L’historien Jacques Le Goff est mort | Livres Hebdo

Par Souen Léger, le 01.04.2014 à 14h56 (mis à jour le 02.04.2014 à 16h31) Disparition

L’historien Jacques Le Goff est mort

Jacques Le Goff - Photo © J. SASSIER

Le grand médiéviste français, décédé mardi 1er avril à l’âge de 90 ans, était un auteur prolifique, qui a signé une cinquantaine d’ouvrages.

L’historien spécialiste du Moyen Age Jacques Le Goff est mort mardi 1er avril à Paris, rapporte le journal Le Monde. Il avait 90 ans.
 
Né à Toulon en 1924, il a vu sa jeunesse marquée par la Seconde Guerre mondiale, époque durant laquelle il rejoint le maquis afin de fuir le Service du travail obligatoire. Plus tard, il abandonne ses études de lettres pour se tourner vers l’histoire et obtient son agrégation en 1950. Chantre de la “nouvelle histoire”, il s’intéresse notamment à l’histoire des mentalités et explore l’univers mental du Moyen Age.
 
Cette approche originale et globale s’exprime dans son grand livre, La civilisation de l’Occident médiéval, paru pour la première fois en 1997 chez Flammarion. Il rompt avec les habitudes des médiévistes, montrant comment le système féodal met en place les structures, les mentalités, les contradictions, les dynamismes et les inerties que la chrétienté latine a légués à la civilisation occidentale contemporaine.
 
Dans ses premiers livres tels que Marchands et banquiers au Moyen Age et Les intellectuels au Moyen Age, parus au Seuil en 1957, Jacques Le Goff combat aussi l’image d’un monde médiéval strictement ancré dans les campagnes.
 
Devenu directeur de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’historien prolifique n’a cessé d’écrire, signant au total une cinquantaine d'ouvrages. En 2011, il publiait encore A la recherche du temps sacré: Jacques de Voragine et la Légende dorée (Perrin). Le 17 avril, Folio réédite son Saint François d’Assise, un titre qui compile l’ensemble de ses textes sur le saint et dans lequel il confie sa fascination pour ce personnage historique.

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