L’écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique | Livres Hebdo

Par Cécilia Lacour, le 02.10.2017 à 14h33 (mis à jour le 02.10.2017 à 15h36) Disparition

L’écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique

Anne Bert - Photo COPIE D'ÉCRAN/FRANCETV

Atteinte d’une maladie incurable, l’auteure est décédée lundi 2 octobre, euthanasiée à sa demande. Son dernier ouvrage, Le tout dernier été, paraîtra chez Fayard le 4 octobre.

L’écrivaine et militante pour le droit à mourir, Anne Bert, a été euthanasiée le matin du lundi 2 octobre en Belgique, "comme elle l’avait souhaité", a annoncé sa fille à l’AFP. Elle était atteinte, depuis 2015, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive, aussi connue sous le nom de maladie de Charcot.
 
Née le 4 mars 1958 à Bordeaux, Anne Bert est mandataire judiciaire à la protection des majeurs jusqu’en 2003. Six ans plus tard, elle publie son premier ouvrage, un recueil de nouvelles érotiques, L’eau à la bouche (Blanche, et réédité en 2011 en poche chez Pocket), suivi de Perle (Hors collection, 2011, réédité à La Musardine en 2016), L’empire des femmes (Tabou, 2012, réédité un an plus tard) et S’inventer un autre jour (Tabou, 2013).
 
Militantisme
 
En 2014, l’auteure évoque la thématique de l’euthanasie dans son roman Epilogue selon Marguerite (Ex Aequo) avec Line, mandatée pour s'occuper d'une vieille femme précaire, qui refuse que sa vie soit prolongée à tout prix. Les deux femmes commencent par s'opposer, avant de passer un pacte.
 
Les médecins diagnostiquent à Anne Bert la maladie de Charcot en septembre 2015. Dès lors, l'écrivaine prend officiellement position en faveur de l’euthanasie. Le 15 janvier 2017, elle publie, sur son blog, une lettre ouverte aux candidats de l’élection présidentielle dans laquelle elle réclame "le droit de choisir sa fin de vie".
 
Le 4 octobre, Fayard publiera Le tout dernier été dans lequel Anne Bert raconte son choix de mourir. "Après la déjà paralysante sidération dans laquelle m’a plongée l’annonce [de sa maladie, ndlr], j’ai décidé d’écrire sur ma fin de vie afin de me réapproprier ce fantasme si intime, en m’affranchissant de celui de notre culture et la loi française nous imposent", écrit-elle dans l’avant-propos de son témoignage.

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