La Ligue des auteurs professionnels renouvelle son bureau | Livres Hebdo

Par Hervé Hugueny, le 18.03.2020 à 18h21 (mis à jour le 18.03.2020 à 19h00) AUTEURS

La Ligue des auteurs professionnels renouvelle son bureau

Photo LIGUE DES AUTEURS PROFESSIONNELS.

La plus jeune des associations d’auteurs confirme Samantha Bailly à sa présidence et fait le bilan d’une première année d’existence complète.

Dans une configuration très restreinte, la Ligue des auteurs professionnels a tenu le week end dernier son assemblée générale, renouvelé la moitié de son conseil d’administration après un vote en ligne, et fait le bilan d’une première année d’existence complète, depuis sa création en septembre 2018.

Manu Causse-Plisson, Sophie Dieuaide, Naïma Murail-Zimmermann, Betty Piccioli et Adrien Tomas entrent au conseil d’administration, aux côtés de Sophie Adriansen, Arleston, Samantha Bailly, Denis Bajram et Xavier Dorison dont le mandat sera en renouvellement l’an prochain. Samantha Bailly est réélue à la présidence, Benoît Peeters est vice-président, Betty Piccioli est secrétaire générale et la trésorière est Sophie Adriansen. Marie-Aude Murail, qui était vice-présidente, a été nommée présidente d'honneur, aux côtés de Joann Sfar et Tatiana de Rosnay.

56% d'écrivains

La Ligue compte 1807 membres à jour de leur cotisation (5 euros), qui se partagent à parts quasi égales entre hommes et femmes, selon les statistiques disponibles sur le site de l’organisation. Ils « se perçoivent à 45% comme auteur professionnel installé, à 33% comme auteur professionnel précaire, à 12% comme désireux de devenir auteur professionnel, à 8% comme auteur occasionnel, à 1% comme auteur amateur ». Dans leurs activités, ils se déclarent (uniquement ou simultanément) écrivain (56%), dessinateur (40%), scénariste (31%), traducteur (7%) et à 8% dans d'autres pratiques d'auteur. La BD est le secteur dominant (42%), suivie de la jeunesse presque au même niveau (40%) et du roman (37%), et plus loin, des documents (11%) et du para-roman (10%, contes, légendes, romans régionaux, nouvelles).
 
Elle fédère aussi des organisations adhérentes : la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, les Etats généraux de la Bande dessinée (co-fondatrices), la Guilde française des scénaristes, l’Alliance des agents littéraires français, l’association Central Vapeur (valorisation et diffusion des arts graphiques), l’Association des auteurs de bande dessinée (adaBD). Le SNAC, qui a fait partie des premiers adhérents, a quitté la Ligue début février.

Une réserve de 10000 euros
 
Dans le bilan de cette première année, les interventions auprès des pouvoirs publics à propos des questions sociales et fiscales et la médiatisation des problèmes concernant les auteurs ont pris une place importante, l’élément dominant étant le travail accompli autour de la mission confiée à Bruno Racine, en préparation des auditions et en suivi du rapport.
 
En dépit d’une cotisation très réduite, et du refus de recevoir des subventions pour conserver son indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics et des organismes de gestion collective, la jeune association, gérée au plus juste, a constitué plus de 10000 euros de réserves sur son premier exercice, « lui permettant de faire face à d’éventuelles réserves plus importantes ». L’association soumettra par ailleurs au vote de ses adhérents son projet de transformation en syndicat professionnel. L’ouverture d’une formation juridique assurée par un des adhérents, également avocat, est aussi envisagée.

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