Une campagne originale sur la rémunération des auteurs | Livres Hebdo

Par Claude Combet, le 24.11.2016 à 16h51 (mis à jour le 24.11.2016 à 17h26) Jeunesse

Une campagne originale sur la rémunération des auteurs

Photo © LAURA STEVENS

Toujours soucieuse d’attirer l’attention sur la précarité économique des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, à la veille du 32e Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, lance une campagne de photos décalées sur le montant de leurs droits d’auteur.
 

1 kilo de bananes à 2 euros = 4 livres vendus ; 1 chemise fleurie à 35 euros = 62 livres vendus ; 1 ordinateur qui fonctionne à 950 euros = 1 676 livres vendus… Telles sont les légendes des photos de la campagne initiée par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sur le thème "Comment un auteur gagne-t-il sa vie ?".

Réalisée en partenariat avec l’ADAGP (Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques), la campagne se déploie sur seize photographies de Laura Stevens mettant en scène des auteurs et illustrateurs jeunesse pour présenter – avec humour – au grand public et aux prescripteurs "le système de rémunération des auteurs et dénoncer la réalité économique qui en découle", écrivent dans leur communiqué Carole Trébor, présidente de la Charte, et Aurélie Abolivier, vice-présidente.

On retrouve les photos dans la brochure intitulée Dans la peau d’un auteur jeunesse, tirée à 3 000 exemplaires, et dans une exposition itinérante qui sera montrée au 32e Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (30 novembre-5 décembre) sur le stand de la Charte.

En attendant la manifestation, l’association poste une photo chaque jour sur Facebook et sur Twitter et invite les auteurs et illustrateurs à se mettre en scène et à poster leurs photos.

C'est la seconde campagne sur la rémunération des auteurs pour la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, qui avait lancé des marque-pages en 2015. Elle entend ainsi souligner le fait que les droits d’auteurs pour la jeunesse sont inférieurs à ceux des auteurs pour les adultes (entre 4 et 6% en moyenne, au lieu de 8 à 12% en moyenne).  
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