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Dossier Bretagne: en quête de mutualisation

Le Fort National à Saint-Malo - Photo OLIVIER DION

Dossier Bretagne: en quête de mutualisation

Dotée d’un solide réseau de librairies, de bibliothèques et de manifestations littéraires de grande ampleur, la Bretagne a des allures d’eldorado du livre. Ce tableau idyllique mérite toutefois d’être nuancé, dans une des dernières régions de France où la mutualisation professionnelle peine à s’implanter.

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Par Cécile Charonnat,
Créé le 18.05.2018 à 00h00,
Mis à jour le 18.05.2018 à 08h09

La Bretagne, un paradis pour le livre? A écouter nombre de professionnels de la filière, l’image d’Epinal n’est pas usurpée. Terre de lecteurs - Brest serait la ville où on lit le plus en France -, la région bénéficie de nombreux atouts. Le réseau des bibliothèques est parmi les plus denses et toujours en extension, marqué par l’inventivité des projets. Les manifestations littéraires sont pérennes et attractives, certaines ayant un rayonnement national comme Etonnants voyageurs ou Quai des bulles à Saint-Malo. Le conseil régional soutient la filière et alloue au livre 5% de son budget culturel. Et avec un tissu stable et riche de librairies indépendantes, la Bretagne affiche le meilleur taux d’implantation avec une librairie pour 21 872 habitants.

"La Bretagne foisonne mais foisonne petit: le réseau de librairies est dense mais éclaté et composé majoritairement de petits établissements, tout comme les maisons d’édition." Mathieu Ducoudray, Livre et lecture en Bretagne - Photo LIVRE ET LECTURE EN BRETAGNE

Au-delà de ces réels points de satisfaction, qui ancrent la Bretagne parmi les régions les plus actives en matière littéraire, le tableau mérite d’être nuancé. "Tous ces éléments concourent à une réelle dynamique, mais qui reste de territoires, reconnaît Mathieu Ducoudray, directeur de Livre et lecture en Bretagne, l’agence régionale du livre. La Bretagne foisonne mais foisonne petit : par exemple, le réseau de librairies est dense mais éclaté et composé majoritairement de petits établissements, tout comme les maisons d’édition." Et si les structures qui parviennent à rayonner au-delà de leurs frontières naturelles existent, comme les librairies Dialogues (Brest), Le Failler et le Forum (Rennes), Cheminant (Vannes) ou Ravy (Quimper), et les éditions Ouest-France ou des Presses universitaires de Rennes (Pur), elles restent peu nombreuses.

"Sans rassembler l’ensemble des éditeurs bretons, on peut commencer par se regrouper par affinités." Jean-Marie Goater, Rennaise d’édition - Photo KARINE BAUDOT

Inorganisation de la filière

L’une des raisons de cet éclatement se trouve dans sa géographie. Avec ses quatre départements, la Bretagne est aujourd’hui l’une des plus petites régions de France, qui ne compte que deux métropoles, Rennes et Brest, et une multitude de villes moyennes. Du côté éditorial, la région a connu, en vingt ans, "beaucoup de casse et une concurrence accrue, qui place l’édition bretonne dans une moyenne nationale, analyse Florent Patron, cofondateur des éditions Locus solus en 2012 et passé auparavant par Coop Breizh. Elle a dû faire face à de grands acteurs nationaux, qui sont allés tous azimuts sur des terrains propres à la Bretagne, du tourisme à la littérature en passant par la marine ou les arts. De la même façon, nos grands auteurs, comme Marie Sizun ou Olivier Adam, échappent aux éditeurs locaux, qui doivent batailler plus fort pour se faire une place dans les linéaires", poursuit l’éditeur finistérien.

"Renforcer les liens entre les éditeurs locaux, les libraires et les bibliothécaires leur assurerait une meilleure visibilité." Bruno Dartiguenave, Drac - Photo DR

Une situation qui se double d’un manque d’organisation de la filière. A l’œuvre partout ailleurs, la mutualisation est quasi absente de Bretagne, qui ne compte qu’une association régionale de professionnels, Calibreizh, centrée sur les cafés-librairies. Réclamée par tous les acteurs, identifiée comme l’enjeu majeur du secteur par les institutionnels, la mise en réseau cale, malgré des tentatives répétées. En librairie, celle portée il y a quelques années par Alexandre Cavallin, propriétaire des librairies de Port-Maria, à Quiberon, et de L’Ancre de miséricorde, à Carnac (Morbihan), a avorté faute notamment "de suivi et d’engagement de la part de gros libraires connus et reconnus de la région", avance Philippe Dufief, gérant de Quand les livres s’ouvrent, à Lorient, et dont l’épouse préside l’association des Libraires indépendants en pays de Lorient (LIPL), observée à la loupe par le conseil régional (voir p. 52).

La Bretagne en chiffres

3,3 millions d’habitants

27 208 km2

4 départements: Finistère (29), Côtes d’Armor (22), Morbihan (56), Ille-et-Vilaine (35)

604 auteurs, illustrateurs, photographes et traducteurs recensés

82 éditeurs

2 structures de diffusion: Cap Diffusion et Coop Breizh

148 librairies

989 bibliothèques

90 manifestations littéraires

6 000 emplois générés par le livre

311,8 millions d’euros de CA dont 260 pour l’imprimerie.

3 formations universitaires (Rennes, Lorient, Brest)

1,322 million d’euros alloués par la Région à la filière livre sur un budget culturel total prévisionnel 2018 de 25,380 millions d’euros, soit 5 %.

Source: Livre et lecture en Bretagne

"Facile à lire", produit en Bretagne

Très active et souvent pionnière dans le domaine des publics éloignés de la lecture, notamment en prison, la Bretagne développe depuis 2014 une formule innovante. Inspirée de pratiques scandinaves, l’initiative "Facile à lire" s’inscrit dans la prévention de l’illettrisme et consiste à créer des espaces clairement identifiés, dans ou hors les bibliothèques, où sont placés des fonds particuliers destinés aux adultes en difficulté par rapport à la lecture. Mobilier spécifique, livres présentés de face, absence de cote, rangement par thèmes, tout est pensé pour faciliter l’accès à la lecture. Depuis 2017, un logo et un prix littéraire complètent l’opération, qui relève d’une approche centrée sur les publics plus que sur les collections et permet d’interroger les pratiques professionnelles des bibliothécaires. Impulsée par Livre et lecture en Bretagne, seule agence du livre à disposer d’un poste consacré aux publics éloignés de la lecture, l’opération a donné naissance à plus de 40 espaces "Facile à lire" sur le territoire et commence même à s’exporter vers d’autres régions.

Presque lune éditions au firmament

DR/Presque lune - Ivan Apostolo.

Elle a vu le jour dans le pays de Verdon mais elle représente aujourd’hui l’une des forces vives de l’édition bretonne. Arrivée à Rennes deux après sa création, en 2011, Presque lune a reçu en janvier, lors du Festival de la bande dessinée d’Angoulême, le prix Révélation pour Beverly de l’Américain Nick Drnaso. Une récompense à l’origine d’une "effervescence incroyable, constate Ivan Apostolo, son fondateur. J’ai l’impression que notre maison n’est plus la même : notre crédibilité et notre visibilité ont bondi, je reçois beaucoup plus de projets et les mises en place en librairie sont plus faciles. C’est un changement de taille, mais qu’il faut apprendre à gérer pour consolider l’entreprise et préparer l’avenir."

Inattendue, cette récompense couronne cinq années de travail acharné pour faire vivre et développer la maison. Après un premier départ en littérature, Presque lune se réoriente en 2013 vers la BD, et plus particulièrement le roman graphique issu de la contre-culture, qu’Ivan Apostolo, faute de réseau, déniche sur Internet et à l’étranger. Quatre titres sont publiés par an, "tous déficitaires", se souvient l’éditeur. La maison doit alors son salut aux aides délivrées par la Région, et notamment celles consacrées à la programmation éditoriale. Le premier succès survient en novembre 2016 avec Les aventures d’Ultra-Chômeur, qui permet à Ivan Apostolo de publier en 2017 six albums et de doubler en 2018 le volume de sa production, avec l’entrée au catalogue de deux premiers auteurs français, les frères Ulysse et Gaspard Gry. A l’horizon 2019-2020, il aimerait se lancer dans la jeunesse et "travailler avec des auteurs locaux. C’est important de s’ancrer dans le territoire", souligne l’éditeur, qui espère ainsi gagner en notoriété en Bretagne, où il reste encore, paradoxalement, moins connu qu’à l’étranger.

Le manque d’une personnalité forte, installée dans une librairie assez grosse et capable de prendre son bâton de pèlerin pour mobiliser les libraires et leur faire valoir l’avantage du collectif, pèse en effet sur l’émergence d’une association régionale, tout comme l’absence d’un permanent. "Il est évident que la solution ne repose pas sur le bénévolat, mais qui va payer ce permanent ?" interroge Valérie Fèvre, présidente de Calibreizh et codirigeante de La Cabane à lire, à Bruz, qui, en attendant, se retrouve amenée, plus ou moins officieusement, à relayer la voix de l’ensemble de ses confrères bretons sans en avoir le mandat (voir ci-contre).

Professionnalisation accrue

La problématique est identique chez les éditeurs, qui pointent majoritairement le manque de temps et d’impulsion pour expliquer l’absence d’une structure commune. "Harmoniser et accorder les tempos reste difficile, nous ne sommes pas forcément dans les mêmes dynamiques. Mais déjà, arriver à faire des choses simples, ce serait bien", constate Ivan Apostolo, créateur de Presque lune éditions (voir p. 51). C’est pourtant ce que tente de réaliser la Rennaise d’édition. Créé en 2013, ce collectif rassemble onze éditeurs parmi lesquels Critic, les éditions de Juillet, spécialisées en photo, ou Apogée, reprise fin 2017 par Antoine Cam, venu de La Martinière. Outre le partage d’un entrepôt et une présence mutualisée sur les salons, l’association a créé Panama papiers, un festival de la petite édition indépendante à Rennes, dont la deuxième édition se tiendra en juin prochain. "Le milieu de l’édition, en tout cas une partie, est mûr pour avancer sur ce sujet. Sans rassembler l’ensemble des éditeurs bretons, on peut commencer par se regrouper par affinités", assure Jean-Marie Goater. Le cofondateur de la Rennaise d’édition et dirigeant des éditions qui portent son nom y voit ainsi l’opportunité "de contribuer à une professionnalisation accrue et à une production de qualité capable de rivaliser avec celle des grands éditeurs mais aussi de mieux faire valoir les éditeurs bretons et porter leurs voix en et hors Bretagne".

Au-delà du regroupement par champs d’activité, la mutualisation interprofessionnelle, tout aussi absente en Bretagne mais placée en haut de la pile des dossiers de Livre et lecture en Bretagne, permettrait notamment de pallier cette absence de visibilité que pointe l’ensemble des éditeurs. "Beaucoup de lecteurs rennais ne connaissent pas les éditeurs rennais", s’agace l’illustratrice Mandragore, à l’origine des éditions de l’Œuf. "L’édition locale n’est pas toujours connue dans sa diversité, appuie Bruno Dartiguenave, conseiller livre et lecture à la Drac. Renforcer les liens entre ces éditeurs, les libraires et les bibliothécaires lui assurerait une meilleure visibilité."

Prenant la forme de l’intercommunalité, la mutualisation représente également pour les bibliothèques bretonnes "l’axe majeur de travail. C’est le sens de l’histoire, on ne peut pas passer à côté", ajoute Bruno Dartiguenave. La mise en réseau permettrait en effet de pérenniser les petites structures qui ne bénéficient pas de professionnels, encore nombreuses en Bretagne, et leur donnerait, dans l’idéal, une autre carte à jouer, en termes de complémentarité de services et de collection ou d’amplitude horaire. A l’image de Rennes, où les 54 bibliothèques de l’agglomération constituent aujourd’hui plus un "maillage qu’un réseau, admet Marine Bedel, directrice des bibliothèques rennaises. Une réflexion reste à mener pour aller vers plus de mutualisation, alimentée par cette interrogation : quelle formule pourrait rendre un meilleur service aux habitants de la métropole."

Autre point pour lequel l’intercommunalité constitue un "échelon nécessaire", selon Jean-François Vatant, directeur de la bibliothèque des Côtes-d’Armor, le concept de troisième lieu. "Pour avancer sur ce sujet, il faut de la formation, des structures plus grandes et des amplitudes horaires élargies, ce que l’échelon communal ne peut plus assurer. Mais il reste du terrain à défricher. Si tous les acteurs de la chaîne du livre doivent s’en emparer, cela ne pourra se faire sans des élus convaincus", insiste le directeur. Sans une volonté politique, la bibliothèque du Grain de sel, à Séné (Morbihan), n’aurait effectivement pas vu le jour. Exemple séduisant de troisième lieu collaboratif où les usagers et les habitants se sont approprié les équipements grâce à une palette variée de services et d’actions, la médiathèque compte sur la mise en réseau des 34 bibliothèques de Vannes agglo pour "mutualiser les pratiques et proposer un choix élargi de documents", espère la directrice du lieu, Delphine Cadé.

Les cafés-librairies, tête de pont de la librairie bretonne

La Bretagne prend soin de ses cafés-librairies, éléments de dynamisme pour l’ensemble du réseau.

Valérie Fèvre, La Cabane à lire et Calibreizh. - Photo CÉCILE CHARONNAT

Le premier s’est installé en 1997 en bord de mer, à Guimaëc, au cœur de la baie de Morlaix. Depuis, la Bretagne fait figure de terre de prédilection pour les cafés-librairies. La région en recense le plus grand nombre. Vingt-quatre y sont implantés, soit 16% du nombre total de librairies répertoriées sur le territoire. Un chiffre qui devrait encore s’accroître cet été. Mellionnec, bourgade de 421 habitants au sud des Côtes-d’Armor, fêtera l’ouverture du Temps qu’il fait, un projet porté par Elise Feltgen qui a longtemps dirigé Les Mondes magiques à Rouen. A la même période, Coline Hugel quittera sa Colline aux livres, une librairie généraliste à Bergerac, pour reprendre le café-librairie de Pénestin (Morbihan), Le Bateau livre.

Longtemps taxée d’originale et d’atypique, et ignorée des instances nationales, la formule bénéficie maintenant d’une bienveillance, jusqu’à être qualifiée de circuit innovant. "Enfin ! Nous ne sommes plus les vilains petits canards. Nous sommes reconnus comme des libraires à part entière jusque dans les plus hautes instances, et nous représentons même un modèle d’énergie et de développement", se félicite Valérie Fèvre, copropriétaire de La Cabane à lire, à Bruz (35), et présidente de la fédération Calibreizh, qui regroupe 17 cafés-librairies dont 3 en Loire-Atlantique. Commerce mixte qui répond particulièrement bien aux besoins de zones de chalandise moins favorables à la librairie classique, le café-librairie constitue en effet "un modèle intéressant en termes de développement économique d’un territoire, notamment en zone rurale où il est indispensable d’associer d’autres produits et activités aux livres", confirme Bruno Dartiguenave, conseiller livre et lecture à la Drac. Soutenus de manière significative depuis la signature, en 2015, de la convention Région-CNL-Drac, les cafés-librairies bretons possèdent un autre atout: ce sont les seuls à avoir réussi à se fédérer à l’échelle régionale. Fondée en 2007 mais opérationnelle depuis la création d’un poste de permanent en 2011, Calibreizh constitue une tête de pont sur le front de la mutualisation en Bretagne. A tel point que Valérie Fèvre reconnaît parfois jouer les porte-voix pour tous ses confrères bretons, notamment sur le plan économique, outrepassant ainsi la défense stricte des cafés-librairies.

Jean-Michel Le Boulanger: "Ne rien imposer"

Auteur d’ouvrages sur l’identité et la culture, Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président de la région Bretagne, chargé de la culture et de la démocratie, affirme sa volonté de poursuivre la structuration de la filière.

"Je constate que la filière livre se tient: une grande variété d’ouvrages sont produits en Bretagne et le réseau de librairies et de bibliothèques est dense."Jean-Michel Le Boulanger, région Bretagne - Photo EMMANUEL PAIN/RÉGION BRETAGNE

Pour que la politique de l’Etat ne soit pas désolidarisée du territoire et que l’action publique soit pleinement pertinente, nous avons cherché à contractualiser avec tous les opérateurs étatiques de l’action culturelle, dont le Centre national du livre. Il en a été de même avec la Drac, qui nous a accordé une délégation de compétences. Une stratégie qui a porté ses fruits pour le livre puisqu’elle nous a notamment permis de soutenir le réseau des cafés-librairies, structurant pour la Bretagne, alors qu’un prisme trop métropolitain l’aurait sans doute menacé. Grâce à cette formule, le maintien de ces structures est assuré, ou celui de toute forme innovante de librairie qui ne manquera pas d’ailleurs de surgir.

Certes, les budgets ne sont jamais suffisants. Mais les besoins et les coûts de la filière sont inférieurs par rapport aux autres secteurs culturels, et notamment le cinéma. Pour autant, je constate que la filière livre se tient: une grande variété d’ouvrages sont produits en Bretagne et le réseau de librairies et de bibliothèques est dense. Certes, nos auteurs n’ont peut-être pas aujourd’hui la même notoriété qu’un Chateaubriand, mais de grands noms subsistent. De la même façon, nous n’avons pas un éditeur comme Actes Sud, mais il existe ici tout un tissu de maisons de taille moyenne. Et du côté de la langue bretonne, l’émergence d’une littérature en gallo, la langue de l’est de la Bretagne, est à saluer.

Alors que nous disposons d’une filière cinéma beaucoup plus structurée qu’ailleurs, et qui fait des envieux, celle du livre est, paradoxalement, une des moins organisées, c’est une réalité. Il y a eu des tentatives, mais beaucoup d’échecs, que je ne m’explique pas. Mais sur ce sujet, la politique du conseil régional est claire: nous ne voulons rien imposer. Ce qui vient du terrain, qui est validé par les acteurs et qui correspond à une volonté partagée, sera toujours plus pertinent et efficace que ce qui viendra d’en haut, de la Région. Par exemple, nous suivons de près ce qui se passe dans le pays de Lorient, où l’association de libraires, qui a atteint le maximum d’actions avec ses forces bénévoles, nous demande de l’aide pour créer un poste de permanent. Mais, pour pouvoir en bénéficier, l’association doit essaimer sur le territoire et gagner une emprise régionale.

Je la découvre. Pourtant, des aides existent en ce sens, notamment celles portant sur la participation à des salons extérieurs. Mais elles ne sont sans doute pas assez visibles. Je reconnais que nous avons un effort à faire sur la communication. Je suis prêt à échanger sur ces questions de fierté et de reconnaissance avec des éditeurs ou qui que ce soit d’autre tout aussi prêt à discuter de ce sujet. S’il le faut, nous ferons bouger les lignes.

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