Poche

Muriel Beyer (Humensis) : « Offrir une seconde vie aux livres que nous publions »

Muriel Beyer - Photo OLIVIER DION

Muriel Beyer (Humensis) : « Offrir une seconde vie aux livres que nous publions »

La directrice générale adjointe d’Humensis, Muriel Beyer, revient sur le lancement de la nouvelle marque éditoriale de livres de poche du Groupe, Alpha.

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Par Charles Knappek,
Créé le 24.11.2021 à 11h55,
Mis à jour le 24.11.2021 à 12h00

Vous lancez en janvier une nouvelle maison d’édition dédiée au livre de poche, Alpha. Pourquoi ?
Nous avions envie de donner une seconde vie aux livres qui paraissent au sein du groupe Humensis. C’est surtout vrai pour la non-fiction, qui rencontre traditionnellement plus de difficultés à exister en poche. Si les romans que nous publions aux éditions de l’Observatoire paraissent pour la plupart en poche chez d’autres éditeurs, les reprises de nos essais se limitent aux auteurs à la notoriété déjà forte. On vend sans problème les droits d’un livre de Luc Ferry ou d’Alain Duhamel, c’est plus difficile pour de jeunes auteurs. Alpha publiera donc exclusivement des essais et documents avec l’ambition d’accompagner nos auteurs vers des publics les plus larges possibles.

Allez-vous continuer à vendre les droits poche de certains de vos auteurs de non-fiction ?
Oui, quand ces auteurs ont l’habitude de travailler avec un éditeur de poche en particulier. Par exemple, tous les livres de Luc Ferry paraissent chez J’ai Lu et nous devrions conserver ce mode de fonctionnement. Nous travaillons un peu comme un agent pour nos auteurs, il est normal de répondre aux demandes quand elles leur sont favorables. J’ajoute que si Alpha publiera essentiellement des auteurs du groupe Humensis, nous n’excluons pas d’acheter également des droits à d’autres éditeurs. Sur la quarantaine de titres que nous prévoyons en 2022, il devrait y avoir deux ou trois achats. Je ne peux pas dire de quels titres il s’agira car les contrats ne sont pas encore signés, mais c’est l’idée.

Alpha était initialement le nom de la collection poche des éditions Belin. Cet héritage est-il visible ?
Alpha était en sommeil depuis plusieurs années chez Belin. Nous en avons repris le nom, qui nous semblait bon, pour créer notre nouvelle marque éditoriale avec un concept et une maquette entièrement repensés. Quelques titres du fonds poche Belin pourront être repris dans une version relookée, mais la plupart continueront leur vie chez Belin jusqu’à épuisement des stocks.

Vous êtes également directrice des éditions de l’Observatoire. Quels sont vos projets ?
Nous publions désormais 90 à 95 titres par an, qui est notre nouveau rythme de croisière. Je ne laisse pas passer les bons projets. Les rendez-vous marquants du début de l’année seront le nouveau livre de Raphaël Enthoven, Krasnaïa, qui revisite La ferme des animaux, ou le nouvel essai de Yascha Mounk, La grande expérience : éloge de la démocratie multiethnique. En mars, nous publierons aussi la BD Partie de campagne, cosignée par Rachel Khan et Xavier Gorce, garantie sans pingouins. En littérature, qui représente un tiers de nos parutions, nous publierons en janvier le premier roman et best-seller de l’espagnole Andrea Abreu, La sœur que j’ai toujours voulue.

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