Auto-édition

Les écrivains auto-édités ne croient plus en l’édition traditionnelle

Les écrivains auto-édités ne croient plus en l’édition traditionnelle

Edilivre a dévoilé mardi 1er octobre les résultats d’une étude menée auprès d'écrivains auto-édités. Elle apporte ainsi un éclairage sur leur perception de l’auto-édition et des éditeurs traditionnels.

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Par Souen Léger,
Créé le 01.10.2013 à 17h27,
Mis à jour le 01.10.2013 à 18h00

L’auto-édition a le vent en poupe... auprès des écrivains auto-édités. Selon une étude menée par Edilivre et révélée mardi 1er octobre, plus d’un écrivain auto-édité sur deux (53%) préféreraient cette formule, et près de 82% jugent que l’édition traditionnelle a perdu de l’influence ces dix dernières années. Ce questionnaire a été réalisé en ligne auprès de 6047 personnes en France, à partir de la base d’auteurs ayant publié depuis 2007 chez cette start-up.
 
Les grandes maisons d’édition ne seraient plus perçues comme l’unique porte d’entrée sur le marché du livre puisque plus de 2 sondés sur 3 (67%) estiment qu’il est possible de rencontrer le succès sans y faire appel. Aux yeux des auteurs interrogés, l'édition traditionnelle demeure une sphère inaccessible puisque 83% d’entre eux estiment qu’ils n’auraient aucune chance d’être remarqués, d’autant plus qu’ils sont 78% à considérer que les auteurs phares de ces maisons ont été pistonnés pour réussir.
L'édition traditionnelle demeure une sphère inaccessible
A bien des égards, l’auto-édition leur apparaît donc comme une alternative qui offre la liberté de choisir le prix et la composition de leur livre (81%), d’avoir un meilleur droit de regard sur le rendu final (64%) et plus de transparence par rapport au nombre de ventes réalisées (52%). Des qualités qui pousseraient 38% des personnes interrogées à refuser de passer à un éditeur traditionnel, même si elles en avaient la possibilité.
 
L’étude souligne par ailleurs que les sondés perçoivent le format numérique davantage comme une opportunité pour publier des écrits (83%) que comme une menace. Un grand nombre d’entre eux (63%) serait même heureux que la version piratée de leur livre rencontre un succès.

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