Livre Paris 2018 : week-end neigeux, week-end heureux | Livres Hebdo

Par Isabel Contreras, le 19.03.2018 à 00h07 (mis à jour le 19.03.2018 à 12h13) Bilan

Livre Paris 2018 : week-end neigeux, week-end heureux

Dimanche 18 mars après-midi à Livre Paris. - Photo O.DION/LH

Dimanche soir, les éditeurs et libraires exposants à Livre Paris 2018 tiraient un bilan positif de la 38e édition de la manifestation, enregistrant pour la plupart une fréquentation et des ventes en hausse, notamment le samedi.

Au sortir du week-end des 17 et 18 mars, la majorité des exposants à la 38e édition de Livre Paris avaient le sourire.

"Nous allons réaliser un chiffre d’affaires de près de 50000 euros", affirme Arthur de Saint Vincent, directeur général d’Hugo & Cie. L’éditeur, qui tenait un stand pour la première fois à Livre Paris, se félicite surtout de l'affluence autour de la star de son catalogue, Anna Todd, auteure de la saga romance After, qui a rassemblé samedi après-midi plusieurs centaines de lectrices. 

Feel-good books
Chez Harlequin (Harper Collins), les auteurs de romance comme Emily Blaine ou Sophie Jomain ont elles aussi attiré les acheteuses, l’éditeur assurant avoir enregistré une hausse de 20% des ventes en cumulé par rapport à 2017. Un public majoritairement féminin au salon du livre ? "Que nenni !", s’exclame Véronique Cardi, la directrice générale du Livre de poche en montrant une photo d’un homme qui arbore avec fierté un exemplaire d’Au petit bonheur, la chance!, d’Aurélie Valognes (Mazarine). D’après l’éditrice, les quatre titres de cette auteure à succès de feel-good books, dont deux ont été réédités au Livre de poche, se sont écoulés à près de 600 exemplaires durant le weekend. "Nous avons déjà atteint dimanche soir le chiffre d’affaire de l’année dernière", précise Véronique Cardi.

"Pari réussi" aussi pour Bragelonne qui a fait son grand retour au salon. "Nous avons surtout remarqué avec plaisir les synergies entre nos marques. Quand une maman prenait un roman feel-good ou romance, son fils se tournait plutôt vers la fantasy de Castelmore", observe Leslie Palant, directrice de communication de Bragelonne. 

Les passionnés de littérature young adult étaient légion encore cette année à Livre Paris. A l'emplacement occupé par Madrigall, qui regroupe notamment Gallimard, Flammarion et Casterman, de longues queues se sont formées pour voir Diana Gabaldon (Outlander, J’ai lu) mais surtout Robin Hobb (Le fou et l’assassin, Pygmalion et J’ai lu).

Embouteillages de poussettes 
Chez Univers Poche, Marissa Meyer (Chroniques lunaires, PKJ) a cartonné en signatures mais aussi sur la scène young adult qui n’a pas désempli du week-end, tout comme la scène jeunesse, d’après sa programmatrice Sylvie Chabroux. Côté BD, Dargaud, Lombard et Dupuis (Média-Participations) ont eux enregistré une augmentation de 18% des ventes en cumulé par rapport à 2017.

La météo aurait joué dans ces chiffres en hausse. Samedi après-midi, alors que la neige tombait sur Paris, des centaines de visiteurs se pressaient dans les allées. De nombreux embouteillages impliquant poussettes et files de lecteurs attendant, parfois assis à même le sol, leurs dédicaces, ont paralysé les allées du salon. L’Ecole des loisirs a enregistré ce jour-là une augmentation de 40% de ses ventes par rapport à 2017. Gilles Legardinier, Delphine de Vigan, Bernard Werber, Tatiana de Rosnay, Amélie Nothomb, Agnès Martin Lugand ont notamment fait carton plein.

Le Premier Ministre Edouard Philippe a lui aussi contribué à bloquer les accès lors de la séance de signature de son essai Des hommes qui lisent (J-C Lattès), mais plutôt en raison de son dispositif de sécurité.

"Une bonne ambiance"
Si les organisateurs, Reed Expo et le Syndicat national de l’édition, ont laissé entendre que la fréquentation de cette 38e édition est en hausse de 10% par rapport à 2017, aucun chiffre n’a encore été rendu public. Néanmoins, de l’avis général, la programmation sur la grande scène, les scènes thématiques (young adult) et professionnelles (Les coulisses de l’édition) ont été un succès. "Les rencontres étaient très stimulantes, on sentait la curiosité", réagit Marie-Christine Conchon, P-DG d’Univers Poche.

"Une bonne ambiance" pour les libraires du stand Actes Sud. "C’est très plaisant d’échanger avec ceux qui connaissent le catalogue ou ceux, curieux, qui ont besoin de conseils. Le bilan humain est plus que positif", se félicite Marie-Claire Pleros, libraire à L’Arbre à lettres. Le bilan financier semble pour le moment "égal" à celui de l’année dernière, soit 15 000 euros de moins qu’en 2016.

Si Chloé Azuelos, de la libraire de Folies d’encre à Montreuil et responsable du pavillon Lettres d’Afrique, enregistre une baisse des ventes de 15%, elle l’explique par des signatures "moins grand public" que celles de l’année dernière. "Mais nos ventes hors dédicaces, notamment le fond, ont été meilleures qu’en 2017", nuance-t-elle. "Le public ne vient pas seulement au salon du livre pour rencontrer un auteur mais pour acheter des titres rares", explique de son côté Anne Ghisoli, responsable de la librairie Gallimard à Paris. Elle rapppelle que l'éditeur a ainsi déplacé jusqu’à la Porte de Versailles la collection complète de la Pléiade.

Après une matinée dédiée aux professionnels, Livre Paris ouvrira une dernière fois ses portes au grand public lundi 18 mars à midi. 
 

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