Arnaud Nourry « intéressé » par des opérations de croissance externe

Arnaud Nourry (c) O. Dion

Arnaud Nourry « intéressé » par des opérations de croissance externe

Le PDG d'Hachette Livre affirme, dans un entretien au journal Les Echos, que son groupe a mis en oeuvre un « écosystème vertueux » vis-à-vis du livre numérique.

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avec sp,
Créé le 08.10.2012 à 00h00,
Mis à jour le 08.10.2012 à 00h00

A la veille de la Foire internationale de Francfort, Arnaud Nourry livre dans un entretien aux Echos paru le 8 octobre sa vision du secteur du livre. Pour le président du groupe international dont le livre numérique représente 6 % du chiffre d'affaires, « il n'y a aucune raison que le marché du livre s'effondre. »

Pour le PDG d'Hachette Livre, l'issue du contentieux juridique autour des contrats passés par Hachette et d'autres éditeurs européens avec Apple (voir notre actualité), est plutôt favorable même si c'est malgré lui et pour des raisons financières qu'il a dû transiger: « Nous avons remporté une vraie victoire, assure-t-il, puisque les régulateurs ont validé définitivement le contrat d'agent.» Celui-ci « a permis de créer un écosystème vertueux » poursuit-il.?« Le marché compte désormais cinq ou six grands acteurs, et la part de marché du leader est tombée de 90 % à 50 % ».

« Les libraires indépendants pèsent très lourds»


Interrogé sur la santé du secteur du livre en France, Arnaud Nourry assure que les librairies « ne sont pas condamnées ».?« Les libraires indépendants, qui font bien ce métier compliqué, explique-t-il, pèsent très lourd : 30% du marché du livre. Ils sont indispensables et nous avons besoin de leur talent.» « Quant à la Fnac, c'est une pièce essentielle de l'écosystème du livre en France. C'est un vrai libraire, ses clients sont de gros lecteurs. Et elle joue un rôle important pour les livres à petit tirage » rappelle-t-il.

Pour Arnaud Nourry, l'auto-édition n'est pas une menace pour les éditeurs, car elle a toujours existé sous la forme de l'édition à compte d'auteur. « Le numérique permet simplement d'en réduire le coût, déclare-t-il. En outre, aucun auteur sérieux n'a décidé de quitter son éditeur pour s'auto-éditer. La plupart ont besoin d'un dialogue, d'un travail sur le texte, d'une relation avec une personne physique. »

Il prévoit sur la scène mondiale une poursuite du mouvement de concentration

Pour lui, le rachat de Gallimard par Flammarion est plutôt une bonne chose. Il affirme que des groupes plus grands ont une place légitime dans un marché français de l'édition très diversifié. Ces grands groupes permettent aussi de mieux faire face aux acteurs internationaux, comme « Amazon, Google, Apple, Barnes & Noble, et demain Facebook qui ont plus de respect pour la taille que pour la dimension culturelle du métier. » Estimant qu'il est « bon » pour le marché du livre français qu'il existe un groupe comme Hachette « de taille internationale », il prévoit sur la scène mondiale une poursuite du mouvement de concentration « notamment sur les pays anglo-saxons ou autres marchés non protégés » auquel il souhaite participer : « Je reste intéressé par la croissance externe » affirme-t-il.


08.10 2012

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