Les meilleurs livres de cinéma en 2017 du Syndicat de la critique | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 30.01.2018 à 12h06 (mis à jour le 30.01.2018 à 13h00) Cinéma

Les meilleurs livres de cinéma en 2017 du Syndicat de la critique

Nahuel Pérez Biscayart l'un des principaux personnages de “120 battements par minutes”, un film de Robin Campillo. - Photo ROBIN CAMPILLO

Trois livres de cinéma ont été récompensés hier soir par le Syndicat français de la critique de cinéma.

Le Syndicat Français de la Critique de Cinéma et des films de Télévision a dévoilé son palmarès annuel lundi 29 janvier. 120 battements par minute, le film russe Faute d'amour, le premier film Grave, le premier film étranger I'm not a Witch ont remporté les prix dans la catégorie cinéma. Un ciel radieux et Manon 20 ans ont respectivement reçu les prix de la meilleure fiction et de la meilleure série.

Le SFCC décerne également chaque année trois prix littéraires, depuis 1978.

Continental Films, cinéma français sous contrôle allemand de Christine Leteux, avec une préface de Bertrand Tavernier, paru en octobre aux éditions La Tour verte, dans la collection "La muse Celluloïd" a ainsi été distingué comme meilleur livre français sur le cinéma. Le document retrace l'histoire de cette société de production cinématographique créée en octobre 1940 par l'Allemand Alfred Greven en s'appuyant sur des archives inédites. Réunissant les vedettes les plus célèbres de l'époque et des cinéastes de renom, elle produit pas moins de trente films durant l'Occupation, parmi lesquels des chefs-d'œuvre comme La symphonie fantastique, L'assassin habite au 21, La main du diable, Au bonheur des dames, Les inconnus dans la maison ou Le corbeau.

Un autre livre sur le même studio, Continental films: l'incroyable Hollywood nazie, de Jean-Louis Ivani (Lemieux) est sorti en mai.

Aventures de John Boorman, traduit par Alain Masson, et publié par Marest, a été récompensé comme meilleur livre étranger. Dans cette biographie, le réalisateur revient sur sa carrière. Il livre des anecdotes de tournages, relate ses rencontres marquantes et offre ses réflexions sur l'art cinématographique. Le même éditeur avait publié le premier roman du cinéaste à la même date, Tapis écarlate, traduit par Edouard Bellanger.

Enfin, Cinéma d'animation, la French Touch de Laurent Valière, préfacé par Sébastien Laudenbach et Michel Ocelot, coédité par la Martinière et Arte Editions a été choisi comme lauréat dans la catégorie meilleur album. Présenté au Festival de Cannes, ce beau livre raconte 125 ans d'animation française, jusqu'à sa récente apogée avec Ma vie de courgette, Persépolis ou encore le projet Dilili à Paris, soulignant ainsi la spécificité de l'école française d'animation.
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