Deux bibliothèques universitaires parisiennes vont ouvrir le dimanche | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 19.10.2018 à 13h20 (mis à jour le 19.10.2018 à 16h59) Bibliothèque

Deux bibliothèques universitaires parisiennes vont ouvrir le dimanche

Bibliothèque Sainte-Barbe à Paris

A compter du 18 novembre, les bibliothèques universitaires Sainte-Geneviève et Sainte-Barbe ouvriront le dimanche. Elles seront les premières BU parisiennes à proposer ce service.
 

Les bibliothèques universitaires Sainte-Geneviève et Sainte-Barbe, situées au cœur du quartier historique des étudiants à Paris, à deux pas du Panthéon, ouvriront le dimanche à compter du 18 novembre. Les deux établissements, qui sont voisins et dépendent tous deux de l’université Sorbonne nouvelle Paris-3, ont répondu, par une proposition élaborée conjointement, à l’appel à projets "NoctamBU + Dimanche à Paris", lancé en mai dernier par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cette déclinaison du plan national "NoctamBU +", a été conçue spécifiquement pour remédier à l’absence de bibliothèques universitaires ouvertes le dimanche à Paris, une situation qui était de plus en plus pointée du doigt.
 
Ouvertes 7 jours sur 7

Les deux bibliothèques, qui disposent de 760 places assises pour Sainte-Geneviève, et 1000 places pour Sainte-Barbe, ouvriront 5 dimanches consécutifs du 18 novembre au 16 décembre, puis 6 autres dimanches d’avril à mai 2019, de 13h à 19h. Sur ces périodes-là, les deux établissements seront ouverts 7 jours sur 7, totalisant 78 heures d’ouverture hebdomadaires pour Sainte-Geneviève, et 66 heures pour Sainte-Barbe. "Cela correspond aux temps forts du calendrier universitaire, explique à Livres Hebdo Géraldine Moreau, directrice de la bibliothèque Sainte-Barbe. Nous ferons le bilan à l’issue de cette première expérimentation, notamment concernant le public qui viendra et ses pratiques. Les usagers utiliseront-ils les services ou viendront-ils seulement pour trouver une place assise ? Cela nous aidera à préfigurer la suite".
 
Le travail dominical repose sur le volontariat. L’ouverture du dimanche nécessite 11 personnes à Sainte-Barbe et 14 à Sainte-Geneviève, avec environ 50 % de permanents et 50 % de vacataires. "L’ouverture du dimanche mobilise beaucoup de personnel car nous voulons offrir la même qualité d’accueil que les autres jours, souligne François Michaud, directeur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Nous proposerons un service complet, renseignement, inscription, communication des ouvrages en magasins".
 
Bibilothèque Sainte-Geneviève
Objectif 2000 places accessibles le dimanche d’ici à 2022

Les frais liés à l’ouverture dominicale, frais de personnel, fonctionnement et travaux visant à l’amélioration de l’accueil et des services pour les étudiants, se montent à 700 000 euros sur cinq ans pour la bibliothèque Sainte-Geneviève, et 440 000 euros pour la bibliothèque Sainte-Barbe. La bibliothèque Sainte-Geneviève prévoit le réaménagement de la cafétéria, l’achat d’ordinateurs portables et de tablettes pour le prêt aux étudiants, tandis que la bibliothèque Sainte-Barbe réalisera des travaux dans des salles de travail en groupe ainsi que le réaménagement de son hall d’accueil. Ces frais seront entièrement pris dans le cadre du plan "NoctamBU + Dimanche à Paris" car l’Etat voulait amorcer les ouvertures dominicales dans la capitale avec une politique très incitative. L’enveloppe globale du plan totalise 1,6 millions d’euros pour la période 2018-2022. Il vise les bibliothèques d’au moins 400 places et ouvertes à tous les étudiants sans restriction, et ambitionne de permettre à terme l’ouverture dominicale dans 5 BU parisiennes, avec un total de 2000 à 3000 places assises. A la demande de la conférence des présidents d’université, le plan pourrait être élargi aux bibliothèques universitaires d’Ile-de-France.
 
Les enveloppes budgétaires de l’Etat pérennisées

Contacté par Livres Hebdo, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, affirme que les enveloppes budgétaires pour les ouvertures dominicales des bibliothèques universitaires à Paris, les élargissements horaires dans les BU ailleurs en France, ainsi que pour les initiatives spécifiques telles que les partenariats entre établissements universitaires et bibliothèques territoriales, seront pérennisées.
 
Un bilan effectué sur l’année universitaire 2017-2018 montre que 92 BU ont mis en place des extensions d’horaires, dont plus de la moitié en soirée. 15 établissements ont ouvert le dimanche sur tout ou partie de l’année 2017-2018 dans le cadre du plan "BU Ouvertes + 2016-2019" dont les financements s’élèvent à 5 millions d’euros pour toute la période.
 
 
close

S’abonner à #La Lettre