Adrien Bosc dans le studio de Livres Hebdo - Photo Livres Hebdo
Adrien Bosc : « Si j'étais libraire, je pesterais contre les éditeurs »
Adrien Bosc, à la tête des éditions Julliard et du Sous-sol, se réinvente libraire avec une franchise rafraîchissante. Loin de toute complaisance, il considère que ce métier implique un exercice critique quotidien... contre les éditeurs eux-mêmes ! Un aveu teinté d'humour et de lucidité sur les rouages de la chaîne du livre. Interview.
Si Adrien Bosc devait se convertir en libraire, il admet volontiers qu'il passerait une partie de son temps à « pester ». Contre qui, exactement ? Contre ceux-là mêmes dont il fait partie aujourd'hui : les éditeurs et éditrices.
Avec autodérision, Adrien Bosc pointe du doigt cette fâcheuse tendance de sa profession à l'hyperbole, cette manie de présenter chaque parution comme atteignant un « niveau extraordinaire ». En se mettant à la place du libraire, il se demande comment il maintiendrait une prescription sincère face à la surenchère promotionnelle ?
Dépasser les étiquettes professionnelles
Une question qui se révèle cruciale pour continuer de défendre ce rôle de « passeur » et cet « amour très sincère pour le texte » qui dépassent les étiquettes professionnelles et relient tous les tous les acteurs et actrices de la chaîne du livre.
Reste à découvrir si, une fois revenu dans son rôle pour présenter sa rentrée d’hiver 2026, de Philippe Besson à Pauline Delabroy-Allard en passant par Odile d’Outremont, Cécile Desprairie, la primo-romancière Julia Lepère ou encore l’autrice mexicaine Dahlia de la Cerda, l'éditeur parvient à éviter les surenchères – et à ne pas faire pester ses amis libraires.
Vingt-huit ans après le succès colossal de L’homme qui voulait vivre sa vie (Belfond, trad. Bernard Cohen), l’Américain reprend le fil de l’existence de son héros aux multiples identités dans L’homme qui n'avait pas assez d’une vie. Dans ce 17e roman à paraître le 7 mai chez Belfond, il interroge avec gravité ce qui demeure : l’impossible effacement du passé et les regrets qui l’accompagnent.
Le prix de la BD SF a désigné ses deux lauréats. Idéal, de Baptiste Chaubard et Thomas Hayman (Sarbacane), et Silent Jenny, de Mathieu Bablet (Label 619), remportent les éditions 2024 et 2025.
Le 7 mai 2026 marque le lancement de la nouvelle collection des Éditions du commun, « Une autre histoire de », dédiée à d’autres lectures de l’histoire, dont le premier volume est signé Nepthys Zwer. Dirigée par Sylvain Bertrand, la collection publiera trois titres par an, avec un tirage prévu entre 2 000 et 3 000 exemplaires.
Par
Lora Lemaréchal
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