sciences et techniques

Recentrage sur les essentiels

Photo DANIEL RIFFET/GAMMA

Recentrage sur les essentiels

Dans un contexte difficile, les éditeurs scientifiques et techniques resserrent leur production sur leurs thèmes de prédilection. La plupart affichent pourtant une politique volontariste en maintenant leur volume de parutions et en actualisant leur offre avec de nouvelles collections et de nouvelles maquettes.

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Par Véronique Heurtematte,
Créé le 17.05.2013 à 00h00,
Mis à jour le 03.04.2014 à 17h10

Se recentrer sur son cœur de métier et ses spécialités, rendre plus attractive son offre, développer raisonnablement le numérique : en ces temps difficiles, les éditeurs d’ouvrages scientifiques et techniques adoptent une attitude pragmatique, entre prudence et volontarisme. Ils maintiennent globalement le nombre de leurs publications annuelles, modernisent leurs collections ou en créent de nouvelles. Mais chaque projet est plus mûrement pesé et réfléchi qu’auparavant. L’heure n’est plus aux tentatives audacieuses ni aux expérimentations risquées : il s’agit avant tout de préserver le chiffre d’affaires.

Moyennant tout cela, les éditeurs présentent un bilan de l’année 2012 plutôt satisfaisant dans la conjoncture actuelle. Dunod attribue à l’important travail de refonte de ses collections entrepris l’année dernière le maintien d’un chiffre d’affaires qualifié de « correct ». Mais, au prix d’efforts importants, «pour que cela fonctionne, il faut se montrer encore plus créatif et innovant qu’auparavant, sur le fond comme sur la forme, observe François Bachelot, directeur éditorial sciences et techniques chez Dunod. Il faut aller chercher les sujets qui sont au cœur de l’actualité ». Lavoisier affiche également une politique volontariste avec le renforcement de son équipe éditoriale et, là aussi, la modernisation de ses maquettes, qui passent à la bichromie ou à la couleur. Le groupe France agricole revendique un chiffre d’affaires en nette hausse, une performance en grande partie due au renforcement de la présence en librairie de ses publications vendues historiquement surtout en VPC. C’est aussi à une forte progression des ventes en librairie, de 10 % par rapport à 2011, que Quæ attribue ses bons résultats de l’année passée.

Cepaduès se réoriente sur des titres destinés à l’entreprise avec des ouvrages sur l’ingénierie système, l’innovation dans les PME-PMI, le management de projets. En aéronautique, domaine dont il est spécialiste mais qui se trouve actuellement en mauvaise posture, l’éditeur publie surtout des livres écrits directement et uniquement en anglais, pour viser le marché international. Chez EDP Sciences également, on note que de plus en plus de chercheurs souhaitent publier directement en anglais. «L’enjeu est triple, explique le P-DG, Jean-Marc Quilbé, retenir les auteurs français, attirer les étrangers et se placer à un niveau de marché supérieur. » Les Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), elles, déclarent avoir pu maintenir leur chiffre d’affaires en 2012 grâce à leur politique de niche. Leur production se stabilise à une soixantaine de titres par an, mais le processus de sélection s’est durci. Au Moniteur, on annonce une année 2012 « satisfaisante » mais un début 2013 plus difficile malgré quelques succès, en particulier celui de La construction, comment ça marche ?, tiré à 3 000 exemplaires et déjà épuisé.

Technip, porté par l’activité pétrolière toujours soutenue dans le monde, revendique un chiffre d’affaires en légère hausse en 2012. Mais l’éditeur spécialisé prévoit tout de même de réduire sa production en 2013 de 12 à 8 nouveautés. Il compte en revanche consolider sa présence sur le marché américain, qui représente pour lui un débouché important.

Chacun son domaine

Chaque éditeur creuse les sujets sur lesquels il est reconnu. Technip a entrepris une réactualisation de ses collections et enrichit sa production dans le domaine des énergies, avec par exemple en juin Le partage de la rente pétrolière : état des lieux et bonnes pratiques et Comment partager la rente pétrolière ? Les enseignements d’une expérience africaine. Vuibert renforce son offre universitaire, en particulier avec la création d’une nouvelle collection, « Les fondamentaux en licence 1 ». La filiale d’Albin Michel publie quelques titres au carrefour des sciences et des techniques comme Introduction à l’acoustique et à ses applications, et Physique statistique. Il maintient également une production régulière en culture scientifique, notamment avec un Précis de philosophie de la physique paru en début d’année et, en octobre, un Almanach de l’Univers, constitué de fiches en couleurs, ainsi que Les volcans de l’extrême, qui traite le sujet sous les angles scientifique, géographique et historique.

Le groupe France agricole resserre sa production sur des livres à forte valeur d’usage pour son public cible, les agriculteurs, autour de sujets porteurs tels que les solutions alternatives en agriculture et la santé animale. Sont prévus en 2013 : Le colza, un ouvrage complet sur le sujet, Argentine-Brésil (Campagne & compagnie) et Agriculture du monde (France agricole). Dunod alimente sa collection « Les cahiers techniques », créée en 2012 pour accueillir des ouvrages destinés aux ingénieurs et aux techniciens et constitués de fiches outils exposant des savoir-faire et leurs applications concrètes. La thermique du bâtiment et La commande électronique des moteurs sont annoncés au premier semestre. La maison développe aussi certains domaines comme l’audiovisuel et la vidéo pour les professionnels, avec notamment des ouvrages traitant des techniques numériques appliquées au son et à l’image, ou encore du graphisme. Au programme : Tu n’utiliseras point le Comic Sans, 100 principes fondamentaux de l’identité visuelle des marques, Design graphique pour les écrans. Dunod mise aussi sur les grosses sommes, telles que Génie climatique, mis à jour cette année, qui compte 1 800 pages avec un prix public de… 440 euros.

Chez Lavoisier, on privilégie également les ouvrages de référence, comme Le préparateur en pharmacie (1 880 pages, 128 euros), qui bénéficie d’une nouvelle édition cette année. « Les professionnels ont besoin de ces ouvrages pour connaître les avancées dans leur domaine », justifie Emmanuel Leclerc, directeur éditorial livres de Lavoisier. Les PPUR se concentrent sur quelques sujets ciblés comme les sciences forensiques, avec des titres sur L’analyse criminelle ou Investiguer le cybercrime. Une thématique porteuse : leurs trois ouvrages sur les techniques d’interrogatoire parus à la fin de 2012 sont déjà épuisés. Les PPUR investissent également cette année la culture numérique avec, à partir de septembre, une nouvelle collection qui accueillera des petits essais sur les enjeux technologiques. Quæ poursuit également ses publications très spécialisées comme Mémento de l’agronome ou Nutrition et alimentation des chevaux, et, dans la collection « Nature et société », une nouvelle collection créée à la fin de 2012, Etre agriculteur aujourd’hui. L’éditeur s’ouvre parallèlement à un public plus large. A côté de sa collection « Clés pour comprendre », qui accueille des ouvrages grand public écrits par des scientifiques (en 2013, Les oiseaux ont-ils du flair ? et Qu’est-ce qu’une agriculture écologiquement intensive ?), il lance cette année une nouvelle collection, « Enjeux sciences », pour un public averti et sur des sujets d’actualité (La biomasse, une énergie d’avenir ?). Quæ étoffe également sa collection « Essais » avec, au premier semestre, L’écologie est-elle encore scientifique ? et Quel avenir pour le cerf, le chevreuil et le sanglier ?.

Belin poursuit de même sa production de livres au contenu très solide mais qui se veulent accessibles aux lecteurs avertis. Paraissent notamment au printemps Les gènes voyageurs, Higgs : le boson manquant, Incertitudes sur le climat et La vie, et alors ? Débats passionnés d’hier et d’aujourd’hui dans la collection « Regards », ainsi que, dans une nouvelle collection, « Cerveau & psycho », relayant les découvertes récentes en sciences du cerveau, Le cerveau mélomane et Le monde des émotions.

Le BTP toujours solide

Bien que le secteur du BTP soit en difficulté, les livres concernant ce secteur continuent, eux, de bien se vendre. Aux PPUR, la construction et l’architecture, de même que l’ingénierie et le génie de l’environnement, sont des thématiques qui fonctionnent bien. «Ce public professionnel garde un bon pouvoir d’achat et reste très attaché au livre », analyse Olivier Babel, directeur des PPUR. La maison a prévu plusieurs titres cette année, dont Assainissement des bâtiments par des façades en bois, Evaluation parasismique des bâtiments existants, Mares et étangs et Sylviculture. Eyrolles a décidé de réinvestir le public des professionnels du bâtiment et les étudiants. Il développe sa production sur des sujets d’actualité tels que les économies énergétiques, le béton, la réglementation thermique 2012 (entrée en application en janvier 2013), et il consacre notamment plusieurs ouvrages à la construction en bois : Manuel de l’ingénierie bois, Construction de maisons à ossature bois… L’éditeur crée aussi une nouvelle collection, « Enseignement professionnel & formation continue », dont les premiers titres sont Manuel de l’étude de prix : entreprises du BTP et Maître d’œuvre bâtiment : guide pratique, technique et juridique, avec l’ambition de repositionner sa marque dans les filières de l’enseignement technique.

Le Moniteur, de son côté, se recentre sur les ouvrages très techniques destinés aux ingénieurs. A noter, dans sa production 2013, Assainissementnon collectif et Conception et mise en œuvre des garde-corps dans la collection d’ouvrages synthétiques et opérationnels « Mémento illustré » ; ainsi que Menuiseries extérieures et Plomberie, gaz, fumisterie parmi les « Guides des bonnes pratiques », une série initiée en 2012. Le Moniteur prend aussi cette année le tournant du développement durable avec plusieurs titres au programme dont Les trames vertes urbaines et Réussir la planification et l’aménagement durables. Un choix tardif, parfaitement assumé : «Nous publions maintenant sur des thèmes désormais bien établis, officialisés par une réglementation ou une normalisation, et sur lesquels nous avons du recul », indique Thierry Kremer, directeur éditorial. Dans le domaine de la construction, Dunod poursuit son activité avec des titres tels que Techniques & détails de construction en architecture d’intérieur, Peaux de béton, Matériaux et architecture durable. Terre vivante publie en mai Bâtiments performants dans sa collection « Tous pour la planète », un exposé de 11 équipements de tous types.

Informatique : coller à l’actualité

Concentrée sur quelques éditeurs historiques, la production de livres d’informatique se maintient. Elle reste étroitement liée, plus encore que sur d’autres segments, à l’actualité des logiciels et aux pratiques des usagers. Selon Micro application, trois grandes thématiques animent le marché actuellement : la sortie de Windows 8, le développement de sites Web et le traitement numérique de l’image. Chez cet éditeur, la collection « Le guide complet » continue sa progression, tandis que sur le marché grand public, « 200 % visuel » a profité de la modernisation de sa maquette en 2012. « Les gens ont toujours besoin de livres de référence proposant une information complète et organisée qui n’existe pas sous cette forme sur Internet », estime Eric Kalasz, directeur général de Micro application.

Très dynamique, ENI a lancé en octobre dernier trois nouvelles collections : « Marketing book », qui compte 12 titres sur le Web marketing et qui a connu un très bon démarrage ; « Solutions business », destinée aux chefs de projet et qui aborde des sujets comme la gestion commerciale, la comptabilité, le e-learning, toujours en lien avec un outil informatique ; et « Objectif pro », avec des titres tels que Gérez efficacement vos mails, Rédigez efficacement vos rapports et thèses, et Gérez vos contacts professionnels avec Outlook. L’éditeur propose également des ouvrages juridiques, notamment un Guide juridique des contrats en informatique et un Guide juridique de l’e-commerce. Le tout pour répondre à une tendance que souligne Antoine Gilles, responsable de la communication chez ENI : « Les compétences de nos clients doivent de plus en plus être transversales. »

Eyrolles maintient une production importante, en lien avec une actualité toujours dense. L’éditeur annonce notamment Les bases de données NoSQL, premier livre en français sur cette nouvelle génération de bases de données, et une nouvelle édition de Réussir son référencement Web, qui reste une des meilleures ventes de son catalogue en informatique. L’éditeur continue à œuvrer pour faire exister des rayons sur l’informatique en librairie. « Il faudrait rapprocher les livres d’informatique traitant de sujets comme les smartphones ou les iPad du secteur des livres pratiques », plaide Eric Sulpice, directeur éditorial.

Dunod a réorganisé son offre en fonction des informations tirées de son étude menée en 2012, qui a identifié trois types de publics professionnels pour l’informatique (les directeurs de systèmes d’information, les développeurs, et les graphistes et designers), et qui a confirmé l’intérêt toujours fort de ces lecteurs pour le livre papier. L’éditeur réserve désormais sa collection historique en informatique aux DSI, et lancera en septembre une collection pour les développeurs, inspirée des livres de cuisine américains, proposant une réponse immédiate à une question. Elle abordera des sujets porteurs : la programmation IOS ou le système d’exploitation Android.

Volontarisme numérique

Comme dans le reste de l’édition, le marché des livres numériques en sciences et techniques peine toujours à prendre son essor. Dunod, qui propose depuis longtemps un catalogue d’ebooks très étoffé, reconnaît que les ventes restent marginales. «Sur le marché industriel, ça ne prend pas, constate François Bachelot. Les professionnels qui veulent s’informer continuent d’acheter des livres. En revanche, ils se montrent intéressés par des offres couplées numérique-papier. » Chez Lavoisier aussi, autre acteur historique du livre numérique en sciences et techniques, les ventes restent faibles. L’éditeur a décidé de privilégier le format PDF à l’ePub, « pas adapté à la complexité de nos mises en page », explique Emmanuel Leclerc. Chez EDP Sciences, qui propose aussi tout son catalogue courant en version PDF, les ventes représentent moins de 3 % du chiffre d’affaires global. L’éditeur a en revanche ouvert une plateforme de livres en open access « gold », financés par les institutions des auteurs. Technip propose tout son catalogue en anglais en version numérique sur le marché américain, très demandeur de ce support, et réfléchit désormais à la création d’une offre comparable pour la France, même si le marché n’a pas la même maturité. « Les professionnels américains préfèrent consulter nos ouvrages, gros et lourds, sous forme numérique, explique Alexandra Lepinay, directrice éditoriale chez Technip. En France, la demande est moins forte. Mais vu la difficulté croissante pour être présent en librairie, cela devient indispensable de proposer notre catalogue en version ebooks. »

Le groupe France agricole réfléchit au développement d’une offre en s’appuyant sur les résultats de l’enquête menée auprès de son public en 2012 et qui révèle que les lecteurs ne sont pas attirés a priori par le livre numérique, mais se montrent séduits quand ils ont l’occasion de tenter l’expérience. Chez Cepaduès, qui vend déjà des ebooks, l’heure est également à la réflexion : «Nous envisageons de proposer des compléments éditoriaux et des fichiers ePub enrichis, mais il n’y a pas de pression de la part du marché », souligne Jean-Pierre Marson, directeur éditorial. Le Moniteur, jusqu’à présent peu convaincu, a entrepris d’élaborer son offre numérique. Actuellement, une trentaine de ses livres techniques sont disponibles sur plusieurs plateformes, dont celle de l’éditeur réservée à ses abonnés. Il compte poursuivre la numérisation en privilégiant les titres épuisés. « Le coût des livres numériques a beaucoup baissé, souligne Claire de Gramont, directrice des éditions du Moniteur. Nous pouvons nous lancer moyennant un investissement raisonnable. »

Les PPUR, qui proposent actuellement 200 de leurs 600 titres en version numérique, convertissent progressivement l’ensemble de leur catalogue. Elles envisagent de regrouper leurs ouvrages académiques sur une plateforme sécurisée à destination des bibliothèques universitaires et des institutions. Vuibert propose depuis plusieurs années des compléments numériques à ses livres imprimés mais ne dispose pas d’offre de livres numériques dans le domaine des sciences. «Nous n’avons pas noté de demande pour cela », justifie François Cohen, directeur éditorial de Vuibert.

Quelques rares éditeurs obtiennent cependant des résultats plus significatifs. Quæ, qui propose tous ses titres en PDF sur cinq plateformes différentes et sur son propre portail, déclare que les ventes de ses livres numériques ont totalisé 5 % du chiffre d’affaires global en 2012. Mais il y a le revers de la médaille : « Cela demande beaucoup de travail et il faut animer en permanence », tempère Jean Arbeille, directeur général. Chez ENI également, on annonce une forte croissance des ventes d’ebooks qui représentent désormais une part « non négligeable » du chiffre d’affaires. Chez Micro application, on relève que les ventes sont très inégales selon les sujets et les titres. Tout comme chez Eyrolles, qui revendique toutefois des ventes en progression. En informatique, les livres numériques représentent désormais 6 % du chiffre d’affaires total de la maison. L’éditeur produit quelques titres en « pure ebook », dans le domaine de la photo notamment, qui peuvent atteindre les 1 500 ventes, et croit fermement à la pertinence du développement d’une offre numérique importante. « Nous subissons le piratage, mais nous sommes convaincus que le meilleur moyen de le contrer est de proposer une offre légale attractive, plaide Eric Sulpice. Les titres les plus piratés sont aussi ceux qui se vendent le mieux. » <

Sciences & techniques en chiffres

La production d’ouvrages de sciences

Source : Livres Hebdo/Electre - Nouveautés et nouvelles éditions en sciences de la nature et mathématiques.

A 935 nouveautés et nouvelles éditions, contre 990 l’année précédente (- 5,9 %), la production d’ouvrages scientifiques recule pour la troisième année consécutive et se situe désormais à un niveau inférieur à celui de 2006.

La production d’ouvrages techniques

Source : Livres Hebdo/Electre - Nouveautés et nouvelles éditions en techniques industrielles, génie civil, technologie des communications, électronique, technologie des transports, aéronautique, agronomie, agroalimentaire, bâtiment et construction.

En chute en 2011, le nombre de nouveautés techniques bondit de 6,7 % en 2012, à 828 titres. A la diminution en bâtiment-construction et agronomie répondent de fortes hausses en techniques industrielles, transports et communications.

Les ventes d’ouvrages stm

Source : Livres Hebdo/i+C - Ventes dans le commerce de détail par rapport au même trimestre de l’année précédente.

A - 3,5 % sur l’ensemble de l’année dernière, le commerce de détail des livres scientifiques, techniques et médicaux demeure sensiblement plus déprimé que la moyenne du marché du livre, qui se situe à - 1,5 % sur l’année 2012.

Equilibrer fonds et nouveautés comme en littérature

Avec 3 000 titres en sciences dont 1 300 références en informatique, Le Furet du Nord à Lille fait partie des librairies, de moins en moins nombreuses, qui entretiennent un rayon important dans ces domaines, même s’il a tendance à se réduire. « C’est un fonds important, qu’il n’est pas du tout question de supprimer, même s’il est vrai qu’on le resserre d’année en année car les ventes sont en baisse constante », indique Marie-George Gaunand, chef du rayon universitaire, médecine, sciences, informatique. Celle-ci fait vivre son rayon comme un rayon littérature en équilibrant nouveautés et livres de fond. « Il y a des sujets porteurs comme la physique quantique, et quelques auteurs phares tels que Cédric Villani, qui servent de locomotives. » Les bases de la programmation, la création de sites Web ou de blogs font également partie des thèmes prisés par les clients, sans doute heureux de trouver ici ce qu’Internet ne peut leur offrir : un échange et la possibilité de feuilleter les livres. « Les gens nous demandent souvent des conseils et peuvent passer des heures à feuilleter les livres », témoigne Marie-George Gaunand. <


17.05 2013

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