Des films pour tous les publics à la veille des fêtes | Livres Hebdo

Par Marie-Christine Imbault, le 16.12.2014 à 18h13 (mis à jour le 16.12.2014 à 19h00) CINÉMA

Des films pour tous les publics à la veille des fêtes

Karin Viard et Louane Emera dans La Famille Bélier. - Photo MARS DISTRIBUTION

Trois films pour la jeunesse, un film tout public et un témoignage poignant sortent en salles le 17 décembre et enverront les cinéphiles en librairie cette semaine.

Retour en Indochine pour Régis Wargnier qui adapte sous le titre Le temps des aveux, les romans autobiographiques de François Bizot, ancien otage en 1971 des Khmers rouges qui racontait dans Le Portail ses mois de captivité dans le camp de Douch, bourreau érudit et ambigu qui lui laissa la vie sauve. Bizot est incarné par un Raphaël Personnaz (Quai d’Orsay), transfiguré. Le film traverse les époques : la décolonisation, l’ascension des Khmers rouges et de leur régime totalitaire, jusqu’aux procès des tortionnaires.
Initialement paru à La Table ronde en 2000, l’ouvrage vient d’être réédité dans une version augmentée chez Versilio. En 2011, l’auteur revenait sur la personnalité du lieutenant de Pol Pot à la veille de son procès dans Le silence du bourreau (Flammarion, 2011, Folio). Douch était également au cœur du livre de Rithy Panh (producteur du Temps des aveux), L’élimination (Grasset, 2012), qui a reçu le prix essai France Télévisions, le Grand prix de l’essai de la SGDL, le prix Joseph Kessel et le Grand prix des lectrices de Elle dans la catégorie document. 
Par ailleurs, Les Indes savantes publient cette semaine Itinéraire d’un tortionnaire ordinaire au Cambodge: Douch, directeur de S-21, signé Kaing Guek Eav et Christopher Peschoux.


Annoncé par la presse comme étant peut-être le phénomène de la fin d’année, La famille Bélier, d’Eric Lartigau, raconte l’histoire d’une adolescente, Paula, dont toute la famille est sourd-muet. Elle a cependant un don pour le chant et décide de préparer un concours qui l’éloignerait de son cocon familial. Pour l’écriture du scénario, Victoria Bedos s’est inspirée du récit caustique de l’ancienne assistante de son père, Véronique Poulain, qui témoignait dans Les mots qu’on ne me dit pas chez Stock, et à paraître le 15 janvier chez Feryane Livres en gros caractères. 

A l’approche des fêtes, ce sont surtout les films pour les jeunes qui envahissent les écrans. Gérard Jugnot, Jean Reno, Thierry Lhermitte, Hippolyte Girardot et Evelyne Buyle donnent la réplique au jeune Leopold Huet, interprète de Benoît Brisefer, ce petit garçon qui perd sa force surhumaine au moindre rhume, dans l’adaptation des Taxis rouges, le premier album de Peyo et Will. Pour l’occasion, Le Lombard a réédité l’album, tandis que Benoît Brisefer. Le roman du film est paru fin novembre dans la “Bibliothèque rose” (Hachette).
 
Les pingouins, personnages secondaires de la série de films Madagascar, passent en tête d’affiche pour le nouveau dessin animé des studios Dreamworks, Les pingouins de Madagascar d’Eric Danell et Simon J. Smith. Ce film produit par Dreamworks mélange humour et action autour d'un méchant, Dave, une pieuvre qui veut transformer les adorables pingouins en monstres. Six titres issus du dessin animé, dont l’album et le roman du film sont parus fin novembre chez Hachette Jeunesse.
 
Le réalisateur Sergey Bodrov signe Le septième fils, l’adaptation cinématographique de L’apprenti épouvanteur de Joseph Delaney, premier volume de sa série L’épouvanteur (Bayard Jeunesse) également réédité fin novembre sous le titre du film avec le deuxième opus, La malédiction de l’épouvanteur. Ce film avec Julianne Moore et Jeff Bridges raconte l'histoire d’un guerrier en quête d’un héros prophétique afin de terrasser une reine maléfique.
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