Les assassinats d’Henri Curiel et de Pierre Goldman revendiqués dans un livre | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 05.05.2015 à 18h18 (mis à jour le 05.05.2015 à 19h00) Justice

Les assassinats d’Henri Curiel et de Pierre Goldman revendiqués dans un livre

Pierre Goldman et Henri Curiel. - Photo DR

Dans Le Roman vrai d’un fasciste français (La Manufacture de livres), paru le 24 avril, René Resciniti de Says, décédé en 2012, revendique les assassinats des militants d’extrême gauche Pierre Goldman et Henri Curiel, à la fin des années 1970.

Le 4 mai 1978, Henri Curiel, militant communiste et anticolonialiste, dirigeant du réseau d’aide au FLN des "porteurs de valises", est assassiné par deux hommes dans l’ascenseur de son immeuble à Paris. Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman, autre figure de l’extrême gauche des années 1970, est tué par balle à bout pourtant à quelques mètres de chez lui, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Ces assassinats, signés par une organisation d’extrême droite inconnue, "Honneur de la Police", n’avaient jamais été élucidés.
 
Aujourd’hui, alors que les tueurs courent toujours, et que le dossier est clos, un homme revendique ces deux meurtres. Dans Le Roman vrai d’un fasciste français, publié le 24 avril par La Manufacture de livres et signé par le reporter Christian Rol, René Resciniti de Says, membre de l’Action française disparu en 2012, indique avoir tué les deux militants d’extrême gauche pour le compte du SAC, la milice du parti gaulliste. Alors que les archives des services secrets français demeurent toujours inaccessibles, le député écologiste Noël Mamère demande l’ouverture d’une commission d’enquête.
 
Les deux affaires continuent, 35 ans plus tard, à faire couler de l’encre. En 2011, Futuropolis publiait un roman graphique d'Emmanuel Moynot retraçant le parcours de Pierre Goldman, sous le titre La vie d’un autre. Un portrait d’Henri Curiel, Un Homme à part, par Gilles Perrault, est également disponible chez Fayard. Enfin, les deux affaires sont retracées dans Les dossiers noirs de la Ve République: quand la France assassine au nom de la raison d’Etat (City).
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