Travaux au siège d'Actes sud: Françoise Nyssen regrette "une négligence" | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec afp, le 02.07.2018 à 13h09 (mis à jour le 02.07.2018 à 14h43) Polémique

Travaux au siège d'Actes sud: Françoise Nyssen regrette "une négligence"

Françoise Nyssen, ex-présidente d'Actes Sud, et Jean-Paul Capitani en mai 2017. - Photo OLIVIER DION

La ministre de la Culture, en visite à Arles pour les Rencontres internationales de la photographie s'est exprimée dans La Provence pour justifier les infractions aux règles d'urbanisme et de sécurité concernant le siège d'Actes sud, révélées par Le Canard enchaîné ces deux dernières semaines.

La ministre de la Culture et ex-présidente d'Actes Sud Françoise Nyssen a déclaré dans une interview à La Provence ce lundi regretter une "négligence", après avoir été épinglée par Le Canard Enchaîné pour des irrégularités lors de travaux au siège de la maison d'édition, dans le centre classé d'Arles. "Ce n'est pas une question politique et cela ne me concerne pas directement", a ajouté la ministre.

Dans ses deux dernières éditions, Le Canard Enchaîné avait révélé une série d'irrégularités constatées lors de visites de contrôle dans le pâté de maison de la cité des Bouches-du-Rhône où Actes Sud a notamment installé ses bureaux, une librairie, un restaurant et un cinéma.

Selon l'hebdomadaire, une demande de régularisation des travaux entrepris à partir de 2011, n'aurait été déposée qu'en 2017, après l'entrée de Françoise Nyssen au gouvernement, au nom d'une SCI contrôlée par son mari, Jean-Paul Capitani, qui l'a remplacée à la tête de la maison d'édition.

Un délai trop long

"Les démarches ont été accomplies dans les règles mais avec un délai d'un an qui a valu infraction", s'est justifiée Françoise Nyssen, qui doit se rendre aujourd'hui à Arles pour y lancer les Rencontres internationales de la photographie et présenter plusieurs propositions pour une meilleure rémunération des photographes. "Depuis plusieurs années, Jean-Paul Capitani a lancé la régularisation des travaux (...) en lien avec la mairie", explique-t-elle dans La Provence. "J'espère que cet épisode ne fera pas oublier ce qu'Actes Sud doit à Arles et ce que Arles est devenu à travers cette merveilleuse aventure éditoriale et culturelle", a conclu la ministre.

Le Canard Enchaîné a révélé qu'un avis défavorable à la poursuite de l'exploitation de certains locaux a été donné par une commission de sécurité en 2011, sans suite, après des travaux illégaux, et que d'autres travaux, comme une surélévation de bâtiment et la pose de climatiseurs en façade, avaient été réalisés à partir de 2013 sans respecter les prescriptions de l'architecte des bâtiments de France ou avec un permis de construire périmé. Dans l'hebdomadaire, Jean-Paul Capitani avait assuré que les travaux de surélévation n'avaient "jamais fait l'objet d'aucune contestation" et que les travaux d'extension de la librairie ne nécessitaient "aucune déclaration ou autorisation préalable".
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