A Miami, la librairie des exilés cubains ferme ses portes

Marta et Juan Manuel Salvat, les propriétaires de la librairie Universal de Miami © DR

A Miami, la librairie des exilés cubains ferme ses portes

Nouvelles technologies, nouvelles habitudes de lecture, nouvelles générations : c'est la fin d'une époque pour le fondateur de cette institution locale.

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Créé le 26.04.2013 à 00h00,
Mis à jour le 26.04.2013 à 00h00

La librairie Universal, haut lieu de rencontre des exilés cubains à Miami (Floride, Etats-Unis), fermera ses portes le 20 juin prochain, rapporte The Miami Herald dans un article du 26 avril.

Le fondateur de la première librairie espagnole de Miami, Juan Manuel Salvat, 73 ans, est né à Cuba. Il lutte contre la révolution cubaine de Castro en 1959 et finit par s'exiler aux Etats-Unis. Il vend d'abord quelques livres espagnols sur Cuba, puis lance sa librairie en 1965 ainsi que sa propre maison d'édition, Ediciones Universal.

Des écrivains et intellectuels exilés publient leurs ouvrages chez lui. Il s'agit surtout d'ouvrages sur la culture, l'histoire, la politique, l'art et la littérature cubaine et latino-américaine. Juan Manuel Salvat a publié plus de 1 600 titres en 48 ans.

Pour expliquer la fermeture de son établissement, le libraire pointe les avancées du numérique, tablettes et sites de vente en ligne, mais pas seulement. Il explique aussi que les enfants des exilés cubains lisent désormais en anglais. La plupart ne sont jamais allés à Cuba, et beaucoup ne pensent qu'à une chose : survivre. «Ils ne pensent pas aux livres», constate Juan Manuel Salvat.
26.04 2013

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