200 participants au congrès de l’ADBDP | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 01.10.2014 à 17h39 (mis à jour le 01.10.2014 à 21h18) Bibliothèques

200 participants au congrès de l’ADBDP

Les 28e journées d’études de l’ADBDP se sont déroulées du 29 septembre au 1er octobre à Montbrison. - Photo © V. HEURTEMATTE/LH

Les 28e journées d’étude de l’Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt se sont concentrées sur les moyens de conforter les BDP comme des acteurs de la politique sociale dans les territoires qu’ils desservent.

Organisées à Montbrison (Loire) du 29 septembre au 1er octobre, les 28e journées d’étude de l’Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt (ADBDP) ont donné l’occasion aux quelque 200 participants de réfléchir à la manière dont leurs établissements pourraient s’investir dans l’action sociale. “Les bibliothèques peuvent contribuer à la réussite scolaire, à l’insertion sociale, à l’éducation tout au long de la vie et au développement économique”, a souhaité la présidente de l’ADBDP, Laëtitia Bontan, en ouvrant ces journées.
 
Nombre de départements font déjà le lien entre action culturelle et action sociale : dans une enquête menée en 2012 par les Directions régionales des affaires culturelles (Drac) auprès des conseils généraux, 80 % des répondants, soit la moitié des départements, indiquaient faire de la cohésion sociale un axe prioritaire de leur politique culturelle. Aussi les BDP, encore assez peu impliquées dans l’action sociale, sont-elles allées puiser l’inspiration dans les initiatives menées dans les bibliothèques municipales, dont plusieurs étaient présentées lors du congrès.

L’exemple de la médiathèque-centre social de Signy-L’Abbaye (Ardennes), petite commune de 1361 habitants, a particulièrement retenu l’attention de l’assistance : né en 2007 de la forte volonté de deux élus d’allier le culturel et le social, cet équipement n’a cessé depuis de développer ses activités et sa fréquentation. Son budget a suivi, grimpant de 160 000 euros à l’ouverture à 450 000 euros en 2014.
 
“Notre profession se pose des questions existentielles face Internet. Alors qu’en fait, c’est notre rôle social et nos espaces physiques comme lieu de rencontre et de lien intergénérationnel qui sont indispensables”, a souligné Mehdi Mokrane, directeur de la bibliothèque départementale de Savoie et de Haute-Savoie.
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