Des parents s'opposent à l'étude du "Journal d'Anne Frank" à l'école | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 23.12.2019 à 12h56 (mis à jour le 23.12.2019 à 13h01) Allemagne

Des parents s'opposent à l'étude du "Journal d'Anne Frank" à l'école

Anne Frank vers 1941. - Photo DR

Le journaliste allemand Tim Mönch a raconté sur son compte Twitter que des parents d'élèves d'une classe située dans les Monts Métallifères (Saxe) avait refusé que leurs enfants étudient le Journal d'Anne Frank.

Les parents d'élèves d'une classe des Monts Métallifères (Allemagne) ont refusé que leurs enfants étudient le Journal d'Anne Frank en préparation d'une sortie au camp de Buchenwald comme l'explique le journaliste Tim Mönch sur Twitter, après avoir déclaré que "la pensée néo-nazie est profondément enracinée dans la société dans la région de la Saxe".

Les parents d'environ un tiers des élèves de cette classe justifient leur décision par le fait que le Journal d'Anne Frank serait "obsolète" et "ne présenterait qu'une seule version de l'Histoire". De plus, la lecture du journal de la fillette morte dans le camp de Bergen Belsen en 1945 "ne permettrait pas de savoir si tout s'est passé comme ça à l'époque". Ces parents remettent en cause par la même occasion l'obligation de la sortie commémorative au camp de Buchenwald.



Néanmoins, l'enseignante défend auprès des parents sa décision de lire le livre avec la classe et d'aller à Buchenwald. Plusieurs d'entre eux ont probablement annoncé qu'ils allaient s'en plaindre à la commission scolaire "mais il est également important de mentionner que certains parents se sont opposés avec véhémence aux demandes des autres" relate Tim Mönch.

Dans ce territoire proche de la République Tchèque, le parti d'Extrême-droite, AfD, est arrivé deuxième des élections régionales, faisant ainsi entrer 15 conseillers au parlement.

Le 9 octobre dernier, en pleine fête de Yom Kippour, un militant d'extrême-droite de 27 ans avait tenté de pénétrer dans une synagogue de la ville de Halle (Saxe-Anhalt) après y avoir jeté des cocktails Molotov et des grenades. La fusillade a coûté la vie à deux personnes. Au cours de son interrogatoire, le tireur avait reconnu les motivations antisémites de son acte. Cet attentat, avait ajouté Josef Schuster, le président du Conseil national des Juifs en Allemagne, “a cruellement confirmé toutes nos mises en garde contre un extrémisme de droite croissant et de plus en plus violent”.



 
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