Le marché de la Scelf en voie de pérennisation

Le marché de la Scelf (c) O.Dion

Le marché de la Scelf en voie de pérennisation

Le 4e Marché des droits audiovisuels s'est imposé au Salon du Livre de Paris comme un rendez-vous incontournable pour les éditeurs et les producteurs.

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Par Vincy Thomas,
avec vt,
Créé le 16.03.2012 à 00h00,
Mis à jour le 16.03.2012 à 00h00

La Scelf organisait vendredi 16 mars son 4e Marché des droits audiovisuels, à l'Espace 2000 du Salon du livre de Paris. On constate la montée en puissance, année après année, de ces rencontres entre producteurs audiovisuels et éditeurs : 680 rendez-vous pré-inscrits (soit 230 de plus qu'en 2011), sans compter les "speed dating" informels, 200 sociétés de production enregistrées (c'est deux fois plus qu'en 2010), 50 fiches supplémentaires dans le catalogue officiel (autant de livres susceptibles d'être adaptés) et des nouveaux éditeurs comme Les Arènes.

Elise Griffon, responsable de l'événement, s'avoue surprise du bouche à oreille au sein de la profession : des producteurs s'inscrivent spontanément, le Marché étant toujours gratuit pour eux.

L'an dernier, la Scelf voulait obtenir des financements afin de sortir le Marché de sa précarité financière. Elise Griffon souhaitait aussi ouvrir l'événement au grand public.

Les deux attentes ont été satisfaites. Grâce notamment au CNL et à la Sofia, le Marché a trouvé des aides qui lui permettent de ne pas finir cette édition à perte. Avec l'appui du SNE et de Reed, la Scelf s'est également installée de façon pérenne dans le calendrier du Salon.

A cela s'ajoute un coup de pouce pour intégrer l'adaptation dans le programme du Salon avec l'une des thématiques principales de cette année : "Du livre au film". La Scelf a ainsi participé à la programmation et au contenu des conférences. Elise Griffon voit cette thématique comme un «Marché grand public». Une douzaine de temps forts, avec des personnalités comme Richard Berry, David Foenkinos, Frédéric Beigbeder, Nicole Garcia, Benoît Jacquot mais aussi le Marsupilami ou Aya de Yopougon, ont été prévus tout au long du week-end.

Désormais, l'enjeu sera de connaître le nombre de projets qui se sont négociés sur les petites tables du marché pour devenir des oeuvres audiovisuelles quelques années plus tard. Pour les producteurs, c'est une sorte de foire à projets. Les éditeurs, de leur côté, confient qu'il s'agit d'un bon accélérateur, plutôt qu'un déclencheur, et une opportunité unique de rencontrer de nouveaux interlocuteurs.

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