bergé en septembre 2017 provoque un dommage collatéral pour la maison-musée Jean Cocteau, à Milly-la-Forêt. Selon Le Parisien, la Fondation Pierre Bergé, qui est la propriétaire des lieux, a licencié une grande partie du personnel et voit son avenir très incertain. Le bâtiment a été fermé au public début décembre. Une pétition, adressée à la présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse et au président du Conseil départemental de l'Essonne François Durovray, a été lancée ce week-end par l'Association Milly Avenir. 

"Le décès du mécène Pierre Bergé, le 8 septembre de l'année dernière semble tout remettre en cause. Les héritiers et l'association en charge de la maison ont décidé de ne pas poursuivre ce mécénat et de licencier le personnel. La maison Cocteau est fermée" indique la pétition, qui rappelle que Pierre Bergé l'avait rachetée en 2002 et qu'elle avait été inaugurée sous sa forme de musée en 2010. Pierre Bergé, avec l'aide du département et de la région, avait investi 5 millions d'euros pour la réhabiliter.

Tous les salariés ont reçu une lettre de licenciement au début de l'année. Les deux expositions prévues sont annulées. Pour l'instant, seule la directrice a conservé son poste, jusqu'en juin. 

Les collectivités locales assurent vouloir trouver une solution face à la brutalité des décisions de la Fondation. 

La Fondation apporte également son soutien aux prix Jean Giono et au prix Marguerite Duras ainsi qu'à la Maison Zola - Musée Dreyfus, et à de nombreux festivals et musées.
close

S’abonner à #La Lettre