Le prix Méduse 2026 revient à Thélyson Orélien pour son roman C'était ça ou mourir, à paraître chez Grasset le 19 août. Il l'emporte ainsi face aux deux autres finalistes, les primo-romanciers Jean-Philippe Louis, avec Les fils du Kapokier (Gallimard), et Iman Ahmed, sélectionnée pour Abdallah superstar (Actes Sud).
Inaugurée en 2022, cette récompense ouvre le bal des récompenses de la rentrée littéraire. Dotée de 5 000 euros, ainsi que d'une œuvre de l'artiste Nicolas Lefebvre, elle met en lumière une découverte, roman ou récit de langue française.
Présidé par David Frèche, le jury permanent réunit Anne Berest, Marc Lambron, Simon Liberati, Thibault de Montaigu, Vanessa Schneider, Bruno de Stabenrath et Gaël Tchakaloff. Pour cette 5e édition, il était rejoint par Mokhtar Amoudi, Clara Dupont-Monod, Esther Teillard et Adèle Van Reeth.
Une odyssée poétique et dramatique
Né en Haïti en 1988, Thélyson Orélien a suivi des études de droit dans son pays natal avant de s'installer au Québec, étudiant notamment à l'Université de Montréal.
C’était ça ou mourir, son premier roman, retrace l'odyssée poétique et dramatique d'un migrant haïtien (Jonas Dorléon) qui fuit son pays pour le Québec. Le professeur d'histoire, exilé d'Haïti après l'incendie de son quartier, part avec un diplôme, des poèmes et la photo de sa mère. Il traverse des territoires hostiles avec des compagnons d'infortune, de la République dominicaine au Mexique. Aux États-Unis, il se heurte à la brutalité de l’ICE, symbole d’un système opposé aux migrants.
L'auteur succède à Raphaël Sigal, récompensé l'an dernier pour Géographie de l'oubli (Robert Laffont).