Adrien Bosc dans le studio de Livres Hebdo - Photo Livres Hebdo
Adrien Bosc : « Si j'étais libraire, je pesterais contre les éditeurs »
Adrien Bosc, à la tête des éditions Julliard et du Sous-sol, se réinvente libraire avec une franchise rafraîchissante. Loin de toute complaisance, il considère que ce métier implique un exercice critique quotidien... contre les éditeurs eux-mêmes ! Un aveu teinté d'humour et de lucidité sur les rouages de la chaîne du livre. Interview.
Si Adrien Bosc devait se convertir en libraire, il admet volontiers qu'il passerait une partie de son temps à « pester ». Contre qui, exactement ? Contre ceux-là mêmes dont il fait partie aujourd'hui : les éditeurs et éditrices.
Avec autodérision, Adrien Bosc pointe du doigt cette fâcheuse tendance de sa profession à l'hyperbole, cette manie de présenter chaque parution comme atteignant un « niveau extraordinaire ». En se mettant à la place du libraire, il se demande comment il maintiendrait une prescription sincère face à la surenchère promotionnelle ?
Dépasser les étiquettes professionnelles
Une question qui se révèle cruciale pour continuer de défendre ce rôle de « passeur » et cet « amour très sincère pour le texte » qui dépassent les étiquettes professionnelles et relient tous les tous les acteurs et actrices de la chaîne du livre.
Reste à découvrir si, une fois revenu dans son rôle pour présenter sa rentrée d’hiver 2026, de Philippe Besson à Pauline Delabroy-Allard en passant par Odile d’Outremont, Cécile Desprairie, la primo-romancière Julia Lepère ou encore l’autrice mexicaine Dahlia de la Cerda, l'éditeur parvient à éviter les surenchères – et à ne pas faire pester ses amis libraires.
Directrice des éditions Rageot, Murielle Couëslan dévoile sa vision du marché young adult. De l'essoufflement de la romantasy à l'émergence de l'horreur, en passant par le succès critique de Scarlett et Novak, le roman ado d’Alain Damasio, elle décrypte les évolutions et les doutes d'un secteur en pleine mutation.
En 2004, l’Unesco attribuait à Édimbourg le label « Ville de littérature », faisant de la capitale écossaise la première du réseau des villes créatives, aujourd’hui riche de plus de 400 métropoles. Une consécration dont cette cité des lettres a depuis largement tiré profit.
Satisfait du taux de remplissage de la billetterie, le directeur général du Festival du livre de Paris, qui se tiendra du 17 au 19 avril, évoque sans détour les turbulences financières de l'année écoulée, les arbitrages stratégiques qui ont permis de redresser la barre, et sa feuille de route pour faire du Grand Palais un lieu de dialogue, et non de tensions, pour l'ensemble de la filière.
Par
Éric Dupuy
,
Jacques Braunstein
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