Proclamation

Le palmarès du prix Robert Ganzo de poésie 2026

Maram Al-Masri - Photo Philippe Barnoud

Le palmarès du prix Robert Ganzo de poésie 2026

Les deux lauréates, Maram Al-Masri et Laure Morali, seront mises à l'honneur le 24 mai à Saint-Malo pendant le festival Étonnants Voyageurs.

Par Louise Ageorges
Créé le 26.03.2026 à 16h14

Sous l’égide de la Fondation de France, le jury des prix Robert Ganzo de poésie a dévoilé le 10 mars les lauréats de ses prix de printemps. Créés en 2007 pour célébrer la vitalité et la diversité de la poésie francophone, ces prix distinguent cette année deux voix majeures : Maram Al-Masri et Laure Morali.

Maram Al-Masri remporte le Grand prix de poésie Robert Ganzo

Le Grand prix de poésie Robert Ganzo 2026 est attribué à Maram Al-Masri pour l’ensemble de son œuvre, et notamment pour la réédition de son recueil Je te menace d’une colombe blanche (Bruno Doucey, 2026).

Poétesse syrienne installée en France depuis 1982, Maram Al-Masri s’impose comme une figure majeure de la poésie contemporaine. Après des études de littérature anglaise à l’Université de Damas puis en Angleterre, elle choisit l’exil et se consacre désormais entièrement à l’écriture, à la poésie et à la traduction. Écrivant en arabe comme en français, elle assure elle-même la traduction de ses textes. 

« La pureté cristalline de ses poèmes va à l’essentiel de la vie et des émotions. La poésie contemporaine s’éclaire par cette voix singulière, empreinte de sensualité, d’engagement et d’authenticité », a salué le jury dans un communiqué.

Elle succède à Joël Vernet, lauréat de l’édition 2025.

Laure Morali remporte le prix spécial Robert Ganzo

Le prix spécial Robert Ganzo, dit « L’Orénoque », distingue quant à lui Laure Morali pour l’ensemble de son œuvre, notamment pour Personne seulement (Mémoire d’encrier, 2023).

Écrivaine et poète, Laure Morali, née en France en 1972, passe son enfance en Bretagne avant de s’installer à Montréal, où elle vit aujourd’hui. En 2024, elle réalise l’adaptation théâtrale du roman Kukum de Michel Jean. Elle a également signé plusieurs films documentaires et collabore régulièrement à la revue Apulée (Zulma).

« Entre les histoires et leur géographie, entre soi et l’autre, Laure Morali jette des ponts et tend la main. Elle habite notre langue par un poème qui refuse d’attendre l’heure de mieux vivre sur la terre, sous un ciel qui n’est jamais loin », ont ajouté les membres du jury à propos de son œuvre.

Elle succède à Seyhmus Dagtekin, récompensé en 2025.

Plusieurs rendez-vous pour célébrer les lauréates

Les deux poètes seront mises à l’honneur à Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo le 24 mai 2026, au Marché de la Poésie à Paris le 4 juin, à la Maison de la Poésie à l’automne, puis à Lille en décembre.

Le jury, présidé par Alain Borer, réunissait cette année Jacques Bonnaffé, Claudine Delaunay, Yvon Le Men, Dominique Sampiero, Nathalie Swan et Axel Wiegandt.

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