TF1 investit dans la start-up éditrice de Delitoon | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 25.01.2019 à 17h19 (mis à jour le 25.01.2019 à 18h00) Bande dessinée

TF1 investit dans la start-up éditrice de Delitoon

Illustration d'"Ombres et lumières", l'un des webtoons les plus populaires sur Delitoon - Photo DELITOON

Le groupe TF1 a acquis une part minoritaire dans la start-up Wosmu, qui édite la plateforme de publication de webtoon Delitoon.

Le groupe TF1 a annoncé, jeudi 24 janvier, son entrée minoritaire pour un montant non dévoilé au capital de la start-up Wosmu, qui édite la plateforme de publication de webtoons Delitoon. Cette participation rejoint le portefeuille d’actions du Media Lab TF1 via son fonds "One Innovation".
 
Lancée en 2015 par Didier Borg, ancien éditeur chez Casterman, et détenue à 30% par la société coréenne spécialisée en informatique Daou Technology, Wosmu propose sur Delitoon des traductions professionnelles de plusieurs webtoons coréens et chinois. Le service a également accueilli les premières planches de la bande dessinée Last Man (Casterman) de Bastien Vivès.
 
Wosmu revendique une communauté de 400000 inscrits, 600000 visiteurs mensuels et plus de 35000 utilisateurs payants. Avec cette opération le groupe TF1 mise sur le "savoir-faire de la plateforme Delitoon en matière de sourcing de contenus mangas qui pourrait ouvrir de potentielles synergies entre la startup, les activités digitales, de production et diversification du groupe".
 
Cette annonce intervient le jour même où Dupuis lançait sa plateforme concurrente à Delitoon, la Webtoon Factory, à l’occasion de l’inauguration du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Une vingtaine de titres sont d’ores et déjà disponibles. L’utilisateur dispose de trois épisodes gratuits, puis peut acheter des packs de crédits pour débloquer la suite des histoires.
 
Originaire de Corée du Sud, le webtoon se présente comme une bande dessinée verticale à faire "scroller" sur son écran de smartphone. "Le webtoon est un format qui offre une grande liberté de création pour les auteurs. C'est toute une grammaire de l'image et de la mise en scène qui est à inventer", s’est enthousiasmé le directeur général de Dupuis Julien Papelier dans les colonnes du Figaro.
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