Les revenus de l’édition britannique ont baissé de 2% en 2018 | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 26.06.2019 à 15h48 (mis à jour le 26.06.2019 à 16h01) Royaume-Uni

Les revenus de l’édition britannique ont baissé de 2% en 2018

Une librairie Waterstone's à Londres - Photo DR

Les ventes à l’export et aux consommateurs sont stables, tandis que les revenus du secteur de l’éducation accusent une baisse de 6% par rapport à 2017.

Les revenus de l’industrie de l’édition britannique se sont établis à 6,75 milliards d’euros en 2018, soit une baisse de 2% par rapport à l’année précédente, selon le rapport annuel de la Publishers Association paru le mercredi 26 juin et analysé par le Bookseller.

Tous secteurs confondus, les revenus tirés de la vente au format numérique ont augmenté de 3% (2,9 milliards d’euros) tandis que ceux issus de la vente au format physique ont baissé de 5% (3,8 milliards d'euros). Mais plutôt que d’exprimer un phénomène transversal, cette tendance reflète surtout le recours croissant au format numérique au sein de l’imposant secteur universitaire.

Le secteur grand public en mutation

Les recettes tirées de la vente de livres grand public sont stables, avec une baisse minime de 0,1% par rapport à 2017 pour venir s’établir à 2,12 milliards d’euros. Le secteur crucial de l’export qui compte pour plus de la moitié des revenus globaux de l’édition britannique se porte également bien avec 3,9 milliards d’euros de recettes, renforcé par une croissance de 6% en Asie de l’est et du sud.

Dans le détail, le secteur du grand public accuse une légère baisse de revenus liée aux moins bons résultats des livres imprimés et numériques, en partie compensée par la croissance du secteur du livre audio, qui représentait 77 millions d’euros en 2018. Entre 2014 et 2018, les revenus tirés du livre numérique ont été divisés par quatre tandis que ceux du livre audio ont triplé.

Le secteur de la non-fiction, en hausse de 1% pour s’établir à 1,06 milliard d’euros, confirme sa vigueur après plusieurs années de croissance, à l’instar de la littérature jeunesse, en hausse de 3% (410 millions d’euros). En revanche, les recettes tirées des ventes de fiction chutent de 3% (656 millions d’euros), le plus bas total enregistré par la Publishers Association depuis qu’elle publie son rapport annuel.

Enfin, les éditeurs d’éducation ont passé une mauvaise année puisque leurs recettes ont chuté de 6% à 356 millions d’euros, tandis que le secteur universitaire a fait un bond de 4%.

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