Vincent Monadé (CNL) veut une "nation de lecteurs" pour 2018 | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 22.01.2018 à 17h48 (mis à jour le 22.01.2018 à 19h22) CNL

Vincent Monadé (CNL) veut une "nation de lecteurs" pour 2018

Vincent Monadé - Photo OLIVIER DION

Pour ses vœux de début d’année, le président du Centre national du Livre, Vincent Monadé, a dévoilé les chantiers à venir pour l’institution, entre soutien à la promotion accentué et dématérialisation des demandes d’aides.

"Dire adieu à 2017 n’aura pas été un crève-cœur. L’année, chacun le sait, a été mauvaise. Ou, à tout le moins, en demi-teinte", débute le président du Centre national du livre (CNL), Vincent Monadé, lors de ses vœux le lundi 22 janvier.

Tout en rappelant l’explication "nécessaire, mais non suffisante" d’une année présidentielle défavorable au marché du livre, le président du CNL déplore "un problème structurel", celui "de la place du livre dans notre société". "Depuis des années, inexorablement, le nombre de grands lecteurs diminue", regrette-t-il.

Face à cet état des lieux, les vœux de début d’année de l’institution se veulent combatifs. En 2018, l’institution affirme son soutien aux "professionnels qui, eux, sont sur le champ de bataille". Pour cela, les dispositifs d’aides sont renfloués et diversifiés.
 
Pour la librairie, la fin des distinctions

Alors que les députés supprimaient l’amendement destiné à étendre le label LIR aux grands groupes en décembre 2017, la réforme du label pilotée par le ministère de la Culture se fera en concertation avec le CNL.

Par ailleurs, l’institution proposera que "les prêts du CNL aux librairies ne marquent plus la différence entre celles qui sont indépendantes et celles qui appartiennent à des groupes d’édition", a affirmé Vincent Monadé. La logique est celle de contrer "un adversaire commun", précise le président du CNL en évoquant Amazon. Les subventions aux librairies du CNL sont aujourd’hui plafonnées à 35 % des dépenses éligibles pour "les sociétés dont les libraires sont les actionnaires majoritaires", contre "25 % dans les autres cas". Le CNL prévoit de décloisonner le plafonnement aux librairies détenues par les éditeurs.
 
Pour l’édition, un soutien à la promotion

A destination des éditeurs, la nouvelle subvention qui appuie les initiatives de promotion du livre, adoptée le 16 mars 2017, verra son enveloppe doubler en 2018 pour atteindre les 400000€.
 
Pour les auteurs, une meilleure rémunération

"La rémunération des auteurs lors de leurs interventions pendant les festivals a été, je le crois, une réforme juste et justifiée", s’est félicité Vincent Monadé, ajoutant que cette rémunération, devenue systématique en 2017, aura permis le versement de 2 millions d’euros "directement aux auteurs concernés". En 2018, la réflexion du CNL portera sur l’établissement d’un plan destiné aux auteurs, sur les questions de soutien social et de travail de promotion, et qui sera proposé à la ministre de la Culture.

Pour les festivals, plus de conventions

Concernant les festivals et manifestations littéraires, le CNL compte s’engager dans la signature de conventions triennales avec les communes et les régions, prenant modèle sur l’action du ministère de la Culture pour le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Evoquant les grands rassemblements de Brive, Montreuil, Saint-Malo ou encore Nancy, "l’essentiel aujourd’hui me parait de sécuriser leurs financements", précise Vincent Monadé.
 
Pour le CNL, la dématérialisation

"En 2018 ouvrira le nouveau portail numérique de demande d’aides du CNL", annonce enfin le président. Ouvert à partir du 1er mai 2018 pour les demandeurs, le nouveau portail dématérialisera les aides du CNL pour simplifier les démarches.

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