Prix littéraire

Les lauréats du nouveau prix des Inrockuptibles dévoilés

Constance Debré - Photo MARIE ROUGE/FLAMMRION

Les lauréats du nouveau prix des Inrockuptibles dévoilés

La première édition du prix des Inrockuptibles a dévoilé son palmarès, couronnant six ouvrages.

Par Dahlia Girgis,
Créé le 17.11.2020 à 09h30,
Mis à jour le 17.11.2020 à 09h30

Les lauréats de la première édition du prix des Inrockuptibles ont été dévoilés ce mardi 17 novembre. Ce nouveau prix, parrainé par le cinéaste et écrivain Christophe Honoré, récompense cinq catégories : roman français (avec deux ex-aequo), roman étranger, premier roman, essai et bande dessinée. Le jury pour chaque catégorie est exclusivement composé de l’équipe de l'hebdomadaire culturel.

La religion, la sexualité, le genre et les nouvelles technologies tissent un fil conducteur dans ce palmarès qui sacre trois ouvrages du groupe Média-Participations et deux du groupe Madrigall.
 
Les lauréats 2020 sont : 
 
  • Arrivés ex-aequo pour le Prix du roman (ou récit littéraire) français :
Love me tender de Constance Debré (Flammarion), paru le 8 janvier 2020
Pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours ? Pourquoi ne pourrait-on pas cesser d'aimer ?

Comédies Françaises d'Éric Reinhardt (Gallimard), paru le 20 août 2020
Dimitri, 27 ans, enquête sur les débuts d'Internet. Un ingénieur français, Louis Pouzin, révèle que son laboratoire a subi des pressions des industriels et des pouvoirs publics, si bien que son invention a été récupérée par les Américains. En parallèle, Dimitri, fasciné par l'art contemporain, réfléchit au déplacement de l'épicentre artistique de Paris vers New York dans les années 1940.
 
  • Prix du roman (ou récit littéraire) étranger :
Mon père et ma mère d'Aharon Appelfeld traduit par Valérie Zenatti (Éditions de l’Olivier), paru le 1er octobre 2020
Le père est un homme sarcastique, qui ne supporte pas la vacuité et l'agitation des vacanciers, leur préférant l'austérité de la montagne. La mère porte sur les gens un regard empreint de compréhension, percevant l'inquiétude d'une époque où tout est sur le point de basculer. Elle préfère la contemplation au bavardage et, contrairement à son époux, n'a pas une théorie sur tout.
 
  • Prix du premier roman (ou récit littéraire) :
La petite dernière de Fatima Daas (Les éditions Noir sur blanc, collection "Notabilia"), paru le 20 août
Fatima Daas vit dans une famille musulmane pratiquante originaire d'Algérie. Habitant à Clichy-sous-Bois, elle est une élève instable puis une adulte inadaptée. Etouffée par un environnement où l'amour et la sexualité sont tabous, elle est remarquée pour son talent d'écriture et commence des études littéraires, tout en découvrant son attirance pour les femmes.
 
  • Prix de l’essai :
Personne ne sort les fusils de Sandra Lucbert (Seuil), paru le 20 août 2020
Le récit romancé du procès des sept dirigeants de France Télécom-Orange qui s'est tenu de mai à juillet 2019, au sujet de la maltraitance des salariés. À travers cet événement, l'auteure attaque la logique pernicieuse du capitalisme et de ses méthodes, ainsi que la novlangue managériale indifférente au facteur humain.
 
  • Prix de la bande dessinée :
Pucelle de Florence Dupré La Tour (Dargaud), paru le 15 mai 2020
Depuis sa plus tendre enfance, Florence ignore tout de la sexualité, sujet tabou dans sa famille. Alors elle s'imagine des choses, s'angoisse devant le poids de la tradition et, à sa façon, résiste. Un récit autobiographique sur l'éducation sexuelle d'une petite fille dans une famille chrétienne rétrograde.

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