Le CNL dématérialise les dossiers d’aides | Livres Hebdo

Par Hervé Hugueny, le 15.12.2017 Subventions

Le CNL dématérialise les dossiers d’aides

Le CNL soutient environ 2 200 dossiers sur les 3 500 qui lui sont adressés chaque année. - Photo OLIVIER DION

Au premier semestre 2018, le Centre national du livre (CNL) passera en deux étapes au traitement dématérialisé des quelque 3 500 dossiers de demande d’aide déposés chaque année. "En janvier prochain, cette nouvelle organisation concernera d’abord les services du CNL chargés de ce travail, et en mai le portail sera ouvert aux demandeurs", explique Thomas Hannebique, chef du département des affaires générales, responsable de la mise en œuvre de ce projet.

Les formulaires actuellement téléchargeables en PDF, à imprimer, à remplir et à adresser au CNL, seront remplacés par leurs équivalents numériques, à compléter et enregistrer sur le nouveau site. "Chaque demandeur ouvrira un compte, dans lequel il déposera une fois pour toutes les documents qu’il doit actuellement retourner à chaque dossier. Ce compte permettra de suivre le traitement des demandes, et en conservera aussi l’historique", ajoute le chef du département. Les anciens dossiers ont été numérisés. Chaque acteur du livre (auteur-traducteur, éditeur, bibliothécaire, libraire, organisateur de manifestation, projet numérique) trouvera les formulaires qui le concernent dans une série d’onglets, reprenant la disposition actuelle du site du CNL.

"L’objectif est de simplifier le processus pour les demandeurs, ce qui peut créer un appel d’air auprès de ceux qui n’auraient pas entrepris de démarche jusqu’à présent, et augmenter le nombre de dossiers afin de renforcer la sélectivité dans les commissions", anticipe Thomas Hannebique. Le CNL soutient aujourd’hui en moyenne 2 200 dossiers, sur les 3 500 qui lui sont adressés chaque année. Cette évolution, purement technique, ne changera rien aux conditions d’attribution.

Leur traitement sera aussi simplifié et accéléré : aujourd’hui, les formulaires sont ressaisis, et trois logiciels sont utilisés, qui seront remplacés par un seul installé par le prestataire Esabora, retenu après appel d’offres, pour un marché de 350 000 euros. Ces gains de productivité n’aboutiront pas à des réductions de personnel, insiste le responsable des affaires générales, mais permettront de traiter le surcroît de dossiers attendus, ou d’effectuer d’autres tâches.

Hervé Hugueny

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