400 traducteurs aux Rencontres de la traduction du Salon du livre de Paris

400 traducteurs aux Rencontres de la traduction du Salon du livre de Paris

La deuxième édition de ces rencontres professionnelles a fait le plein juste avant l'inauguration d'un Salon du livre qui fera la part belle à la traduction.

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Par Catherine Andreucci,
avec ca,
Créé le 15.03.2012 à 00h00,
Mis à jour le 15.03.2012 à 00h00

Ils sont venus pour se retrouver, échanger sur un métier qu'ils exercent en solitaire, entendre des personnalités reconnues parler de leur pratique... Environ 400 traducteurs, majoritairement des traductrices d'ailleurs, ont répondu présent aux deuxièmes Rencontres de la traduction qui se sont tenues, jeudi 15 mars, au Salon du livre de Paris en amont de son inauguration.

A la tribune, des passionnés se sont succédé pour parler du travail de toute une vie comme André Markowicz s'attelant aux oeuvres complètes de Dostoïevski, du «désir de rendre une certaine étrangeté dans le texte français» pour Khaled Osman traducteur de l'arabe et de Naguib Mahfouz, ... du rôle aussi des éditeurs. «Je suis toujours pleine de doutes quand je rends un texte et je suis très demandeuse de cet autre regard, très précis, du dialogue qui s'installe pour enfin parler du texte !», a lancé Julie Sibony, traductrice de l'anglais. Rôle qui est aussi de faire connaître une oeuvre. «La traduction est un moyen de faire exister l'oeuvre telle qu'elle n'a jamais été reçue ou comprise», a rappelé Sylvie Martigny, des éditions Tristram.

Au coeur de l'activité des éditeurs, la question de la retraduction a été longuement débattue. «Honneur au premier traducteur qui se jette dans une oeuvre avec les moyens du bord d'un navire qui a fait ses preuves !, a lancé Jean-Pierre Lefebvre, traducteur de l'allemand. Très souvent, une première traduction n'a pas pu rendre de la modernité de l'oeuvre. Pour Heine, tant qu'il n'y avait pas eu Apollinaire, les traductions l'avaient fait régresser vers du Lamartine ou du Musset.»

Proposés par le Salon du livre en partenariat avec le Centre national du livre, l'Association des traducteurs littéraires de France et le magazine Books, ces débats sur le thème «Echanges économiques, échanges littéraires» ont été moins mouvementés que l'année dernière, lorsque les questions de rémunération étaient au coeur des échanges.

Il faut dire que depuis, les discussions professionnelles entre traducteurs et éditeurs se sont rouvertes après 18 ans d'interruption, sous l'effet du rapport de Pierre Assouline au CNL sur La condition du traducteur. Elles ont débouché sur la refonte du «Code des usages pour la traduction d'une oeuvre de littérature générale», que le Syndicat national de l'édition et l'ATLF signeront symboliquement samedi 17 mars sur le stand du CNL au Salon du livre.


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