"Enfant de perdition" de Pierre Chopinaud chez P.O.L | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 28.12.2019 à 10h00 (mis à jour le 30.12.2019 à 13h00) Un premier roman par jour

"Enfant de perdition" de Pierre Chopinaud chez P.O.L

Pendant les vacances de Noël, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée d’hiver. Dans Enfant de perdition, à paraître chez P.O.L, Pierre Chopinaud le narrateur raconte son enfance dans une banlieue lyonnaise entre différentes communautés.
 

"Mon père fabriquait des crânes. Il les exhibait dans la maison, non pas comme un chasseur exhibe l’os de sa proie comme un trophée - rien ne lui était plus odieux que la brutalité profane par quoi le chasseur dans un bosquet crève l’animal – mais comme un savant voyageur montre en l’objet rapporté l’indice de l’inconnu où il a été, par-delà les océans, ou par-delà la mort."

Dans les premières lignes d'Enfant de perdition, son premier roman, le narrateur raconte son enfance entre son père, biologiste dans un département de vivisection et sa mère italienne émigrée. Dans cette histoire qui réveille des monstres et des dieux, les quartiers et les enfants de différentes communautés se fascinent et se haïssent sur fond de guerre en Bosnie-Herzégovine.

Pierre Chopinaud livre un roman d'éducation sociale, érotique et politique où le particulier rejoint l’universel, dans une langue française littéralement redécouverte, "mise en état d’étrangeté à elle-même", selon ses mots.

Le primo-romancier s’engage comme volontaire, au milieu des années 2000, dans le sud de l’ex-Yougoslavie, auprès de populations minoritaires déplacées par les guerres. Il devient traducteur du romani. Il fait la connaissance de Pierre Guyotat et publie plusieurs textes et articles sur la culture rom et en faveur de l’émancipation de groupes minoritaires européens déplacés. Il dirige l’association La voix des Roms.
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