Pour sa 5e édition, le prix Voix d’Afriques couronne Pascal Boroto pour son premier roman Le Nom de ma mère (JC Lattès). L’auteur de la République démocratique du Congo, actuellement en résidence à l’Institut français de Kinshasa y a reçu vendredi 20 mars sa récompense en présence du président du jury Mohamed Mbougar Sarr et de la directrice générale de JC Lattès Véronique Cardi.
Initié par les éditions JC Lattès, RFI et la Cité internationale des arts, le prix « Voix d’Afriques » est destiné à faire émerger de jeunes autrices et auteurs du continent africain. Les lauréats précédents ont reçu des prix (comme celui de la Vocation pour Nincemon Fallé et Ces soleils ardents), ont été traduits et reconnus comme les promesses des littératures africaines.
« Participer à l’élan et au dynamisme culturel africain »
Présidé par Mohamed Mbougar Sarr, le jury est composé de Véronique Cardi, Anne-Sophie Stefanini, Catherine Fruchon-Toussaint et Hemley Boum. Le prix a été décerné le jour de la sortie du livre en République démocratique du Congo dans le cadre d’une semaine spéciale célébrant les littératures africaines et l’auteur viendra ensuite à Paris pour une résidence à la Cité internationale des arts.
« En créant ce prix nous voulions imaginer des échanges magnifiques, proposer des co-éditions à des éditeurs africains, participer à notre place à l’élan et au dynamisme culturel africain, indiquent les éditions JC Lattès dans un communiqué. Chacun à sa façon, Yaya Diomandé, Fann Attiki, Ernis, Nincemon Fallé, et cette année Pascal Boroto, nous ont offert des romans bouleversants, un regard et une langue unique. »
« Nous avons initié le prix pour faire émerger de jeunes autrices et auteurs du continent africain francophone, et mettre en avant une nouvelle génération d’écrivains, qui illustre tous les talents d’un continent, d’une littérature riche, engagée, précise Véronique Cardi. Pascal Boroto en est l’incarnation même, lui qui travaille comme enquêteur dans les camps de déplacés, au sein d’équipes de collecte de données du Fonarev (Fonds national des réparations des victimes créé par la République démocratique du Congo en 2022). Pour faire entendre les histoires qu’on lui a confiées, il a fondé Les Voix des oubliés qui irrigue son premier roman, Le nom de ma mère, lequel est donc notre lauréat paru cette semaine. »
Pascal Boroto sera en résidence à la Cité internationale des arts à Paris du 2 avril au 28 mai.