Spécial Francfort

Spécial Francfort : Notre légion étrangère

Francfort 2017, dans les allées du LitAg. - Photo OLIVIER DION

Spécial Francfort : Notre légion étrangère

En charge des cessions de droits, nombre des ambassadeurs des maisons d'édition parisiennes qui arpenteront du 16 au 19 octobre la Foire internationale du livre de Francfort sont de nationalité étrangère. Rencontre avec ces caméléons dont la capacité d'assimilation des particularités de chaque marché constitue un atout pour les éditeurs français à l'international.

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Par Anne-Laure Walter, Claude Combet, Isabel Contreras, Marine Durand, Hervé Hugueny,
Créé le 11.10.2019 à 00h00,
Mis à jour le 11.10.2019 à 12h07

Ils sont allemands, italiens, grecs, néerlandais, canadiens, chinois, américains ou australiens et travaillent dans l'édition française. Ces étrangers - surtout des étrangères car, à l'exception d'Edmond Lee, aux Humanoïdes associés, nous n'avons repéré que des femmes - dirigent les services de droits de maisons historiques de littérature générale (Gallimard, Grasset, Lattès, Perrin, P.O.L, Le Seuil, Laffont), de bande dessinée (Les Humanos), de pratique (Marabout) ou de jeunesse (Auzou). Les départements des cessions comptent en général plusieurs collaborateurs étrangers ou bénéficiant de la double nationalité, qui arpentent toute l'année les foires internationales, dont celle de Francfort du 16 au 19 octobre. A eux de vendre dans le monde l'œuvre de nos prix Nobel, nos stars du 9e art comme Mœbius ou le Loup, héros des petits. A elles, de donner l'impulsion dans la promotion de l'auteur à l'étranger, de faire connaître la pensée française en dehors de l'Hexagone. « Beaucoup de directeurs de droits, c'est-à-dire des décisionnaires qui jouent aussi le rôle d'agent international d'un auteur, sont étrangers et n'ont pas été élevés en France, souligne Anne-Solange Noble, la directrice des droits de Gallimard, elle-même canadienne. Ils n'ont pas grandi avec les codes et la culture française, et pourtant ils défendent la littérature française à l'international. Les auteurs français mettent leur destin entre les mains d'étrangères. »

Arrivés dans l'Hexagone par les hasards d'une carrière, par amour pour le pays ou pour un de ses habitants, ces professionnels venus d'ailleurs portent un regard extérieur sur la production française, « une réelle valeur ajoutée, dans ce métier très spécifique qui consiste à placer "the right book with the right publisher" » selon Anne-Solange Noble qui trouve qu'elle a « plus de facilité pour se mettre dans la peau de l'éditeur étranger et comprendre ce qui peut lui plaire ». Le fait d'avoir déjà assimilé une culture autre que la sienne, aide à s'ouvrir aux autres marchés.

Le phénomène reste très français, à l'exception de l'édition britannique, qui attire nombre de nos compatriotes à l'autre bout de l'Eurostar (1). « C'est curieux de voir autant d'étrangers défendre les catalogues français alors qu'à l'inverse, je ne connais qu'un Français installé aux Pays-Bas », note Christiaan Van Raaijn, Néerlandais qui travaille chez Grasset. Si certains des cessionnaires de droits n'ont pas souhaité répondre à nos questions car ils ne se sentent plus des « étrangers » dans un pays où ils ont construit leur vie privée et professionnelle, la plupart revendiquent fièrement leur double culture. « Je me sens 100 % Australienne, affirme, chez Fayard, Lily Slater, qui ne souhaite pas prendre la nationalité française. Mon pays représente pour moi le pays de la nostalgie, de l'enfance et de l'adolescence. » A.-L. W  

(1) Voir LH 1208, 8.3.2019, p.34-36.

3 rendez-vous

Séminaire des droits

Mardi 15 octobre, de 14 h à 17 h, Hall 4.2, Room Dimension. Focus sur les marchés chinois et tchèque et sur les nouvelles technologies.

CEO Panel

Mercredi 16 octobre, 14 h, au Frankfurt Pavilion. La vice-présidente de Netflix chargée de la création internationale, Kelly Luegenbiehl, répondra à la presse professionnelle, dont Livres Hebdo. 

Global 50

Jeudi 17 octobre à 15 h, au Business Club Restaurant. Présentation et enseignement du Classement mondial de l'édition, produit par Livres Hebdo.

Anne-Solange Noble, Gallimard: Pas si loin de Montréal

Anne-Solange Noble, Gallimard - Photo OLIVIER DION

Dans le bureau d'Anne-Solange Noble trône un poster de Montréal. Une façon pour cette Canadienne installée en France depuis 1977 de ne pas oublier sa ville d'origine, qu'elle rejoint chaque année sans faute pour les fêtes de Noël. Faut-il encore présenter la directrice des droits de Gallimard ? Élevée entre deux cultures, anglo-saxonne par son père, avocat protestant, et française par sa mère, Versaillaise qui enseignait la langue de J.M.G. Le Clézio dans une école anglophone, Anne-Solange Noble - prononcez « Nobeul » - porte haut les couleurs du livre français depuis 34 ans. Chez Flammarion d'abord, où elle est entrée en 1985, après avoir répondu à une petite annonce. Dans la maison de la NRF ensuite, qui lui a fait du pied pendant un an avant qu'elle accepte, en 1992.

Paradoxe : « Mes parents étaient des lecteurs voraces mais, chez moi, les livres étaient en anglais », raconte cette diplômée de Sciences Po Paris, qui a aussi étudié deux ans la littérature latino-américaine au Mexique. Dans le service de cinq personnes qu'elle dirige jusqu'au 1er janvier 2020, avant de -céder la main à Judith Rosenzweig-Becqueriaux tout en conservant le domaine anglais, les étrangers se succèdent. « J'ai embauché l'Allemande Barbara Angerer en janvier 2012, et l'Italien Stefano Sampietro, qui nous a rejoint en mai, a remplacé un Colombien, qui avait lui-même succédé à une Franco-Brésilienne. »

Un passeport étranger ne fait pas pour autant un bon cessionnaire de droits, de l'avis de celle qui s'est toujours considérée comme l'agente de ses auteurs. « Mais mes origines nord--américaines colorent mon regard sur les ouvrages. Elles m'aident à savoir ce qui peut marcher hors de nos frontières. » M. D.

Heidi Warneke, Grasset: Pour l'amour de la langue

Heidi Warneke - Photo DR

C'est l'amour de la langue de Molière, transmis par sa mère, professeure de français, qui a poussé Heidi Warneke, directrice des cessions de droits de Grasset, à l'étudier puis, durant ses études de lettres en France et en Allemagne, à s'installer à Paris. L'Allemande née en 1968 à Münster se dirige d'abord vers l'édition de littérature étrangère, à l'Arche puis chez Robert Laffont et Ifrane. Mais, raconte-t-elle, « je me suis rendu compte de mes limites dans les révisions des traductions ». En 1998, elle rencontre Olivier Nora, alors P-DG de Calmann-Lévy, qui lui propose le poste de responsable des droits. « Je trouve alors enfin ma place, se souvient-elle. J'aime être passeuse d'histoires. Je veille, par ma double culture, à révéler l'universalité des textes. ».

A ses côtés chez Grasset, le chargé des droits de traduction, Christiaan Van Raaijen, 44 ans, est, lui, Néerlandais. C'est l'amour pour sa femme, l'éditrice Raphaëlle Liebaert, qui l'a poussé à poser ses valises en France. « Mais j'étais déjà francophone », précise  ce grand blond qui a grandi près de Bruxelles. Après des études de commerce, il s'est très vite orienté vers l'édition, devenant agent chez The Marsh Agency à Londres. Six ans plus tard, il arrive à Paris et intègre l'agence Michelle Lapautre avant de faire une étonnante et brève incursion dans le monde des assurances. Depuis 2008 chez Grasset, ce trilingue met en avant un regard toujours ouvert. I. C.

Edmond Lee, Humanoïdes associés: En six langues

Edmond Lee - Photo DR

Etudiant en histoire de l'art à Hong Kong, Edmond Lee, l'actuel directeur des droits des Humanoïdes associés, décroche une bourse du gouvernement français et débarque à Paris en 1996 pour faire l'ESCP Europe. C'est là qu'il découvre la culture française, apprend la langue et décide de ne plus repartir. Le hasard des stages l'amène au cédérom éducatif. Il découvre l'édition et le métier de cessionnaire de droits chez Gallimard jeunesse et Bayard, lors de leur rapprochement autour du cédérom ludo-éducatif entre 2001 et 2004. Lorsque ce partenariat s'arrête, il postule chez Glénat, qui souhaite se développer sur le marché chinois. S'il cible l'Asie « avec l'avantage de [sa] nationalité », lui qui parle six langues va aussi couvrir tous « les marchés émergents » en Amérique latine, en Europe de l'Est et du Nord. Quand un poste se libère aux Humanos, il y a 13 ans, il saute sur l'occasion d'élargir son terrain de jeu en prenant en charge tous les droits de l'éditeur spécialisé en BD. Sa fierté : réussir à exporter Mœbius et Jodorowsky dans le monde mais aussi, depuis 5 ans, à pénétrer le marché de son pays d'origine. Il s'y rend quatre fois par an. A.-L. W

Giulia Scandone, Auzou: Pas un mot de français

Giulia Scandone - Photo DR

Giulia Scandone a été plongée brutalement dans le bain français. Originaire des Pouilles, l'actuelle directrice des droits chez Auzou avait étudié les relations internationales et le chinois à l'université de Naples, était passée par la SOAS de Londres. En 2008, elle a rejoint Pékin pour un stage à l'ambassade d'Italie, mais « je devais y rester 4 mois, je suis restée 5 ans », raconte-t-elle. D'abord responsable de projet pour Lagardère sur le luxe dans les aéroports puis sur un projet de librairie avec Relay et un partenaire chinois, elle rencontre en 2011 Gautier Auzou, qui lui propose de défendre le catalogue de sa maison dans toute l'Asie au sein de l'agence Dakai. Quand cette Italienne de 34 ans débarque de Chine en 2014 pour intégrer l'équipe de droits parisienne, elle ne connaît pas un mot de français. Elle prend des cours sur Skype. « Je voulais faire une carrière internationale sans pour autant me destiner à l'édition. Les droits permettent de toucher au juridique, à l'économie, au culturel. Avec le recul, je constate que mes études m'y ont préparée ». Pour elle, ses clients se sentent plus à l'aise parce qu'elle est étrangère. « Cela me donne des réflexes. Je peux dire : "ce titre est trop français, il ne passera pas à l'international" ». C. C.

Benita Edzard, Laffont: Le goût de l'ailleurs

Benita Edzard - Photo DR

Née à Brême en Allemagne, Benita Edzard, qui travaillait pendant ses années de lycée dans une librairie, rêvait d'entrer chez Hanser Verlag, à Munich. Après avoir écrit une lettre à l'éditeur, elle le rejoint comme apprentie à 19 ans, tout de suite après le bac, grâce au soutien d'Ursula Caspar, la secrétaire du P-DG, qui s'occupait aussi des droits. Mais elle a le goût de l'ailleurs : « La région de Brême est petite, souligne-t-elle. J'ai grandi dans l'esprit que pour apprendre un métier, il fallait connaître le monde, aller à l'étranger ». A Milan, elle ne trouve pas de travail. Ursula l'envoie à Londres s'occuper de droits au sein de l'agence Paul Marsh. Quinze ans et trois agences plus tard (Paul Marsh, Rogers, Coleridge and White et la succursale londonienne d'Andrew Wylie), Benita Edzard a « une belle carrière » d'agente derrière elle quand Leonello Brandolini lui demande de s'occuper des droits de Laffont, « ce qui était révolutionnaire pour l'époque ». Dix-huit ans plus tard, elle est toujours en poste. « J'avais postulé et j'avais été prise pour être attachée du livre à Berlin, mais je n'y suis pas allée », raconte-t-elle. Elle a la double nationalité et aime la France, « ce pays fait par des étrangers »C. C.

Maria Vlachou, Seuil: D'abord Mauriac

Maria Vlachou. - Photo DR

« Lorsque j'étais éditrice à Athènes, j'ai acheté des titres à des responsables de droits qui sont aujourd'hui des consœurs », se souvient avec amusement Maria Vlachou, aujourd'hui directrice des droits étrangers au Seuil. La lecture d'une traduction peu satisfaisante de Thérèse Desqueyroux (François Mauriac) lorsqu'elle était adolescente est à l'origine d'un parcours qu'elle résume ainsi : « deux masters, un doctorat, un mariage, deux enfants, trois postes dans l'édition et un épanouissement complet ». Les cours qu'elle a pris pour lire tout ce qui l'attirait chez Kaufmann, librairie française d'Athènes aujourd'hui disparue, lui ont permis de décrocher un poste d'éditrice puis de directrice de collection chez Empiria Ekdotiki pour financer ses études d'histoire et d'archéologie, poursuivies d'une thèse à l'Ecole pratique des hautes études à Paris. Issue d'un milieu modeste, sans relation aucune dans l'édition lorsqu'elle est arrivée en France, Maria Vlachou a redémarré sa carrière par un stage puis des remplacements transformés en postes fixes, et juge le milieu du livre bien plus ouvert que celui de l'université. H. H.

Vibeke Madsen, P.O.L: Parisienne de cœur

Vibeke Madsen - Photo DR

Fille d'un Norvégien et d'une Suédoise professeure de français, Vibeke Madsen a fait ses études à Lund (Suède) tout en rêvant de Paris, « la ville de la culture ». La capitale française lui a ouvert les bras en 1993 pour une dernière année de lettres à La Sorbonne. Puis, cette lectrice de Marguerite Duras s'est entourée d'ouvrages, comme libraire dans différentes librairies parisiennes. Sa rencontre, en 1998, avec Paul Otchakovsky-Laurens - « une découverte des deux côtés » - lui ouvre les portes de l'édition à travers celles de la maison littéraire de la rue Saint-André-des-Arts. Assistante éditoriale à ses débuts, elle est, depuis 2003 et le départ de Frédéric Maria, la responsable des droits de cette filiale de Madrigall, abordant avec toujours autant d'envie sa mission « à cheval entre l'éditorial et le commercial ». Certaines cessions demandent du temps, et de l'obstination. Santiago Amigorena, peu vendu à l'étranger jusqu'au Ghetto intérieur (2019), fait l'objet d'enchères partout dans le monde. Une belle revanche pour l'auteur, et une grande satisfaction pour celle qui le défend sur la scène internationale. M. D.

Lily Salter, Fayard: Rêve accompli

Lily Salter rêvait de retourner à Paris. Cette trentenaire australienne avait idéalisé ses souvenirs d'enfance, à l'époque où son père avait été embauché dans un cabinet d'avocats parisien. Originaire de Perth, elle a continué son apprentissage du français à l'Alliance française lorsqu'elle est rentrée en Australie, durant son adolescence. Après une licence de droit et un master en français et en italien, elle vit ses premières expériences professionnelles dans des agences littéraires, chez Toby Eady & Associates à Londres puis chez Michelle Lapautre à Paris. Elle travaille aussi entre 2010 et 2014 auprès de la scout Cristina Di Stefano, en épluchant la production littéraire... italienne ! Trilingue donc, Lily Salter intègre en 2016 Fayard en tant que chargée des droits, sous la houlette de Carole Saudejaud. « J'ai trouvé un travail où j'allie mes compétences juridiques et linguistiques. En plus, j'adore voyager et je suis très sociable, revendique-t-elle. Ce travail est donc parfait pour quelqu'un qui est passionné de littérature, comme moi. » . I. C.

Rebecca Byers, Perrin: La France à tout prix

Rebecca Byers, Perrin - Photo OLIVIER DION

Rebecca Byers, directrice des droits de Perrin, n'est pas arrivée en France par hasard. Après des études de Français et un Master en relations internationales, la jeune Américaine travaille à New York pour le département export d'Harcourt Brace, mais souhaite quitter les États-Unis et se précipite à Paris quand l'éditeur y ouvre un bureau en 1984. « J'avais 30 ans, passé 9 mois à Paris pour mes études, vécu un an au Caire et appris l'arabe, je voulais cette vie d'expatriée ». Déléguée pédagogique chez Interéditions pendant cinq ans, Rebecca Byers se retrouve à l'export chez Hachette en 1990, puis à la cession de droits d'Hachette Education en 1997. Après différentes missions, elle arrive chez Plon-Perrin en 2005. « Je n'ai pas regretté une seconde ma décision d'un point de vue professionnel comme personnel. Je suis attachée à la France, à la façon de vivre. Je n'aime pas la vie minutée des Américains, ni leur recherche permanente de performance. » La France l'a adoptée : elle a la double nationalité et a été présidente de la commission internationale du SNE de 2011 à 2016. Pour elle, « être étranger permet d'avoir du recul sur la production : nous avons le même regard que nos clients ». C. C.

Pixie Shields, Marabout: En direct de Sydney

Pixie Shields - Photo DR

Pixie Shields navigue entre les fuseaux horaires. Depuis sa ville natale, Sydney, elle pilote les droits internationaux de Marabout. « Le décalage horaire n'est pas un problème. Tous les responsables de droits vous le diront : c'est toujours l'heure d'un marché. Pour moi, le matin c'est l'Amérique du Nord, l'Asie en milieu d'après-midi et l'Europe le soir », lance l'Australienne qui a débuté dans le livre à Sydney en 1997, chez Murdoch Books, comme responsable des droits. Deux ans plus tard, cet éditeur leader sur la cuisine innovante l'envoie à Londres gérer les licences internationales. Elle cède des droits à Marabout, avec les équipes desquelles elle se lie et, en 2004, accepte la proposition de sa directrice, Elisabeth Darets, de travailler pour la maison d'abord depuis Londres, puis depuis Sydney. Ne pas être Française, ni même en France est, pour elle, « un avantage. Je suis entièrement tournée vers l'extérieur, sans être parasitée par les succès ou les tendances hexagonales. Je prend plus facilement de la distance pour trouver le meilleur endroit où placer un livre. » A.-L. W.

Eva Bredin, J-C Lattès: Un choix réfléchi

Eva Bredin-Wachter - Jean-Claude Lattès - Photo OLIVIER DION

Elle a pris son temps, Eva Bredin. Cette Suédoise de 49 ans est passée par plusieurs secteurs de l'édition avant de devenir, en 2001, la directrice des services des droits étrangers de J-C Lattès. Elle a d'abord commencé en librairie, à Stockholm, pendant ses études en lettres modernes. Toujours en Suède, elle est ensuite attachée de presse, puis éditrice junior pour Prisma (Norstedts). Mais tout au long de son parcours, elle multiplie les allers-retours en France. Jeune fille au pair à Paris puis Erasmus à Bordeaux, cette blonde hyper dynamique a aussi été lectrice de français pour les éditeurs suédois.

C'est par l'intermédiaire de l'ancienne directrice des cessions de droits de Grasset, Marie-Hélène d'Ovidio, qu'Isabelle Laffont, alors directrice générale de J-C Lattès, s'intéresse à elle. Aujourd'hui, professeure de yoga à mi-temps, Eva Bredin apprécie surtout la notion de partage dans son métier. « Pour moi, c'est le texte qui est important, pas la langue dans laquelle on le défend, explique-t-elle. Il n'y a rien de plus excitant que de convaincre de la singularité d'une œuvre. » I. C.






11.10 2019

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