Fermeture (temporaire?) d'un centre d'archives historiques au Québec | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 30.03.2018 à 17h55 (mis à jour le 30.03.2018 à 18h00) Québec

Fermeture (temporaire?) d'un centre d'archives historiques au Québec

L'ancien couvent des Soeurs de la Charité qui abrite la SPB

La Société du Patrimoine des Beaucerons, dans la région de la Beauce au Québec, a perdu son agrément gouvernemental et ne reçoit plus de subventions. 800000 documents ne sont plus accessibles au public depuis décembre.

"Prendre note que le bureau de la Société du Patrimoine des Beaucerons est fermé pour une période indéterminée en raison d’une réorganisation administrative." Tel est le message que l'internaute découvre en voulant accéder au site web de la Société du patrimoine des Beaucerons (SPB), à Saint-Joseph-de-Beauce, au sud-est de la ville de Québec.

Les Archives historiques de la région ne sont plus accessibles depuis décembre. 800000 documents, dont certains remontent aux origines de la colonisation de la région, ne peuvent plus être consultés. Le gouvernement n'a pas renouvelé l'accréditation permettant à la SPB de receboir sa subvention annuelle de 30000$, vitale pour son activité. 

Les aides gouvernementales n'ont cessé de baisser depuis trente ans. L'institution n'emploie plus qu'un archiviste au lieu de deux.

Au quotidien montréalais Le devoir, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), dont dépend la SPB, "confirme que la Société du patrimoine des Beaucerons n’a pas été considérée pour un renouvellement de subvention et qu’elle a perdu son agrément auprès du ministère. Les documents 2018-2020 de la Société n’auraient pas été remplis à temps, dit BAnQ. La SPB pourra faire une nouvelle demande seulement pour 2020-2022."

BAnQ souffre également des coupes budgétaires gouvernementales. Un paradoxe alors que le ministère voit son budget augmenter de 11% pour la prochaine année. 

Fondée en 1976, la SPB a pour mission l'acquisition et la préservation des archives de la région mais aussi la mise à disposition d'une documentation de 6500 volumes et périodiques de généalogie et la publication d'ouvrages historiques sur le territoire.
 

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