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Etats-Unis : la librairie Albertine propage la littérature francophone

Logo de la librairie française Albertine - Photo ALBERTINE

Etats-Unis : la librairie Albertine propage la littérature francophone

La librairie Albertine va lancer le “French Corners Program” pour promouvoir l’implantation d’un rayon d’œuvres francophones dans des librairies américaines.

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Par Agathe Auproux,
Créé le 26.09.2014 à 17h37,
Mis à jour le 26.09.2014 à 18h24

A partir du mois de novembre, dans 10 librairies des Etats-Unis, les clients pourront trouver des œuvres en langue française grâce au “French Corners Program” mis en place par Albertine, la librairie française de New-York. Ces “French Corners” proposeront aux libraires américains une sélection de 80 ouvrages francophones, dans l’idée de diffuser la culture française à l’étranger à travers la littérature.

Unique librairie française dans la ville de New York depuis la fermeture de la Librairie de France en 2009, Albertine, projet d’Antonin Baudry, conseiller culturel de l’ambassade de France aux Etats-Unis et scénariste de BD, ouvrira ses portes au public le samedi 27 septembre. C’est cette expérience de librairie française qu’Albertine souhaite recréer dans les librairies indépendantes des Etats-Unis avec l’implantation de ses “coins français”.
 
La librairie Albertine se veut également le lieu d’accueil d’événements autour de la littérature et des sciences humaines. Elle organise ainsi un festival du 14 au 19 octobre pour promouvoir l’échange intellectuel franco-américain. Au programme par exemple, un débat entre le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et l’économiste français Gabriel Zucman sur les causes et conséquences des inégalités de revenu, ou encore une rencontre entre Matthew Weiner le créateur de Mad Men et la créatrice française de la série Engrenages, Alexandra Clert ou encore une conférence de Marjane Satrapi.


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Emanuel Molho

il y a 6 ans à 04 h 06

Juste une idée: pouvez-vous imaginer, si l'on considère l'énorme dépense de cette entreprise (cinq million dollars) dans un endroit loin d'un quartier d'affaires, ce qui aurait été accompli par le financement d'un même projet à la célèbre Librairie de France au Rockefeller Center qui existait depuis 1928, presqu'un siecle? Incompréhensible Elle porte le beau nom de Librairie de France. A l’entrée trône l’emblématique portrait du Petit Prince. On dirait qu’il fait de la résistance. Sise à New York, au rez-de-chaussée du Rockefeller Center, elle a été fondée en 1935 par Isaac Molho, qui y a accueilli pendant la guerre, à l’enseigne des Editions de la Maison française, beaucoup d’écrivains fuyant l’occupant allemand et le régime de Vichy. Signés Aron, Maritain, Aragon, Saint-Exupéry, Mauriac ou Maurois, ces fac-similés sont toujours en vente dans une librairie, la seule de tout le continent, exclusivement consacrée aux ouvrages de langue française – des romans les plus récents aux guides Michelin. Car depuis la mort de son père et la lointaine époque «où l’on recevait deux tonnes de livres français chaque semaine», Emanuel Molho a repris le flambeau et se bat comme un lion. Déjà, dans les années 1980, après une augmentation du loyer de 300%, il a dû céder la moitié de sa surface à un magasin de L’Occitane. Il sait qu’en 2009, au moment du renouvellement du bail, il ne pourra plus suivre et cédera le terrain à une boutique de fringues ou de parfums. La loi du marché aura eu raison de sa folle passion pour notre littérature. Avec la fermeture de la Librairie de France, c’est un rêve qui s’écroule: celui des «Allers-retours» intellectuels entre Paris et New York si bien décrits dans ses Mémoires par un autre passeur, André Schiffrin, l’éditeur américain de Sartre, Duras, Echenoz. Même le «New York Times», le 14 juillet, s’est ému de la disparition de cette «citadelle de la culture française». Mais j’allais oublier l’essentiel: Emanuel Molho a alerté le service culturel de l’ambassade de France, qui n’a pas daigné répondre. Personne ne s’est déplacé. Aucune aide n’a été proposée. Le pays de Montaigne regarde mourir, dans l’indifférence, l’unique vitrine, là-bas, de son génie et de son humanisme. A croire qu’ils sont bel et bien révolus. J. G. Toutes les «tendances» de Jérôme Garcin Toutes les critiques de l'Obs A la Une de BibliObs.com


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