Proclamation

Guillaume Poix remporte le prix littéraire du CESE 2026

Guillaume Poix - Photo Francesca Mantovani/Gallimard

Guillaume Poix remporte le prix littéraire du CESE 2026

Réuni le 23 juin, le jury du prix littéraire du CESE a choisi de récompenser Guillaume Poix pour Perpétuité (Verticales). Le jury distingue un roman consacré à l'univers carcéral, qui donne chair aux débats contemporains.

Par Lora Lemaréchal
Créé le 24.06.2026 à 11h56

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a décerné son prix littéraire 2026 à Guillaume Poix pour Perpétuité (Verticales), lors d’une cérémonie organisée le 23 juin. Créé en 2023, le prix distingue chaque année une œuvre de fiction « qui éclaire les grands enjeux contemporains et nourrit le débat public », avec un regard porté sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, d'après un communiqué.

Un roman sur l'enfermement et la peine

Pour cette quatrième édition, le jury a choisi de récompenser Perpétuité, saluant « une œuvre d'une grande force littéraire qui interroge le sens de la peine, l'enfermement et les possibilités de réinsertion ». Dans ce roman Guillaume Poix explore les notions d’enfermement, de mémoire et de réinsertion, en donnant à voir les trajectoires humaines derrière les murs de la prison. Le jury a souhaité distinguer un roman « d’une grande exigence littéraire », dont la puissance narrative est en phase avec les questionnements contemporains.

Le jury est composé de Mazarine Pingeot, Sarah Chiche, Émilie Frèche, Bertrand Périer, Bernard Lehut, Sabine Roux de Bézieux, Majid El Jarroudi et Bernadette Groison, avec le concours d’Erik Orsenna, président d’honneur du prix.

« La littérature documente et dévoile »

Réagissant à cette distinction, Guillaume Poix a déclaré : « Ce prix a un sens tout particulier pour moi car le CESE travaille à éclairer les décisions citoyennes et mérite d'être bien davantage associé aux politiques publiques. La littérature endosse aussi parfois cette responsabilité majeure, elle documente et dévoile. Perpétuité tente, dans cette perspective, de changer notre regard sur un monde que nous croyons connaître et qui meurt pourtant de notre indifférence et de nos représentations figées. Les prisons nous appartiennent. Il est urgent de les rouvrir aux citoyens, urgent que nous nous confrontions à ce que nous avons fait de ces lieux. La souffrance y est immense, il n'est plus temps de regarder ailleurs. »

Les autres finalistes de cette édition étaient Saphia Azzeddine pour Mémoire sous scellés (Fayard), Constance Rivière pour L’Incendiaire (Stock), Gaspard Koenig pour Aqua (Éditions de l’Observatoire), Julia Clavel pour L’Âme de fond (Éditions de l’Observatoire) et Fabrice Humbert pour De l’autre côté de la vie (Calmann-Lévy).

Guillaume Poix a également remporté le prix du Barreau de Marseille 2026, remis dans le cadre du festival « Oh les beaux jours ! », pour le même ouvrage, qui s'est à ce jour écoulé à plus de 5 600 exemplaires, d'après les données NielsenIQ BookData de la base Electre.

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