Pour ses 10 ans, Lettres du monde s'ouvre à toutes les littératures

Jens Christian Grøndahl

Pour ses 10 ans, Lettres du monde s'ouvre à toutes les littératures

Pour l'occasion, le festival dédié aux littératures étrangères invite des auteurs de différents continents.

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Créé le 02.08.2013 à 00h00,
Mis à jour le 02.08.2013 à 00h00

Pour ses 10 ans, le Festival Lettres du monde, qui se déroulera à Bordeaux et en Aquitaine du 5 octobre au 14 décembre, rendra hommage non pas à un pays comme c'était le cas les années précédentes, mais à des écrivains venus des quatre coins du monde : Eduardo Berti (Argentine), José Carlos Llop (Espagne), Percival Everett (Etats-Unis), Leïla Sebbar (Algérie), Jens Christian Grøndahl (Danemark), Charif Majdalani (Liban), Annelise Roux (France), Peter Stamm (Suisse) ou encore Eva Almassy (Hongrie). «Nous avions envie de réinviter certains écrivains», confie Cécile Quintin, co-directrice de ce festival avec Olivier Desmettre.

Rencontres, lectures partagées, lecture en musique, siestes littéraires et musicales et ateliers auront lieu. La soirée d'ouverture se déroulera le 9 octobre au théâtre Molière Scène d'Aquitaine à Bordeaux. Pour les 10 ans du festival, un recueil inédit des textes de 38 auteurs, invités par le festival depuis 2004, sera offert au public pendant les rencontres du festival.

Bilan mitigé

Des rencontres dont l'organisation s'avère de plus en plus difficile, regrette Cécile Quintin. Les bibliothèques, librairies et médiathèques sont de plus en plus réticentes à accueillir ces événements. «Nous n'arrivons pas à lancer une dynamique chez ces professionnels, à mettre en place de nouvelles envies», regrette la co-directrice. Selon elle, ces réticences s'expliquent en partie par «les nouveaux objectifs de fréquentation de ces établissements, qui recherchent davantage du spectaculaire que de la littérature pure car cela fait venir davantage de public».

La fréquentation des rencontres varie beaucoup selon le thème choisi : «Il y a eu de l'engouement pour l'Argentine et la Chine, beaucoup moins pour la Catalogne, constate Cécile Quintin. Les lecteurs ont parfois des a priori par rapport à certains types de littérature».

Côté financement, le bilan est aussi mitigé. Certaines villes ont fait le choix de ne pas s'engager sur des subventions cette année, pour des raisons économiques. Si le Centre national du Livre augmente ses subventions et le Conseil régional Aquitaine ne les a pas baissées, l'association reçoit moins de subventions de la part du Conseil général de Gironde. Autre évolution : «Il s'écoule de plus en plus de temps entre la validation en commission et le versement de l'acompte», regrette Cécile Quintin, qui, en attendant, doit avancer les frais.


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