Un long métrage sensible inspiré du manga A Silent Voice | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 21.08.2018 à 16h15 (mis à jour le 21.08.2018 à 17h00) Cinéma

Un long métrage sensible inspiré du manga A Silent Voice

Silent Voice

Daruma d'or aux Japan Expo Awards, l'adaptation du manga A silent voice a mis deux ans avant d'arriver sur les écrans français. Grand prix du jury à Cannes, BlacKkKlansman de Spike Lee sort également le 22 août.

Daruma d'or aux de la meilleure série aux Japan Expo Awards, A silent voice, shonen publié chez Ki-oon, est transposé sur grand écran avec le long métrage de la cinéaste Naoko Yamada.

Le manga en sept tomes de Yoshitoki Oima, traduit par Géraldine Oudin, est paru en France entre 2015 et 2016. Une intégrale a été mise à disposition fin novembre 2017. Au Japon, la série a été éditée entre 2013 et 2014 dans le magazine Weekly shonen publié par Kodansha.

Sorti il y a deux ans au Japon et il y a un an aux Etats-Unis, le film arrive enfin sur les écrans français le 22 août 2018, deux mois après sa projection au Festival d'Annecy.
 


L'histoire est celle d'un jeune élève qui se croit tout permis, Shoya Ishida, qui se moque de sa nouvelle camarade de classe, Shoko Nishimiya, jeune enfant douce et sourde. Après des semaines de harcèlement, de sales coups et d'intimidation, Shoko se résigne à changer d'établissement. Mais Shoya se voit par la même occasion exclu de son groupe d'amis et s'enfonce progressivement dans la solitude et la déprime. Lorsqu'il revoit Shoko, des années plus tard, il espère se faire pardonner… Entre repentir et rédemption, leur amitié va lentement faire oublier le passé.

Ce récit très sensible et mélodramatique, fidèle à l'esprit du manga et à son dessin, a la particularité de faire du handicap le prétexte à une relation complexe entre deux jeunes gens incapables de communiquer, et, chacun, seul dans son monde.
 

BlacKkKlansman

Grand prix du jury à Cannes en mai dernier, BlacKkKlansman, le dernier Spike Lee, se situe au début des années 1970, dans le Colorado profond. Un Afro-Américain est recruté pour la première fois au sein du commissariat et, rapidement, se voit confier la mission de surveiller les militants activistes noirs, avant d'enquêter sur la montée des racialistes de l'extrême droite locale. Le cinéaste en profite pour montrer les racines du mal, qui commencent à la guerre de Sécession, et les répercussions actuelles, notamment les émeutes de Charlottesville, l'an dernier. Le film, aussi épique que divertissant, polémique que saisissant, est inspiré d'une histoire vraie relatée dans Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan, l'autobiographie de Ron Stallworth que Autrement publie cette semaine.




 
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