L’auteure Marie Gaulis est morte | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 30.09.2019 à 18h13 DISPARITION

L’auteure Marie Gaulis est morte

Marie Gaulis - Photo DR

La romancière est morte à La Chaux-de-Fonds (Suisse) le 19 septembre, des suites d’une longue maladie.

L’auteure suisse Marie Gaulis est décédée le 19 septembre, des suites d’une longue maladie a annoncé la maison d'édition suisse Zoé.
 
Née en 1965 à Thonon-Les-Bains, Marie Gaulis avait entrepris des études de lettres à Genève, puis rédigé une thèse sur Vasso Kalamara et Antigone Kefala, des écrivaines grecques d’Australie," deux femmes dont l'écriture lui paraît exprimer et refléter les préoccupations d'une communauté à la recherche de son identité" décrit l’ouvrage. Elle a obtenu par la suite un doctorat en littérature grecque moderne en 2001.
 
Entre Grèce et Australie
 
Marie Gaulis a vécu pendant 10 ans en Australie, pays qu’elle a raconté à travers deux ouvrages. Dans Terra incognita (Métropolis, 2002), aujourd’hui indisponible, elle a raconté sa lutte contre les fantômes de la maison qu’elle a occupé et qui continuent de la poursuivre. Avec Les Rêves des naturels, l'auteure s’est intéressée aux Aborigènes et raconte le bouleversement de leur mode de vie à l’arrivée des Européens sur leurs terres.
 
Spécialiste de la Grèce, elle a traduit et adapté Farces et facéties de Karaghiozis: Le château des fantômes, publié chez Zoé le 28 septembre 2005. Ce personnage principal du théâtre d’ombre grec et turc rend accessible et vivant une tradition à la fois littéraire et populaire qui relie la Grèce moderne à l'Orient.
 
Sur les traces de son père
 
Dans Lauriers amers (Zoé, 2010), elle a enquêté au Liban sur la mort de son père, l’écrivain genevois Louis Gaulis, tué lors d’une mission pour le Comité International de la Croix Rouge en mars 1978. Un récit dans lequel elle tente de comprendre entre fiction et reportage, reflet d’une recherche formelle qui traverse toute son œuvre.
 
Son dernier titre paru, Le Royaume des oiseaux (Zoé, 2016) dressait le portrait de deux couples de générations différentes pour raconter le lieu aimé de l’enfance, le château familial savoyard, un bonheur au goût sauvage. L'éditeur se souvient de "son écriture, ample et précise, au rythme lancinant" qui "est souvent empreinte de mélancolie mais aussi d’audace".

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