En 2026, France Livre concentre ses efforts sur des marchés importants pour les éditeurs français. Après l’accompagnement d’un important contingent d’éditeurs français pour différents rendez-vous littéraires en Inde en janvier, l’organisme accompagne une délégation de 40 éditeurs à Varsovie (Pologne), mi-février.
Au programme, deux jours de tables rondes et de rencontres B2B avec des éditeurs polonais, en partenariat avec l’Institut français de Pologne. Ces rencontres sont principalement dédiées aux éditeurs de littérature, de sciences humaines et sociales, de jeunesse et de bande dessinée.
« Les éditeurs polonais manifestent depuis de nombreuses années une très grande curiosité auprès des éditeurs français, ces derniers leur ayant cédé plus de 730 titres l’année dernière, explique Nicolas Roche, directeur général de France Livre. Aller à la rencontre des éditeurs dans leur propre pays avec une importante délégation française est un vrai plus »
Rencontre internationale sur les politiques publiques soutenant la lecture à Bologne
Du 13 au 16 avril, la foire du livre de jeunesse de Bologne devrait également programmer une importante rencontre internationale sur les politiques publiques visant à renforcer le soutien à la lecture, notamment en milieu scolaire. France Livre animera aussi des rencontres professionnelles au Festival du livre de Paris (17 au 19 avril), suivant directement le rendez-vous italien.
Du 30 avril au 10 mai, la France sera invitée d'honneur au SIEL de Rabat. Les rencontres professionnelles centrées autour des 8 et 9 mai permettront de raffermir la relation entre les professionnels français et marocains avec comme objectif « d’augmenter le volume des échanges entre nos deux pays », sous le double angle de l’export et des cessions de droits français-français. « Les échanges avec le Maroc sont incontestablement les plus dynamiques au Maghreb », souligne Nicolas Roche.
Juin cumule deux temps forts. Le Paris Book Market confirme sa dynamique Les éditeurs français se sont inscrits massivement dès l’ouverture des inscriptions. « L’annulation du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême nous a conduits à renforcer la présence des éditeurs de bande dessinée internationaux », fait part Nicolas Roche.
Beaux-livres et Pratique au Portugal
L’autre invitation d'honneur de l’année sera donc à la foire de Séoul, entre le 24 et le 28 juin, pour célébrer les 140 ans de l’établissement des relations diplomatiques franco-coréennes. « Il y a beaucoup de cousinage entre la production française et la production coréenne. Il y a beaucoup d'échanges de droits dans un sens comme dans l'autre et nous allons essayer de dynamiser encore ce mouvement », note le dirigeant.
Dans le prolongement, deux jours de rencontres à Tokyo proposeront un format hybride innovant : les éditeurs français présents sur place rencontreront leurs partenaires nippons quand d’autres n’ayant pas fait le voyage à Tokyo pourront organiser des rendez-vous en visio en ayant la possibilité de consulter les livres dont France Livre assurera le transport sur place. « C’est un format de rencontres très novateur qui est une idée de notre cheffe de projets Laurence Risson. Nous l’avons testé avec succès au Vietnam et au Brésil et cela peut être une alternative intéressante pour les éditeurs qui hésitent à financer une mission dans un pays lointain ».
En septembre, des rencontres seront programmées au Portugal pour les éditeurs de beaux livres et de livres pratiques, avant la Foire de Francfort (octobre). Cette dernière édition sous la direction de Jürgen Boos suscite des interrogations. Nicolas Roche pointe « un déclin de la présence de certains éditeurs traditionnels notamment outre-Atlantique », qui n’est pas compensé par l’intérêt des « pays qui viennent surtout pour faire de Francfort une vitrine, pas forcément pour acheter des droits ».
France Livre attend de la nouvelle équipe qu'elle préserve la qualité de l’événement professionnel sans lâcher la proie pour l’ombre en dynamisant la seule programmation grand public. « Si les prix continuent à augmenter et que le nombre d’éditeurs internationaux est en baisse, l’effet de ciseau ne sera pas tenable ». Une rhétorique qui s’applique également à la Foire de Londres, attendue pour la dernière fois à l’Olympia Hall du 10 au 12 mars, premier grand rendez-vous mondial de l’édition, et dont les éditeurs français critiquent le coût.
