Etude

Les lecteurs d’ebooks lisent plus, dépensent moins

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Les lecteurs d’ebooks lisent plus, dépensent moins

Les lecteurs de livres numériques sont trois fois plus nombreux qu’en mars 2012, mais ils contribuent à réduire le chiffre d’affaires du marché.

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Par Hervé Hugueny,
Créé le 21.03.2014 à 22h25,
Mis à jour le 21.03.2014 à 23h00

15% des personnes interrogées dans le cadre de la quatrième vague de l’étude réalisée pour la Sofia, le SNE et la SGDL disent avoir lu un livre numérique (1), contre 5% en mars 2012, lors de ce premier baromètre sur les usages du livre numérique en France. Mais la proportion n’a pas varié depuis mars 2013 et semble marquer un palier depuis un an.

Ces lecteurs se trouvent plutôt parmi les hommes (17%), de moins de 25 ans (24%), diplômés (21%). Mais 78% des sondés n’envisagent pas de lire en numérique, soit 3 points de plus qu’en février 2013. Les adeptes sont plutôt de gros lecteurs: 66% d’entre eux ont lu un livre imprimé il y a moins d’un mois, et 21% lisent 20 livres et plus par an (contre respectivement 44% et 15% parmi les lecteurs papier).

En revanche, ils ne contribuent pas à développer le marché de l’édition: si 21% disent lire plus, 23% achètent moins et surtout 28% dépensent moins. C’est l’effet de l’accès au domaine public gratuit, des prix numériques inférieurs au prix du papier, et éventuellement du piratage. Leur nombre n’est pas contrebalancé par les 13% qui déclarent acheter plus et les 10% qui dépensent plus. L’enquête ne précise pas le montant des dépenses, en plus ou en moins. 25% supposent que leur usage du livre papier va diminuer, et 39% prévoient que leur utilisation du numérique augmentera.

13 % se fournissent en versions piratées

74% de ces lecteurs ont acheté au moins un ebook (dont 29% aussi le volume papier), et le plus souvent à un prix inférieur à 8 euros. 13% reconnaissent se fournir en versions piratées, parce que le livre n’est pas disponible en version numérique (53%), ou que celle-ci est jugée trop chère (37%), ou parce que l’offre illégale est plus simple d’accès (35%). La contrainte des DRM est invoquée par 26% d’entre eux. Ceux qui se refusent à le faire invoquent le respect du droit d’auteur (55%) et la simplicité d’accès de l’offre légale (26%).

48% d’entre eux achètent leurs ebooks sur les sites de revendeurs présents sur Internet seulement (Amazon, Apple, Google, Kobo, etc., sans précision sur leur part de marché), 33% se fournissent sur les sites appartenant à des grandes surfaces spécialisées (Fnac, Cultura…) et 18% sur des sites de libraires.

Ces lecteurs sont très équipés en matériel numérique, smartphone (83%), ordinateur portable (81%), tablette (55%) ou liseuse (25%). 22% lisent sur un smartphone, 39% sur un ordinateur portable, 40% sur une tablette et 23% sur une liseuse.

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