Un nouveau cadre pour l'Inspection générale des bibliothèques | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 27.09.2019 à 17h16 (mis à jour le 01.10.2019 à 10h35) Bibliothèque

Un nouveau cadre pour l'Inspection générale des bibliothèques

La façade du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche - Photo LPLT - CC BY-SA 3.0

A partir du 1er octobre, l'Inspection générale des bibliothèques rejoint une nouvelle entité interministérielle appelée Inspection générale de l'Education, du sport et de la recherche.

En préparation depuis plusieurs mois, l'Inspection générale de l'Education, du sport et de la recherche (IGÉSR) entrera officiellement en fonction mardi 1er octobre. Cette nouvelle inspection interministérielle regroupe dans une entité unique quatre instances jusque-là indépendantes : l'Inspection générale de l’Education nationale (IGEN), l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la recherche (IGAENR), l'Inspection générale de la Jeunesse et des sports (IGJS) et l'Inspection générale des bibliothèques (IGB).

L'IGÉSR, qui rassemble désormais 280 inspecteurs, hérite de quatre grandes missions: l'appui au ministère de la Culture, pour lequel elle agit par délégation, ainsi qu'aux directions de ses trois ministères de tutelle, Education nationale et jeunesse, Enseignement supérieur, recherche et innovation, et Sports; l'expertise auprès des ministres et des établissements (universités, académies, collectivités territoriales); l'évaluation des établissements, des structures et des politiques publiques via le contrôle des services et des personnels.

Cinq collèges thématiques et six pôles transversaux

Elle est organisée en cinq collèges thématiques: expertise disciplinaire et pédagogique; établissements, territoires et politiques éducatives; jeunesse, sport et vie associative; enseignement supérieur, recherche et innovation; bibliothèques, documentation, livre et lecture publique.

C'est ce collège, appelé BD2L, qu'ont rejoint les 10 inspecteurs de l'ex IGB. Leurs missions restent semblables et prévoient en particulier "le suivi des bibliothèques, conformément aux dispositions réglementaires, notamment celles relatives au contrôle technique et scientifique des bibliothèques des collectivités territoriales et à l'inspection des services communs de la documentation des universités". Un article du décret de création de L'IGÉSR précise que le collège BD2L ne peut compter moins de 10 conservateurs généraux ou conservateurs en chef des bibliothèques.

Transversalité

L'un des grands objectifs de cette nouvelle inspection est de développer la transversalité entre ses différentes composantes. Chaque inspecteur pourra ainsi intervenir dans un collège "en mode mineur", c'est à dire à hauteur de 20 % de son temps de travail.

Autre exemple, les groupes d'échange et d'information réuniront une fois par mois les inspecteurs des différents collèges intervenant sur une même région. Six pôles transversaux ont également été créés, auxquels les inspecteurs des cinq collèges sont invités à participer: coordination des missions; affaires juridiques et contrôle; affaires internationales; voie professionnelle et apprentissage; ressources humaines et formation; suivi de la fusion.

"L'intégration de l'IGB au sein de cette grande inspection ouvre des perspectives très intéressantes, confiait un inspecteur à Livres Hebdo. Cela va nous permettre de mieux faire connaître et de valoriser notre travail auprès des autres collèges avec lesquels nous avons des problématiques communes. Travailler en collaboration sur certaines thématiques telles que le numérique ou la vie associative sera très enrichissant pour tout le monde".

Déménagement en 2020

Dans le courant de l'année 2020, l'IGÉSR s'installera dans l'aile Langevin du bâtiment du site Descartes du ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, situé rue de la Montagne Sainte-Geneviève, au cœur du quartier latin.

"Presque deux siècles après sa création, en 1822, Il s'agit là d'un changement historique pour l'Inspection générale des bibliothèques", souligne Benoît Lecoq, ancien doyen de l'IGB.
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