Le livre français se fraie un chemin dans une foire de New Delhi en chantier | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, à New Delhi, le 10.01.2018 à 11h05 (mis à jour le 10.01.2018 à 14h20) Inde

Le livre français se fraie un chemin dans une foire de New Delhi en chantier

David Foenkinos rencontre les lecteurs de La délicatesse sur le stand de son éditeur en hindi, Rajpal, le 9 janvier 2018 à la 26e Foire internationale du livre de New Delhi. - Photo F.PIAULT/LH

A l'invitation de l'Institut français en Inde, le P-DG de Madrigall, Antoine Gallimard, le nouveau directeur général du Bief, Nicolas Roche et plusieurs responsables de droits ont profité de la 26e Foire internationale du livre de New Delhi pour prendre le pouls des multiples marchés indiens.

En général, chaque début d'année, elle accueille quelque 1 million de visiteurs. Cette année pourtant, l'affluence à la 26e Foire internationale du livre de New Delhi, du 6 au 14 janvier, devrait se révéler sensiblement inférieure. La faute au grand chantier de rénovation qui met le site de foire de Pradati Maidan, au centre Est de la capitale de l'Inde, sens dessus dessous. "La manifestation accueille environ 30000 visiteurs par jour, contre 100000 les années précédentes", estime Thomas Abraham, directeur général d'Hachette India.
La foule sur le stand Penguin Random House, le 6 janvier 2018 à la 26e Foire internationale de New Delhi. - Photo F.PIAULT/LH

L'Union européenne étant invitée d'honneur, l'Institut français en Inde a saisi l'occasion pour convier plusieurs éditeurs français à venir découvrir le marché, ou plutôt les marchés indiens, dont les contours épousent ceux des 22 langues officiellement reconnues dans la Fédération indienne, dont l'anglais (seule langue parlée sur tout le territoire, mais seulement par 5 ou 6% de la population), l'hindi, le malayalam, le bengali, le tamoul, l'ourdou ou encore le marati.

Figure emblématique de la délégation, invité parmi une douzaine d'écrivains européens, David Foenkinos est venu participer à des débats à la foire et dans une université, rencontrer les lecteurs de La délicatesse sur le stand de son éditeur en hindi, Rajpal & Sons et à la librairie Oxfort Bookstore.

Autour de lui, le P-DG de Madrigall, Antoine Gallimard, le directeur général Nicolas Roche et Christine Karavias pour le Bief, les responsables des droits Anne Risaliti (Hatier, Didier jeunesse), Judith Oriol (Gallimard) et Judith Becqueriaux (Denoël), également présidente de la commission internationale du Syndicat national de l'édition, ont enchaîné les rendez-vous avec leurs confrères indiens.
Antoine Gallimard et Nicolas Roche sur le stand du Bief, le 6 janvier 2018 à la 26e foire internationale du livre de New Delhi. - Photo F.PIAULT/LH
Antoine Gallimard était également invité à prononcer, dimanche 7 janvier, un discours au "CEO speach" qui a réuni pour la sixième année consécutive dans un hôtel de la ville environ 120 à 150 figures de l'édition indienne et invités étrangers. "L'Europe est bien plus qu'un marché intérieur régulé par de multiples textes. C'est une réalité culturelle et intellectuelle vivante, partageant des aspirations communes", a plaidé le P-DG de Madrigall, pour qui "si la littérature romanesque s'est développée en Europe et en France au 19e siècle, c'est parce qu'elle incarnait un projet politique. L'édition européenne s'est développé sur une intention démocratique et libérale toujours présente aujourd'hui", a-t-il martelé.

"Le marché du livre peut être mis en péril pr les pratiques anticoncurrentielles des géants du net, a aussi averti Antoine Gallimard. Nous devons être collectivement vigilants pour ne garder que le meilleur des évolutions technologiques".

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