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Les romans français les plus sélectionnés des Grands prix d'automne 2020

Les romans français les plus sélectionnés des Grands prix d'automne 2020

Les titres en français sélectionnés par les jurés des sept grands prix littéraires d'automne sont moins nombreux que l'an dernier. Seuls cinq premiers romans ont été retenus.

Par Isabel Contreras, Marine Brugier-Dutournier,
Créé le 01.10.2020 à 20h02,
Mis à jour le 03.10.2020 à 14h03

Les jurés des grands prix d'automne 2020, ont-ils moins lu ? La crise sanitaire, a-t-elle affecté les envies de lecture ou plutôt les envois de services de presse courant l'été ? Les sélections de romans français des sept grands prix d'automne 2020 en littérature  - Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Décembre, Interallié et Académie française - révèlent une baisse record des titres retenus: 55 contre 63 l'an dernier. Une contre performance d'autant plus marquée que leur nombre avait progressé de 19% entre 2017 et 2019. Sur ces 55 écrivains, 22 sont des romancières (voir notre tableau des 55 sélectionnés).

Cette concentration met en lumière une poignée d'auteurs présents sur plusieurs listes. Parmi les favoris, trois romanciers concourent sur 4 prix, dont le Goncourt: Sarah Chiche avec Saturne (Seuil), Hervé Le Tellier avec L'anomalie (Gallimard) et Irène Frain avec Un crime sans importance (Seuil). Sept écrivains sont en lice pour trois prix.

Madrigall en majesté
 
Les sélections par groupes éditoriaux


Madrigall reste, cette année encore, le groupe avec le plus grand nombre de romans retenus. Gallimard et P.O.L s'adjugent cinq titres chacun tandis que Flammarion en place deux. A noter que Yoga d'Emmanuel Carrère (P.O.L) est le seul titre sélectionné parmi les 55 romans à se classer actuellement dans le Top 20 des meilleures ventes. Chez Hachette Livre, quand Stock et Grasset défendent quatre romans chacun, Fayard, Calmann-Lévy et Lattès affichent un titre chacun. Chez cette dernière maison d'édition, le seul roman, Une piscine dans le désert de Diane Mazloum, arrive en force puisqu'il concourt sur trois récompenses: le Femina, le Médicis et le Renaudot.

Chez Média Participations, le Seuil incrit pas moins de quatre romans tandis que L'Olivier, éditeur du Goncourt l'an dernier, compte notamment sur Jean-Pierre Martin (Les fous), en lice pour le Goncourt et le Médicis.

De beaux démarrages

Les primo-romanciers payent les pots cassés de cette rentrée littéraire marquée par la crise sanitaire. Seuls cinq se sont glissés sur les récompenses les plus prestigieuses. Parmi eux, Hugo Lindenberg avec Un jour ce sera vide, paru chez Bourgois. Une bonne nouvelle pour cette maison d'édition qui a présenté cette année sa première rentrée littéraire française depuis l'arrivée de Clément Ribes. La manufacture de livres réussit à faire figurer son seul roman de la rentrée signé par le primo-romancier, Laurent Petitmangin (Ce qu'il faut de nuit), déjà lauréat du prix Stanislas.

Les deuxièmes sélections des grands prix tombent dès jeudi 1er octobre avec le Renaudot. Les jurées du Femina ainsi que le jury du Médicis dévoileront leurs deuxièmes listes le lendemain.



 

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