La librairie Géronimo liquidée | Livres Hebdo

Par Cécile Charonnat, le 23.02.2015 à 19h07 (mis à jour le 23.02.2015 à 21h44) Metz

La librairie Géronimo liquidée

La librairie Géronimo à Metz, vient de fermer définitivement ses portes. - Photo DR

Sous le coup d’une procédure judiciaire, la librairie généraliste, installée au cœur de Metz depuis 39 ans, a tiré le rideau le 21 février.

Après 39 ans d’activité, dont les dernières économiquement sur le fil, l’historique librairie messine Géronimo, fondée par Jacques Fourès, a fermé ses portes définitivement samedi 21 février au soir.
 
En proie à des difficultés économiques et financières depuis au moins cinq ans, la librairie n’est jamais parvenue à redresser la barre. Après une cessation de paiement en 2013, une procédure de liquidation judiciaire avait été ouverte le 19 novembre 2014, avec poursuite d’activité jusqu’au 18 février 2015.
 
Il y a probablement eu des erreurs de gestion”, reconnaît Jacques Fourès dans les colonnes du Républicain Lorrain du 22 février. “Je suis un littéraire, j’ai une formation en philosophie, pas en gestion. Et quand on se développe comme ça, on n’a pas forcément les armes…”, ajoute le libraire.
 
Remplacée par l'espace jeunesse de Hisler-Even

Haut lieu messin, Géronimo était reconnue notamment pour la qualité de son assortiment, composé essentiellement de littérature, de jeunesse, de livres d’art et de graphisme, et la fréquence de ses animations, soutenue depuis plusieurs années par une association de lecteurs, La Méridienne.
 
Ses locaux, qui occupent 170 m2 rue Ambroise-Thomas, ont été attribués par le tribunal de grande instance à Simone Hisler, propriétaire de la librairie institutionnelle Hisler-Even, située juste en face. Elle projette d’y ouvrir un espace jeunesse.
 
Le projet de la chef d’entreprise, qui a racheté Grangier à Dijon en 2012, a été préféré à celui portée par l’ex-directrice de La Librairie des Halles à Niort, Anne-Marie Carlier.
 
Le dernier chiffre d’affaires connu de Géronimo date de 2009 et s’élevait à 732 000 euros. Il affichait déjà une régression de 11% par rapport à 2008.
 
 
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