Plusieurs auteurs, dont deux académiciens, apportent leur soutien à Charles Kermarec | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, le 22.10.2018 à 00h37 (mis à jour le 22.10.2018 à 12h04) Librairie

Plusieurs auteurs, dont deux académiciens, apportent leur soutien à Charles Kermarec

La librairie Dialogues à Brest.

Erik Orsenna, Michel Serres, Jean Rouaud, Hervé Hamon et cinq autres auteurs, ainsi qu'une libraire et une ex-libraire de Dialogues s'émeuvent dans un texte transmis à Livres Hebdo d'une "cabale" qui "vise l'honneur" du P-DG de l'entreprise de librairie et d'édition brestoise mis en examen à la suite d'une plainte pour agression et harcèlement sexuel.

"Nous, libraires et auteurs qui avons côtoyé et, pour certaines, au quotidien, Charles Kermarec, fondateur de la Librairie Dialogues à Brest, ne pouvons qu’être effarés par l’accusation dont il fait l’objet", écrivent, dans un texte transmis le 20 octobre à Livres Hebdo, neuf auteurs, une libraire et une ex-libraire de Dialogues qui estiment que le P-DG de l'entreprise brestoise "est frappé par une cabale qui le vise dans son honneur" et indiquent faire "confiance à la justice pour l'établir".

Cosignée par les écrivains Erik Orsenna et Michel Serres, de l'Académie française, Jean Rouaud, prix Goncourt, Hervé Hamon et Alain Rémond, le poète Yvon Le Men, les auteurs Irène Frachon, Christiane Frémont et Paul Goupil ainsi que par l'éditrice Olimpia Bogdan-Verger, ancienne libraire chez Dialogues et par Géraldine Delauney, qui y est toujours libraire, cette prise de position survient après la mise en examen de Charles Kermarec, révélée le 15 octobre par le quotidien brestois Le Télégramme, qui a fait état d'une "plainte pour agression et harcèlement sexuel, déposée par une salariée pour des faits qui se seraient déroulés à l'intérieur du magasin".

Les signataires, qui soulignent avoir "assez travaillé avec lui pour savoir que, ni dans ses propos, ni dans son comportement, [ils n'ont] été témoins de la moindre ambiguïté, a fortiori envers les femmes", se disent "indignés que la presse se soit fait l’écho, sans aucune enquête ni vérification, de ce qu’elle appelle des 'témoignages concordants' en matière de harcèlement sexuel, laissant entendre que les faits reprochés sont avérés alors que l’enquête est en cours. Ces 'témoignages', en réalité, ne sont que rumeurs ou rumeurs de rumeurs, la presse mêlant conflits de travail et frasques d’un autre ordre", assurent-ils, espérant que "ces prétendues informations seront reconnues pour ce qu’elles sont : du vent".
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