Inde

Dossier Inde : des Védas aux diasporas

Ganesh rédigeant le Mahabharata sous la dictée du sage Vyāsa. - Photo DOMAINE PUBLIC

Dossier Inde : des Védas aux diasporas

Spécialiste des littératures indiennes, mises à l'honneur à Livre Paris cette année, Anne Castaing décrit pour les lecteurs de Livres Hebdo les différentes traditions auxquelles puisent les écrivains contemporains. _ par Anne Castaing

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Créé le 14.02.2020 à 00h00,
Mis à jour le 14.02.2020 à 08h16

D'un abord insaisissable, les littératures indiennes se déclinent dans la pluralité, des grandes épopées sanskrites et des récits des héros de la mythologie hindoue aux poèmes du Nobel Rabindranath Tagore et au réalisme magique du très cosmopolite Salman Rushdie.

A la mesure d'un territoire presque aussi vaste que l'Europe où cohabitent autant de traditions que de langues, ce que l'on nomme plus volontiers le sous-continent indien (qui englobe l'Inde, mais aussi les Etats frontaliers du Pakistan à l'ouest, du Bangladesh à l'est, du Népal et du Bhoutan au nord, et du Sri Lanka et des Maldives au sud) est un espace où le littéraire côtoie, prolonge et même nourrit l'histoire, le politique et le social, depuis ses premières formulations au IIe millénaire avant J.-C. Si le paysage éditorial français donne la part belle à la modernité, elle-même foisonnante et par ailleurs largement diasporique, celle-ci se fait pourtant l'écho, volontaire ou non, de traditions parfois millénaires, aussi riches qu'iconoclastes.

Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature en 1913. - Photo DOMAINE PUBLIC

Un kaléidoscope de langues

La comparaison européenne n'est pas inappropriée, bien qu'elle minimise largement la réalité linguistique -indienne contemporaine : la Constitution indienne reconnaît 2 langues nationales, 22 langues officielles et plus de 400 langues minoritaires, dont certaines (comme le bhojpuri ou le rajasthani) comptent plusieurs dizaines de millions de locuteurs.

Les premières (l'anglais et le hindi) comme les secondes (bengali, télougou, sindhi...) et les troisièmes ont produit une littérature féconde, souvent mal connue du lecteur français : si l'on a pu lire les anglophones Salman Rushdie, Amitav Ghosh et Arundhati Roy, ou leurs prédécesseurs R.K. Narayan ou Raja Rao, le grand romancier hindi Premchand (1880-1936), gandhien et père du réalisme social en Inde, reste méconnu en dépit de son rôle majeur dans le mouvement nationaliste comme dans le développement de la prose en hindi. Des auteurs comme Mahasweta Devi pour le bengali, Saadat Hasan Manto pour l'ourdou, Amrita Pritam pour le penjabi, le dramaturge Girish Karnad pour le kannada ou le poète Koyamparambath Satchidanandan pour le malayalam ont pourtant marqué l'histoire littéraire moderne du sous-continent, tant par l'originalité de leur style que par le discours qu'ils ont pu produire sur l'histoire et la société indiennes.

Taslima Nasreen. - Photo C.TRUONG-NGOC/CC BY 3.0

Une langue régionale dite minoritaire comme le rajasthani possède elle aussi une tradition littéraire plutôt ancienne (on en situe les origines autour du XIIe siècle), dans des genres aussi variés que l'épopée, les contes populaires ou les chants mystiques. Elle reste pourtant largement postérieure aux littératures des grandes langues classiques, dont les premières formulations remontent au IIe millénaire avant JC pour le sanskrit, et au début de l'ère chrétienne pour le tamoul.

Salman Rushdie. - Photo SYRIE MOSKOWITZ

Les anciens comptoirs

Enfin, outre l'anglais, les langues des anciens comptoirs européens se sont implantées dans le domaine littéraire indien. D'abord le portugais, avec entre autres le fameux Os Brahmanes (Les Brahmanes, 1866) de Francisco Luis Gomes, goanais lusophone qui, dans ce roman à rebondissements, vise à condamner le système hindou des castes. Le français, de son côté, se développe principalement dans les anciens comptoirs de Pondichéry (Ari Gautier) ou de Mahé (M. Mukundan), ainsi que dans les diasporas de l'Océan indien (Ananda Devi et Barlen Pyamootoo à l'Ile Maurice) ou de l'Europe (Shumona Sinha, dont le roman Assommons les pauvres, publié en 2011 à L'Olivier, décrit les méandres de la demande d'asile en France). Toru Dutt, jeune fille issue d'une grande famille anglophile de Calcutta, adopta quant à elle le français à la suite d'un long voyage en Europe, et composa en 1879 Le Journal de Mademoiselle d'Arvers, publié à Paris à titre posthume comme l'ouvrage d'une « jeune et célèbre hindoue de Calcutta ».

Chetan Bhagat. - Photo VIRALI PANCHAMIA/CC BY 3.0

Ce kaléidoscope assez atypique témoigne de la nécessité de penser les littératures indiennes dans le cadre d'un espace géographique qui dépasse les frontières de l'Inde politique : l'ourdou, grande langue littéraire de l'Inde, est également la langue nationale du voisin pakistanais, quand le penjabi et le sindhi sont aussi dynamiques des deux côtés de cette même frontière ; le bengali, langue de Tagore, est aussi celle de la bangladaise Taslima Nasreen ; le tamoul compte plus de 70 millions de locuteurs en Inde, mais aussi près de 5 millions au Sri Lanka ; le népali, langue principale du Népal, est également parlé en Inde et au Bhoutan ; le bhojpuri, langue du saint-poète Kabir à la période médiévale, compte plus de 50 millions de locuteurs, dispersés dans le nord de l'Inde mais aussi aux îles Fidji, à l'Ile Maurice et en Guyane.

Le français et le portugais ne sont certes pas des langues indiennes, et pourtant elles le deviennent à part entière sous la plume de Francisco Luis Gomes ou de Mukundan...

L'héritage des Védas

A cette configuration géographique et linguistique s'ajoute celle des multiples héritages qui nourrissent les imaginaires littéraires dans le sous-continent indien. La tradition littéraire la plus ancienne est sans commune mesure celle de la production sanskrite, dont les premiers textes recensés (les Védas, composés aux alentours du XVe siècle avant JC) sont plutôt d'ordre philosophico-religieux. La dimension littéraire de ce corpus tient en effet d'avantage à sa forme - versifiée - qu'à son contenu, mais les Védas interrogent d'emblée la frontière ténue entre le littéraire et le non-littéraire dans le domaine indien, où le savant, l'imaginaire et le réel, voire l'historique, sont plus complémentaires que contradictoires.

Le sanskrit est aussi la langue d'un théâtre très codifié et d'une riche tradition narrative, dont témoignent par exemple les deux grandes épopées que sont le Mahabharata - qui met en scène les grandes figures de la mythologie hindoue dans une guerre entre deux clans rivaux - et le Ramayana - qui raconte l'exil homérique du roi Rama et l'enlèvement de son épouse Sita -, comme les florilèges de contes tels que Les Contes du vampire ou Les Panchatantra, fables animalières qui pourraient avoir inspiré Esope.

Du côté dravidien (au sud de l'Inde), le tamoul possède également une tradition littéraire très ancienne : la littérature dite du Sangam, corpus de 2 400 poèmes très sophistiqués aux thématiques amoureuses, sociales ou politiques, est datée du début de l'ère chrétienne, et constitue une source d'inspiration majeure dans l'imaginaire tamoul contemporain.

A partir du XVe siècle, le mouvement de la Bhakti (dévotion) qui visait à une redécouverte émotionnelle du lien divin, encouragea une production poétique et mystique considérable du nord au sud de l'Inde, et dont les grandes figures (le tisserand Kabir, la princesse Mira Bai) continuent d'inspirer les auteurs contemporains. A la même époque, Delhi est le centre d'un bouillonnement culturel important sous l'impulsion de l'Empire moghol, et le persan, lingua franca depuis le sultanat de Delhi au XIIIe siècle, conserva l'aura d'une langue littéraire majeure jusqu'au XIXe siècle, voire au-delà. L'héritage de Ghalib (m. 1869) est considérable dans la littérature moderne indienne, dans les langues vernaculaires comme chez des anglophones aussi cosmopolites qu'Amitav Ghosh ou Amit Chaudhuri.

Romans et nouvelles

Le grand romancier ourdou Intezar Husain rappelait souvent que son écriture devait tout autant aux traditions narratives sanskrite, persane et arabe qu'à la littérature anglaise ou, plus largement, européenne : il ne faut en effet pas minimiser l'impact de la présence britannique sur le développement de la forme romanesque en Inde, où le roman et la nouvelle sont aujourd'hui les genres les plus prisés. Les nombreuses revues littéraires qui fleurirent en Inde à partir de la fin du XIXe siècle ont d'ailleurs largement contribué à populariser la nouvelle, diffusée jusque dans les campagnes. Mais Husain identifie également là ce que Salman Rushdie et les auteurs dits postcoloniaux définissent comme l'hybridité culturelle, héritage de la colonisation : le développement du roman fut encouragé par la présence coloniale, mais il se nourrit d'une tradition narrative complexe, voire rhizomique, sous une forme écrite comme orale.

Si la poésie ou le théâtre restent extrêmement dynamiques dans l'Inde contemporaine, ils sont le produit d'une tradition qui va, pour le théâtre, du Kathakali à Brecht, et pour la poésie, du Sangam à la Bhakti, d'Omar Khayyam à Shakespeare et T.S. Eliot, qui ont tous les trois connu un écho retentissant. A l'inverse, nombre de romans contemporains, notamment rédigés en anglais (Amitav Ghosh), sont à l'évidence habités par une trame épique comme héritage d'une longue tradition.

L'anglais reste en termes de genre plutôt attaché au romanesque, bien que Bombay fut le centre névralgique d'une poésie de la dissidence, avec des figures comme Arun Kolatkar ou Arvind Krishna Mehrotra. Mais la réappropriation, voire la réinvention du tissu traditionnel n'en est pas moins présente, les adaptations et les réécritures étant légion dans le vaste corpus littéraire de l'Inde. En 1989, le roman Grand roman indien de Shashi Tharoor connut un succès qui dépassa les frontières de l'Inde pour quiconque pouvait reconnaître dans cette saga quelque peu loufoque une transposition de l'intrigue du Mahabharata (la Grande Inde) dans l'univers politique des années 1950-1980.

Autobiographies engagées

La modernité encouragea l'apparition de nouveaux genres, ou plutôt leur rayonnement : bien qu'on en situe les origines dans la littérature sanskrite de la pré-modernité, l'autobiographie devint le véhicule d'une littérature engagée, visant par exemple (comme dans la littérature dite dalite, écrit par, sur et pour les intouchables) à dénoncer la marginalisation et les violences quotidiennes subies par une communauté. Le fameux Jhootan (1997) de l'intouchable Omprakash Valmiki est considéré comme l'un des textes les plus frappants du genre, mais signalons également, en traduction française, Ma vie d'intouchable (1990) de Daya Pawar ou Sangati (2005) de Bama. Par ailleurs, le développement des technologies de l'information en Inde favorisa l'émergence des Engineer novels, romans semi-autobiographiques souvent de qualité discutable, et qui racontent sur le mode tantôt comique et tantôt dramatique les années de formation des jeunes filles et jeunes garçons dans les écoles d'ingénieurs. Véritable pionnier d'un genre, auteur aujourd'hui incontournable, Chetan Bhagat (Une nuit @ thecallcenter, 2007) initia une réflexion sur les transformations sociales suscitées par l'explosion des nouvelles technologies en Inde et leur attrait auprès des jeunes générations.

Depuis le milieu du XIXe siècle, la littérature a constitué un véritable véhicule politique en Inde, où elle a favorisé les débats anticoloniaux, la lutte contre l'intouchabilité, les conflits intercommunautaires ou les inégalités de genre. Elle a participé à la transmission des traditions, à la construction de la nation et à la consolidation des communautés, elle a fourni des arguments sociaux et politiques aux grands débats et popularisé les idéologies et les combats.

Radicalisations identitaires

Ainsi, nombre de grands auteurs furent engagés politiquement (Tagore, Premchand, Arundhati Roy), et nombre de politiciens furent aussi écrivains (Nehru, Gandhi). L'exemple de la littérature dalite confirme que l'écriture joua un rôle majeur dans la dénonciation des oppressions en Inde, où la littérature féministe est plus vivante que jamais. Ainsi Ambai, issue d'une famille de brahmanes orthodoxes du Tamil Nadu, dénonce-t-elle dans ses nouvelles (De haute lutte, 1996), les conditions de vie dégradantes des femmes comme des fillettes, qu'imposent des traditions domestiques rarement contestées. Taslima Nasreen, médecin bangladaise reconvertie dans l'écriture, révèle également les multiples ramifications de l'oppression masculine dans Lajja (1994), où elle brosse un triste tableau des conditions de vie de la minorité hindoue du Bangladesh.

La question communautaire, délicate depuis les années 1990, est en Inde plus virulente que jamais à l'heure de la montée fulgurante de l'extrémisme hindou et de la banalisation des politiques islamophobes. Vingt ans après le succès planétaire du Dieu des petits riens (1997), le dernier roman de la militante Arundhati Roy, Le Ministère du bonheur suprême (2017), dénonce la radicalisation des politiques identitaires en Inde à travers le récit mouvementé d'Anjam, femme transgenre musulmane, dans un Cachemire subissant au quotidien les coups indignes de la répression.

Ce roman révèle à quel point l'histoire récente et les modalités de son récit constituent un enjeu majeur de la littérature indienne contemporaine. Au-delà des grandes thématiques historiques - dont la partition de 1947, qui a donné lieu à une production littéraire de grande ampleur -, la réécriture du grand récit colonial puis postcolonial à l'aune de l'histoire individuelle constitue presque un topos de la postmodernité, du baroque Les enfants de minuit (1981) de Salman Rushdie, au brillant Kalikatha (1998) d'Alka Saraogi. Dans les deux cas, les soubresauts de la petite histoire viennent nourrir le déroulement de la grande Histoire, témoignant là d'une volonté de réappropriation d'une histoire dont la population fut exclue.

Migrations et diasporas

En signalant la complexité de l'histoire, de ses lectures, de ses écritures comme de son héritage, ces romans postcoloniaux resituent également l'exode et les migrations au cœur de ce long récit : les frontières furent dessinées et redessinées, les royaumes, les Etats et les communautés apparurent ou disparurent, les diasporas se multiplièrent, en Asie du Sud et au-delà.

La littérature indienne moderne de langue anglaise témoigne largement du déplacement hors-frontière du champ culturel puisqu'elle est largement produite en dehors de l'Inde. Ainsi Salman Rushdie est-il aujourd'hui citoyen américain, de même que la romancière Jhumpa Lahiri (L'Interprète des maladies, 1989), née au Royaume-Uni. Des auteurs comme Hanif Kureishi (né au Royaume-Uni), Rohinton Mistry (né à Bombay mais ayant grandi au Canada), Kiran desai (née aux États-Unis) ou V.S. Naipaul (né dans la communauté indienne de Trinidad), tous préoccupés par l'Inde et son héritage culturel, bousculent les frontières géographiques des littératures indiennes : s'agit-il d'une origine, d'une langue, d'une thématique, d'un décor ? A ces questions, Salman Rushdie répond que la littérature fournit justement une « patrie imaginaire » où peut se déployer la riche complexité de l'identité indienne contemporaine.

Anne Castaing est chercheuse au Centre de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS-EHESS) et spécialiste des littératures de l'Inde moderne. Elle codirige le Dictionnaire encyclopédique des littératures de l'Inde

Un marché à 10 milliards de dollars

La dernière étude du Bief (février 2020) rapporte que le marché du livre en Inde était estimé à 6,7 milliards de dollars en 2017 (c'est la plus récente estimation disponible).

Ce chiffre d'affaires inclut les ventes d'ouvrages importés, qui représentent 57,7 millions de dollars. On estime que le chiffre d'affaires de l'édition indienne est sur le point de dépasser les 10 milliards de dollars.

En valeur, le chiffre d'affaires de l'édition indienne est réalisé à 55 % sur les titres en langue anglaise, à 35 % sur les titres en hindi ; suivent ceux publiés en malayalam et en bengali. Les grands groupes développent de plus en plus de labels en hindi, la langue la plus parlée comme langue maternelle et qui devrait être comprise par plus de 80 % de la population en 2050.

Toutes langues confondues, le tirage moyen ne dépasse pas les 2 000 exemplaires.

Avec plus de 50 % de part de marché, les vendeurs en ligne Flipkart et Amazon sont les principaux canaux de vente d'ouvrages en anglais.

Dans l'Etat du Kerala, où l'on parle le malayalam, il existe un réseau de bibliothèques publiques particulièrement dense et puissant.

Les auteurs annoncés à Livre Paris

Du 20 au 23 mars, le public français pourra rencontrer des écrivains confirmés et de nouvelles voix de la littérature indienne.

Upamanyu Chatterjee

Shoba Narayan. - Photo DR/MERCURE DE FRANCE

Il s'est fait connaître en France avec Les après-midi d'un fonctionnaire très déjanté (Robert Laffont, 2007) et Nirvana, mode d'emploi (Joëlle Losfeld, 2007). En cours de traduction, La vengeance du carnivore (Robert Laffont, mars 2020) renoue avec le polar sur fond de clivage entre hindous et musulmans dans les années 1950.

Amit Chaudhuri

Poète, critique, chanteur traditionnel, cet écrivain installé à Calcutta a obtenu de nombreux prix littéraires. Ami de ma jeunesse (Globe, 2019) est son sixième roman publié en France.

Divya Dwivedi

Philosophe, elle vit à Delhi. Ses recherches portent sur la narratologie et la critique philosophique de la notion de race. Elle est éditrice du numéro de février 2020 de la Revue Critique (Minuit) consacrée à L'Inde.

Jacinta Kerketta

Cette jeune poétesse est aussi journaliste indépendante. Dans ses poèmes, elle dénonce les injustices commises à l'encontre des communautés Adivasis - dont elle est issue - et décrit leur résistance. Ses textes sont en cours de traduction chez Banyan Editions.

Aanchal Malhotra

Artiste, spécialiste de l'histoire orale, elle travaille sur le souvenir et la culture matérielle. Elle vit à Delhi. Remnants of a Separation : A History of the Partition through Material Memory, est en cours de traduction en français (Héloïse d'Ormesson, mai 2020).

Perumal Murugan

Professeur de littérature tamoule, il est l'auteur de onze romans et dix livres de non-fiction. Certains ont été traduits en anglais et tout récemment en français (Le Bûcher, Stéphane Marsan, janvier 2020). One Part Woman a reçu le prestigieux ILF Samanvay Bhasha Samman qui récompense le meilleur roman écrit en langue indienne.

Shoba Narayan

Auteure de quatre livres, elle écrit sur l'anthropologie de la nourriture, les voyages, la culture et l'identité. La laitière de Bangalore (Mercure de France, février 2020), est son premier roman traduit en français.

Prajwal Parajuly

Fils d'un père indien et d'une mère népalaise, il est notamment l'auteur de Fuir et revenir (Emmanuelle Collas, mars 2020) et de The Gurkha's Daughter, un recueil de nouvelles sélectionné pour le Prix Dylan Thomas.

Anuradha Roy

Romancière, éditrice et journaliste, elle est l'auteure de quatre livres traduits en français chez Actes Sud : Un atlas de l'impossible (2011), Les plis de la terre (2013), Sous les lunes de Jupiter (2017), Toutes les vies que tu n'as jamais vécues (2020).

Geetanjali Shree

Elle écrit des romans, des nouvelles et du théâtre en hindi. Maï, une femme effacée (Infolio, 2008) l'a propulsée sur la scène littéraire internationale. Après Une place vide (Infolio, 2018), Ret Samadhi (Editions Des Femmes, mars 2020) est le troisième de ses romans à être traduit en français.

Sanjay Subrahmanyam

Grand historien, polyglotte (12 langues), professeur au Collège de France, il est l'auteur de nombreux ouvrages. Cinq d'entre eux sont disponibles en français chez Alma : Vasco de Gama : légende et tribulations du vice-roi des Indes (2012), Comment être un étranger (2013), Leçons indiennes : itinéraires d'un historien (2015), L'éléphant, le canon et le pinceau (2015) et L'Inde sous les yeux de l'Europe (2018).

Shashi Tharoor

Diplomate, ancien ministre, député, il est l'auteur de documents comme L'Inde selon Modi (Buchet-Chastel, mars 2020) et de romans publiés au Seuil : Le grand roman indien (1993), Show business (1998), L'émeute (2002), Le sourire à 5 dollars (2005).

Jeet Thayil

Surtout connu comme poète, il est aussi l'auteur de romans. Après Narcopolis (L'Olivier, 2013), les lecteurs francophones vont pouvoir découvrir Mélanine (Buchet-Chastel, mars 2020) et Low (en cours de traduction chez Buchet-Chastel). 

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