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poche, local et sourires aux clients

“L’été, c’est 40 % de mon chiffre d’affaires annuel. On commence avec les opérations sur les poches, car je suis à vingt mètres de la plage. J’essaie de faire découvrir la librairie à des clients qui reviendront le reste de l’année. Donc, je suis très gentil avec eux ! Ils sont en vacances, ils ont le temps de discuter, de demander des conseils : le libraire, c’est un retour aux fondamentaux, un peu comme l’huile d’olive en Provence. Je fais une dédicace par semaine avec des auteurs locaux, je communique dans la presse locale. Je mise aussi sur l’offre régionale. L’année dernière, j’ai vendu 200 albums sur les villas balnéaires des Sables-d’Olonne à 45 euros ! Il ne faut pas oublier la rentrée littéraire qui arrive dès la mi-août. L’été, c’est une saison à ne pas rater, mais c’est aussi très lourd, car j’ouvre 91 heures par semaine, de 10 h à 23 h, sept jours sur sept. Et je suis tout seul.?

Pierre Denis, librairie Les Fables d’Olonne, aux Sables-d’Olonne.

opérations spéciales

“Chaque été, nous mettons en avant un éditeur en littérature, Gaïa cette année. Nous faisons des opérations spéciales, en poche, sur le fonds, en SF… Comme le mois d’août est le deuxième plus gros mois après décembre, il faut que l’on ait des choses à présenter. Nous avons gardé les nouveautés du printemps qui nous semblent intéressantes. On laisse filer les livres en stock pour préparer la place à la rentrée littéraire. De plus, nous ouvrons les lundis après-midi. Mais nous faisons peu d’actions hors les murs, car pas mal de nos salariés sont aussi en vacances.?

Philippe Saget, librairie Gwalarn, à Lannion.

surveillance et vente de masse

“Juillet et août sont nos meilleurs mois, mais on ne vend pas du tout les mêmes choses que le reste de l’année car la clientèle est très différente. Les touristes privilégient les romans en poche et les coloriages pour les enfants. Sinon, ce sont surtout des retraités, et ça s’équilibre avec l’histoire, le régionalisme, la cuisine, la santé. En septembre, le panier moyen remonte de 8 à 15 euros. Dès avril, je stocke car on n’aura pas le temps de faire des réassorts. Les dédicaces ne servent à rien : les touristes ne sont pas là pour ça, on fait d’ailleurs peu de conseil. Ces deux mois, c’est plus de la surveillance et de la vente de masse que notre travail de libraire. Je préfère l’avant et l’après-saison…?

Christian Duchesne, librairie Le Temps de lire, à Argelès-sur-Mer.

cuisine d’été et potagers

“Notre librairie est très saisonnière. Nous fermons en mai, cela nous permet aussi de lire et de préparer l’été. Nous avons aménagé les rayons pour proposer un important secteur cuisine d’été (barbecue, légumes, salades), un grand choix sur le jardinage et le potager, des guides naturalistes sur les fleurs, la montagne… Je mets en avant les poches. A la fin de la saison d’hiver, nous avons fait baisser les stocks de beaux livres, notre spécialité, pour faire de la place. C’est notre premier été et nous sommes plus prudents que pour l’hiver en termes de stock, car la fréquentation en montagne est aléatoire à cause du temps.?

Olivier Isaac, librairie-galerie Scarlett, à Megève.

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